lun 23 juin 2008
Burberry - Collection Homme printemps 2009
23 06 2008Christopher Bailey serait-il notre nouvel Hedi Slimane ? Après avoir découvert la collection printemps 2009 de Burberry la question ne peut que nous effleurer, tant le vestiaire masculin de la griffe londonienne - défilant à Milan - est susceptible de séduire la gent féminine…

Si la collection de Christopher Bailey est une ode au style de feu Derek Jarman (réalisateur anglais subversif) et que l'ensemble est plus mélancolique que printanier, elle ne peut qu'interpeller et séduire les femmes. Si bien que si les modeuses ne regardent plus que de loin ce qu'il se passe lors de la fashion week homme (depuis que Slimane n'est plus là pour les faire pénétrer dans les boutiques Dior Homme), Christopher Bailey pourrait bien inverser la tendance.
En effet, cette collection (qu'il décrit comme étant composée de "classiques chiffonnés", tels autant de basics ayant déjà vécus, et qui sont donc désormais porteurs d'une patine flatteuse) a tout pour séduire la femme, qui sait d'ores et déjà que l'hiver prochain sera celui de l'androgynie revisitée.
Ainsi, les cardigans loose dégoulinent le long des torses, tandis que les blazers avachis par le temps ont perdu de leur rigidité arrogante. Seuls les pantalons au pli marqué, soit cigarettes ou larges, ont conservé l'éclat de la pièce neuve. Les gris charbon, anthracite, pierre et souris sont parfois illuminés par un lin couleur étain ou par le blanc sali d'une broderie anglaise. La palette de couleurs (issue d'un jour de pluie dans le Kent) et les coupes floues des costumes esthétisent la rêverie mélancolique de Bailey en parvenant à faire naître de la tristesse ambiante une certaine sensualité.
Ici, l'homme n'est ni caricaturé, ni singé. On ne nous présente pas un apollon huilé en costard cousu de testostérone, mais un personnage perdu dans les tourmentes de l'existence, et dont se dégage une certaine élégance, entre nonchalance et vestige d'un passé heureux.
Au final, la sobriété des looks et la justesse des pièces (mises en valeur par des modèles à la fragilité adolescente) nous séduisent entièrement. A une époque où la frontière entre les deux sexes a volé en éclat, certaines collections Homme sont encore plus désirables que celles - parfois trop ouvertement glamour - destinées aux femmes. Ainsi, la prochaine fois que nous approcherons d'un corner Burberry, nous pourrions fort bien bouder les mini fourreaux turquoises au profit d'un blazer vieilli, d'un gilet oversize ou d'un marcel ultra loose, le tout au rayon homme…
Par Coco dans Actualité - Laisser un commentaire - 2

C'est joliment ecris mais c'est surtout ce que je préfere dans la mode masculine... ce paragraphe exprime le pourquoi du comment je n'aime pas la mode italienne ( apollon huilé en costard cousu de testostérone - tout ce que reprensente Versace a mes yeux) !
Je crois que je viens de me réconcilier avec Burberry moi.
J'aime pas non plus la mode italienne, qui se ressemble tellement de saisons en saisons, mais il faut reconnaitre que quelques items de chez Gucci ne manquent pas de charme..
Bon deja s'il est sucseptible de porter des vetements de chez Burberry ... on peux le juger de "bon parti" ! hi hi
Le rock dans les campagnes, les castings (les mannequins trouvés par hedi dans la rue, groupes etc), les proportions. Burberry devrait lui verser des royalties.