jeu 18 oct 2007
Mariacarla Boscono
18 10 2007Brune ténébreuse et intello, égérie de Riccardo Tisci, férue de voyages et addict au vintage, le top model Maria Carla est connue dans le milieu pour son caractère bien trempé, son sens de l'humour inoxydable et son charme rock-électro.

A 26 ans, la belle Italienne qui débuta dans les années 2000 n'a rien perdu de son aura charismatique qui fit d'elle un top en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. En effet, lors des dernières présentations printemps/été 2008, elle ouvrit plusieurs défilés haut de gamme, avec entre autres Yves Saint-Laurent, Hermès, Etro, Missoni et Givenchy…
Plus Antigone qu'Ismène, Maria Carla ne s'était jamais rêvée reine des podiums. Son corps mince - presque maigre - et son visage lunaire n'étaient pas du goût de ses camarades, qui la surnommaient - plus ou moins gentiment - Olive. La jeune fille n'avait absolument pas conscience du potentiel de beauté qu'elle recelait.
Maria Carla Boscono est née le 20 septembre 1980. Ses parents, tous deux Italiens, vivent alors en Thaïlande, mais décident de rentrer afin que leur fille voit le jour en Italie, à Rome. Cependant, le travail du père de Maria Carla va emmener sa famille aux quatre coins du monde. C'est ainsi aux USA que la petite fille fera ses premiers pas, où elle passe quelques années. Cependant ses parents veulent qu'elle connaisse ses racines, et reviennent donc vivre en Italie, mais pas pour très longtemps, car Maria Carla a neuf ans lorsqu'elle et sa famille s'envolent vers l'Afrique.
C'est près de Mombasa, dans une immense maison, que la timide jeune fille va passer une partie de son adolescence. C'est un moment de sa vie qui restera à jamais gravé en elle comme un épisode fantastique, exotique et unique. Elle palliera à sa solitude en adoptant un petit chien et un iguane…

C'est seulement à 17 ans qu'elle revient à Rome. C'est une période où elle a du mal à s'accepter. Elle se réfugie derrière le look gothique et essaie de passer au-dessus des quolibets de ses camarades qui se moquent de cette grande fille dégingandée au visage pâle. C'est pourquoi lorsque lors d'un dîner, un ami de ses parents - photographe de son état - lui propose de faire des photos, la jeune fille croit qu'il se moque d'elle. Elle commence par décliner son offre. Cependant sa mère qui croit très fort en sa fille, la pousse à le contacter.
Maria Carla fait les photos et sa mère les envoie dans différentes agences. Entre temps, Maria Carla fait un gros travail sur elle-même afin de sortir de ses angoisses d'adolescente et de gagner un peu confiance en elle, et cela grâce à sa mère qui lui montre comment cultiver son propre look, comment s'enrichir intellectuellement, comment se faire confiance…

Dès lors, Maria Carla écoutera vraiment ses envies et se créera un style bien à elle, fait de robes vintages et de toilettes féeriques chinées dans les friperies romaines ou londoniennes. Elle a besoin que les vêtements qu'elle porte aient un passé, une histoire, ensuite elle les interprètes à sa manière, un brin rock and roll électro, mais toujours élégante. Elle affectionne tout particulièrement le fait de choisir une robe du soir ou de cocktail des années 50, ou même une dénichée dans les malles de sa mère, et de la porter de jour avec de gros collants et un large chandail…
Les clichés envoyés retiennent l'attention des agences et Maria Carla commence sa carrière sur les catwalks milanais. Sa façon de marcher, très hachée, devient sa marque de fabrique et permet de la reconnaître facilement. Cependant, la jeune fille est arrivée dans le monde du mannequinat sans en avoir rêvé, et surtout sans s'y être préparée. C'est pourquoi elle n'a ni book, ni clichés à présenter aux agences qui après l'épisode de Milan cherchent à la rencontrer… C'est alors que Piero Piazzi, un photographe-booker qui a travaillé avec Naomi Campbell, décide de prendre Maria Carla sous son aile et de lui ouvrir les portes du Graal.
Nous sommes en 2000 et le visage de la jeune romaine ne passe pas inaperçu. Son aura cérébrale et sa silhouette diaphane laissent présager un avenir radieux. Elle finit ses études et décide d'aller passer un mois à New York afin de décrocher des contrats. Elle n'en repartira pas. Elle trouve dans l'effervescence new-yorkaise quelque chose de particulier, une énergie qui lui correspond parfaitement et qui lui donne la possibilité de s'épanouir. Elle trouve une agence, DNA, au sein de laquelle elle se sent bien.

Dès lors, elle vit le quotidien comme une perpétuelle découverte. Elle ne s'angoisse pas des castings, elle y voit l'opportunité d'y rencontrer des personnes toujours différentes et d'élargir son horizon. Elle dira qu'elle essaie d'imprimer, de saisir tout ce qui se passe autour d'elle, d'apprendre et de comprendre le maximum de choses, car la vie passe trop vite.
Elle a conscience de sa chance et tente de communiquer cette sorte de reconnaissance qu'elle éprouve envers sa bonne étoile, en diffusant bonne humeur et gentillesse autour d'elle. Elle ne sort ainsi jamais d'un shooting sans avoir salué les techniciens et ceux qui oeuvrent dans l'ombre. C'est sa personnalité hors du commun - faite d'humanisme et de mystère - qui ont fait d'elle un mannequin à part, plébiscité et aimé du milieu.

De plus, sa capacité à incarner de multiples émotions, à paraître différente selon les envies des créateurs, à dégager tel ou tel sentiments, lui fait décrocher en 2001 quatre campagnes de publicités et pas des moindres : Chanel, Armani, Calvin Klein et Roberto Cavalli. En 2002, elle défile de plus en plus et pose également pour Dior, DKNY, Jean Paul Gaultier, Lagerfeld, Marc by Marc Jacobs, Michael Kors, Moschino et Versace.
Depuis 1997, elle est la muse et amie du créateur Riccardo Tisci, styliste de Givenchy, qui est rapidement tombé sous son charme. Depuis plus de dix ans, leur alchimie n'a jamais cessé de fonctionner… Elle sera d'ailleurs en 2005 le visage de la campagne de Givenchy. La même année, elle remplace au pied levé Kate Moss pour la campagne H&M.
La belle et gracile Italienne est présente à chaque saison sur une pléthore de shows, ce qui ne l'empêche pas de cultiver son art de vivre. Elle adore cuisiner pour ses amis, aime prendre le temps de lire et d'aller au théâtre. Elle décide également d'assouvir sa passion et de suivre des cours d'art dramatique. Elle y révèlera un véritable talent de comédienne. En 2006, elle incarne Solange dans "Les bonnes" de Jean Genet.
La petite fille timide d'Afrique a laissé la place à une jeune femme qui fait de chacune de ses apparitions une surprise : elle se teint en blonde platine ou arbore des looks totalement différents selon son humeur, extravagants mais jamais trashs, en tout cas toujours élégants. Le "ouistiti" - comme on la surnomme - affectionne les looks bohêmes, les costumes vintages et les associations anachroniques. D'ailleurs, les friperies de Rome la connaissent bien et lui réservent systématiquement toutes les jolies pièces qui leur parviennent. La seule chose qu'elle ne chine pas, ce sont les chaussures. Pour cela, elle fait confiance à Manolo Blahnik, Lanvin et YSL…

Hormis sa passion pour le théâtre, la cuisine et le vintage, Maria Carla est un véritable globe-trotter. Son enfance la prédisposait à avoir le goût du voyage et cela ne s'est pas démenti. Elle a ainsi traversé le Vietnam et parcouru la Mongolie, tout en assouvissant en même temps son désir de trouver des vêtements ayant un passé. Car dans ces pays, comme elle le déclare, on n'achète pas une jupe dans une boutique, mais à quelqu'un qui l'a porté ou confectionné…
Maria Carla vit toujours à New York, d'où elle gère sa carrière d'une main de maître. Cela fait plus de sept ans qu'elle est au top, tout en savourant la vie au jour le jour…
Par Coco dans Les Mannequins - Laisser un commentaire - 0
Si certains trouvent qu'elle n'as rien d'extraordinaire physiquement , moi l'impression qu'elle me donne c'est d'avoir une vrai personnalité avec quelques choses a raconter , des choses qui viennent de l'interieur ... qui se ressentent a l'exterieur ! Elle doit etre tres interressante comme personne aussi bien personnelement que professionelement parlant !
je suis ivoirienne et mon rêve est de devenir top modèl.
je voudrais savoir si vous avez des agents qui recrutent des filles pour faire d'elles de futures top modèl.
merci
c pr kan ? c la meilleur et elle merite sa place ici
Elle est mieux en brune
PS : Une brune qui a du chien sur les podiums c'est pas courant, et ca fait du bien de temps en temps !
Elle a un charme fou : elle est froide et en même temps on l'a sent volcanique.
J'ai trouvé Mariacarla Boscono fraiche et vraiment très belle dans le dernier défilé Louis Vuitton :
http://www.style.com/slideshows/2010/fashionshows/F2010RTW/LVUITTON/RUNWAY/00200m.jpg
Par contre je n'ai pas aimé sa dégaine gothique dans le défilé automne/hiver 2010-2011 de Givenchy
http://www.style.com/peopleparties/modelsearch/person133/slideshow?iphoto=3