lun 7 jan 2008
Jennifer Connelly chez Balenciaga
07 01 2008Peu de temps après le dernier défilé Balenciaga, et alors que les doutes que ses cocons fleuris avaient suscités auprès des observateurs planaient encore, Ghesquière était parvenu à parer Jennifer Connelly de l'une de ses toutes dernières créations, où imprimés floraux et laçages androïdes se mêlent le plus conceptuellement du monde. Dès lors, on aurait pu se douter que la belle y avait quelques intérêts…

Jennifer Connelly n'est pas connue pour ses choix avant-gardistes en matière de mode. C'est pourquoi certains se sont étonnés lorsqu'en octobre dernier, elle choisissait de mettre à l'honneur sur les tapis rouges le travail de Nicolas Ghesquière. À la lumière d'aujourd'hui, on réalise que loin de résulter d'une prise de position personnelle, le dress code de la jeune femme annonçait en filigrane son futur rôle d'égérie de la griffe.
La campagne Balenciaga printemps-été 2008 met donc en scène une Jennifer Connelly plus inaccessible que jamais, apparemment figée par quelques ondes intersidérales, à mille lieues de l'appropriation fashion. L'effet est glaçant et quelque peu navrant… On ne peut que regretter que Nicolas Ghesquière n'ait pas jugé bon de décomplexer ses modèles en leur apposant une gestuelle désinvolte et naturelle, qui les aurait à coup sûr rendus plus désirables. Car si ses robes tycoons et ses sandales néo-gladiators, nous ont subjugués dès leur apparition sur le catwalk, il ne faudrait pas pousser le vice jusqu'à les rendre esthétiquement toujours plus parfaites, mais surtout foncièrement importables.
Si les défilés sont faits pour être admirés, les campagnes de publicité devraient nous donner les clefs permettant de se saisir du vêtement et de le sortir de la naphtaline luxueuse d'un 34 de podium. Il eut fallu pourtant de peu de choses, comme nous le démontre la série mode du Vogue anglais de février (où Daria Werbowy porte du Ghesquière : voir l'image), pour que la rigidité des courbes se fasse rock et que les fleurs satinées s'ourlent d'un reflet sobrement vintage, le tout générant un résultat infiniment plus flatteur que celui obtenu pour la campagne officielle…
Il n'est donc pas dit que Nicolas Ghesquière, en dépit de son génie avéré, parvienne une fois de plus à transporter le cœur des fashionistas. À moins que le buzz ne se situe au niveau des accessoires…
Par Coco dans Actualité











Je suis toujours pas convaincu par la collection du défilé, mais la photo est super dans l'air du temps, et en phase avec l'image de la marque!! non??
Les photos presentes au dessus sont pour la prochaine campagne ?Oh non ....decidement rien a voir avec la collection de cet hiver ! Autant je ne crains pas les vetements que j'adore les chaussures mais en revanche la campagne ne m'emballe pas du tout ! Et d'accord avec toi sur la photo du Vogue Anglais !
Sinon que penses tu de la campagne Lanvin ????
Amusant, la robe et les chaussures font terriblement envie avec Daria, et ressemblent à un costume de théâtre en carton pâte sur Jennifer. Une campagne de pub ratée...
quel drôle de choix,jennifer Connely,j'aime pas tellement les robes,ni la campagne.....
J'aime bien cet article, il est pertinent, je trouve (comme souvent).
Pour moi, rien à faire ces chaussures je n'accroche pas...mais les tenues, j'ai eu un coup de foudre, et je les aime de plus en plus chaque jour. Quant aux campagnes de pub, bravo encore pour cet avant-guardisme "balenciag-in", plein feux sur le produit et tous les détails subjuguants qui le parent, sans autre artifice autour. Chapeau^^