jeu 20 sep 2007
Kate Moss de nouveau chez Colette
20 09 2007Le concept store de la rue Saint Honoré ne pouvait sûrement pas passer à côté de l'occasion. Kate Moss et Topshop, c'est le genre de duo gagnant qui attire du monde, et retrouver les pièces de la collection de Kate pour le géant british sur les étalages de la boutique parisienne était donc prévisible et c'est ce que l'on regrette… Car Colette n'est-elle pas le fer de lance de l'avant-garde, de la découverte, de la promotion de jeunes designers talentueux et de la branchitude en boite ?

Le serpent de la hype attitude se mord la queue. Que le premier opus de cette collaboration entre la mannequin et le H&M d'outre-Manche ait suscité l'attention, cela tombe sous le sens. Que l'événement fût médiatisé et rendu select de par l'exclusivité Colette, cela aussi rentre dans un processus bien huilé, qui rend encore plus désirable ce qui l'est déjà .
Là où le bât blesse, c'est lorsque la qualité n'est plus au rendez-vous, que l'effet de nouveauté est passé et que l'on tente de nous refaire passer un met tiède. Kate Moss styliste, cela ne pose aucun problème, mais lorsqu'on voit le dressing plus que moyen - en tout cas en rien transcendant - qu'elle a imaginé pour la saison, et que ce dernier est plébiscité par ledit temple de la mode parisienne, on se dit que le marketing a bien fait son œuvre au détriment de la conscience fashion.
Colette se fait le relai d'un non-évènement et c'est bien dommage. Alors que l'on attend de ce genre de lieu une ouverture éclairée, un regard sans tabou, on nous donne du branché politiquement correct. La boutique va-t-elle vers la facilité, vers le buzz évident et sans surprise ? Ce qui aurait été "in", eut été de passer la main, de surprendre par un refus, de nous dénicher une vraie nouveauté, quelque chose qui donne envie de faire la queue pendant des heures, de provoquer un peu d'euphorie, et non d'être un banal relai médiatique…
Par Coco dans Actualité - Laisser un commentaire - 0

Assez triste somme toute...
Par contre, j'ai eu du mal à ne pas acheter mon énième April 77.... Aaargh...