lun 25 fév 2008
Le manifesto d'YSL
25 02 2008En octobre dernier, c'est avec un plaisir mêlé de stupéfaction que les Parisiennes ont reçu - en même temps que leur journal Métro - un magazine signé par l'une des plus grandes griffes de luxe, et illustré par le mannequin le plus coûteux du globe. YSL et Gisèle Bundchen présentaient en effet la nouvelle collection de la marque sur un support inattendu et tissé de bonnes intentions. Pour la saison printemps-été 2008, Stefano Pilati a décidé de récidiver. Distribution prévue le 27 février, jour du défilé YSL…

Entre papier recyclé et concept plus populaire qu'élitiste, le styliste de la maison Yves Saint-Laurent s'inscrit dans la droite ligne du fondateur des lieux, qui n'avait pas hésité à son époque à bousculer les codes en faisant défiler pour la première fois une mannequin noire sur les podiums.
Stefano Pilati, à son tour, dérange les us et coutumes du milieu, car loin d'officier uniquement au cœur des parutions de papier glacé destinées à un public féru de mode, il a choisi pour la seconde fois de placer son travail à la portée de tous (enfin presque tous). Aux antipodes des invitations triées sur le volet et des tarifs pratiqués dans le milieu du luxe, le manifeste (qui fait état de la dernière collection YSL) est gratuit, et est offert sans distinctions aux passants.
Le concept a néanmoins ses limites. En effet, le journal - version hype de la campagne de publicité - n'est diffusé que pendant les fashion weeks (New York, Londres, Milan et Paris), et sa distribution est ciblée en fonction des endroits branchés à séduire. Si Stefano Pilati avait été au bout de son idée, il aurait élargi son tirage, faisant ainsi bénéficier de son altruisme une sphère plus large que le microcosme parisien… Cela dit, le concept est novateur, et s’il n'est qu'une énième version d'un snobisme plus ou moins avéré dont fait preuve le monde de la mode il est néanmoins intéressant, et vient certainement d’une bonne intention.
Pour l'opus été 2008, Kate Moss succède à la liane brésilienne. Derrière les objectifs, on retrouve le duo Ines van Lamsweerde et Vinoodh Matadin, qui avait déjà officié lors de la première parution. Le résultat est léché, lumineux, à la fois esthétique et sobre. Kate Moss - toute frangée de blond - y est intemporelle et plus charismatique que jamais.
Si vous voulez admirer la frêle brindille british shootée et siglée YSL, version périodique gratuit, il faudra arpenter les avenues parisiennes le mercredi 27 février. Avec un peu de chance, vous pourrez feuilleter les 20 pages les plus « In » du moment, et ensuite faire monter les enchères sur Ebay…
Par Coco dans Actualité











Quelques de ces photos sont passé dans le dernier VOGUE,non ?
Idée de dingue ... j'imagine assez la situation dans les rues de Paris ! lol
ah cette Kate Moss, la classe incarnée....
félicitations pour la citation de ton excellent blog sur le "i love fashion" du Figaro.
un succès amplement mérité bravo !
Mouais,effectivement,c'est dommage que ce genre"d'événement" ne se passe que dans la capitale....
En ce qui concerne le photos,je les trouves trés réussies....ce tailleur noir est tout simplement SUBLIME
Je l'ai!
Trouvé dans le RER, quel gâchis pour celui qui l'a laissé, en tous cas moi, ca m'a réjouie.
Moi je l'ai eu mercredi chez Colette.
La collection est sublime et Kate aussi :-)
HAAN TRES CLASSE ^^