mer 5 sep 2007
Valentino tire sa révérence
05 09 2007Valentino Garavani, dont on ne retiendra que le prénom, a fait le mardi 4 septembre ses adieux au monde de la mode. C'est un grand nom de l'élégance, du glamour italien et de la haute couture qui se retire. Celui dont le rouge était la couleur de prédilection, celui qui en 45 ans de carrière a habillé les plus belles stars hollywoodiennes et qui était parvenu à faire perdurer son style ultra classique à travers les années, a décidé de céder la place aux jeunes lions de la mode.

Le départ de Valentino, beaucoup s'y attendaient, mais le couturier italien avait surpris les observateurs lorsque, lors des trois jours de fête célébrant les 45 ans d'existence de la maison Valentino, le maître des lieux était resté mué à ce sujet. A 75 ans, Valentino a choisi d'annoncer son départ quand bon lui semblait : plus qu'une collection prêt-à -porter présentée en octobre à Paris et un défilé Haute Couture et il s'envolera vers d'autres cieux, d'autres projets.
On retiendra de Valentino :
- Ses robes du soir galbant les silhouettes féminines comme jamais, tout en respectant les lignes du glamour et de l'élégance.
- Ces stars, de Sophia Lauren à Audrey Hepburn en passant par Kate Blanchett, qui ne juraient que par Valentino lorsqu'il s'agissait d'apparaître sur un tapis rouge.
- La constance, en dépit des modes et des tendances qui agitaient les saisons : le maître est toujours resté fidèle à son esthétique emprunt de classicisme intemporel.
- Le rouge, qui montait sur le podium des trois couleurs devant dominer un vestiaire féminin, entre le noir et le blanc.
- Du glamour, encore et toujours, une pause dans l'espace temps faite de toilettes somptueuses et d'imageries luxueuses.
Si le public nostalgique jette des regards en arrière, en se souvenant des moments forts de la carrière de Valentino, d'autres sont déjà à la quête de son successeur. Car si Valentino Garavani a décidé seul de prendre sa retraite, le groupe Permira, propriétaire de la maison de couture, ne l'a pas retenu. En effet, les actionnaires de ce fond d'investissement anglais qui possèdent déjà Hugo Boss, Missoni, Marlboro Classics et 45 % des parts de Proenza Schouler, désiraient rajeunir la griffe Valentino. Ils veulent opérer un tournant décisif et faire évoluer l'image de Valentino, lui donner une orientation plus commerciale, afin d'investir de nouveaux marchés à l'international et de développer de nouvelles lignes.
La course à la succession est donc ouverte : qui remplacera le grand couturier italien ? Quelques noms ont d'or et déjà filtré, on parle de l'ancienne directrice artistique de Gucci, Alessandra Facchinetti, mais aussi de Giambattista Valli, Stefano Pilati et du duo Jack McCollough et Lazaro Hernandez qui compose Proenza Schouler… Le choix sera fait bien assez tôt, en attendant profitons des deux collections à venir de Valentino pour se délecter d'un univers certes classique, mais qui confère à la mode aura et grandeur…
Par Coco dans Actualité - Laisser un commentaire - 1

www.flickr.com/photos/mar...
Sa fait deja plusieurs fois que j'entends des remarques sur le system de l'argent dans le monde de la mode !
D'ailleurs la premiere fois que j'avais entendu ce genres de remarques .... c'etait de la bouche d'Anna Wintour ... elle disait que la mode devenait trop commercial ... si Anna le dit .... c'est que c'est vrai !
Ensuite il y a quelques moi ... une journaliste disait que c'etait dommage que les jeunes créateurs anglais etaient racheter par des grands groupes ... car il perdait leurs sens artistiques !
Je te repose la question , qu'en penses tu ?
Quand on voit Galliano .... personnelement j'ai pas cette impression mais bon .... je m'appel pas coco !
Comment ne pas rendre hommage au Maestro Valentino, son élégance classique, le rouge, les grands noeuds que seul lui et Monsieur Saint Laurent savaient placer sans mauvais goût...
Personellement, je retiendrai la robe Valentino que Julia Roberts portait pour recevoir l'Oscar pour son rôle dans Erin Brockowich. Un merveille de simplicité.
Par ailleurs comme tu le dis le cas Galliano refute toutes les thèses de "collection commerciale", a moins que ca le soit à sa manière...
merci d'avance
Enfin sérieusement je le regrette, je trouve que les collections Valentino sont différentes depuis qu'il est parti, je ne reconnais plus ma (presque) maison préférée....
c'est un peu dur en ce moment d'ailleurs niveau créateurs de talents qui s'en vont, entre McQueen, Galliano et Decarnin, manquerait plus que Karl Lagerfeld s'en aille aussi...
Faut pas abuser, c'est comme Jitrois qui n'arrete pas de faire des liftings... Il n'y a pas de mesure chez les gens de la mode.
Faut pas abuser, c'est comme Jitrois qui n'arrete pas de faire des liftings... Il n'y a pas de mesure chez les gens de la mode.