mer 27 aoû 2008
Rei Kawakubo pour Louis Vuitton
27 08 2008Cet automne, la créatrice de la griffe Comme des Garçons - Rei Kawakubo - a décidé de faire le grand écart entre les genres : après avoir dessiné une ligne éphémère pour H&M, elle signe désormais une collection capsule de sacs pour Louis Vuitton…

Anticonformiste, Rei Kawakubo l’est toujours. Cela ne l'empêche pourtant pas de tenter des aventures allant du mass market à la maroquinerie haut de gamme. Cependant, si sa collaboration avec H&M relève plus du coup de pub que du coup de cœur, il en va tout autrement de son association avec Louis Vuitton. La créatrice évoque ainsi avec émotion ses premiers souvenirs concernant la marque…
C’était il y a trente ans, lorsque celle-ci s’installa au Japon, rendant le luxe français accessible à toute une génération de jeunes femmes. La qualité, le savoir-faire et la symbolique de la griffe au monogramme ravirent alors définitivement le cœur de la jeune styliste. En dépit de n'avoir jamais possédé un article Vuitton, elle a ainsi toujours placé la marque sur un piédestal.
C’est pourquoi lorsque l’idée d’une collaboration Comme des Garçons/Louis Vuitton germe entre Marc Jacobs et Adrian Joffe (le mari de Rei Kawakubo), celle-ci est séduite par le concept, en dépit de posséder un univers diamétralement opposé à celui de la griffe française. Elle allait en effet pouvoir replonger dans ses souvenirs et apposer à ces basics du luxe un peu de sa touche personnelle.

Après avoir collaboré étroitement avec Takashi Murakami et Richard Prince lors des dernières éditions 'arty' du monogramme, Marc Jacobs laissa cette fois-ci Rei Kawakubo seule maître à bord.
Cependant, bien qu’ayant carte blanche, la styliste ne s’est pourtant pas lancée dans une interprétation complètement déjantée des produits Vuitton. Bien au contraire, on sent dans les six pièces constituant la collection une créativité maîtrisée, tout en finesse, honorant les classiques de la griffe. D’ailleurs, Rei Kawakubo n’a pas désiré modifier le monogramme, qui pour elle équivaut à une véritable madeleine de Proust.
Les fruits de cette collaboration (en édition limitée) ne seront malheureusement pas ou peu distribués en France, ceux-ci étant destinés au Japon, afin de célébrer le trentenaire de la marque sur le sol Nippon. Dommage, car le speedy mutant à anses multiples est bien plus intriguant et savoureux que le monogramouflage de Murakami...
La collection Louis Vuitton by Rei Kawakubo compte six pièces dont deux rééditions, deux classiques revisités et deux sacs du soir. Elle sera en vente à Tokyo du 4 septembre à la mi-décembre, dans la boutique éphémère du 5-12-3 Minami.
Par Coco dans Actualité - Laisser un commentaire - 0

En effet,,je trouve que les contrefaçons ont vraiment ternies l'image que pouvait avoir Vuitton,
D'autant plus qu'on les a retrouvées bien évidemment associées à un mélange de vulgarité sans nom.
Enfin tou ça pour dire,que Vuitton,j'accroche plus trop,même si ca reste peut être un basique(oula je me contredis,je suis un peu schizophrène en ce qui concerne les sacs en ce moment..)Mais en l'occurence je trouve que cette collaboration n'a vraiment rien d'exceptionnel...
L'association "poulettes vulgaires/knock-offs de Canal Street" Ã Vuitton se fait automatiquement.
Dommage. On n'y croit plus.
Reste que Kawakubo fait tout de même du super travail.
Les toutes dernières créations m'avaient donné l'impression que la maison tentait de se défaire de sa légendaire toile mais au vu de ces exemplaires, je pense que je m'étais trompée. En même temps, je ne peux m'empêcher de croire que Vuitton sans le canvas monogrammé serait comme Lacoste sans le croco.
Et même le talent de Rei Kawabuko n'y peut rien, même si les idées sont bonnes, il faudrait déjà revoir l'habillage avant de s'occuper de la forme.
Le luxe c'est aussi le rare, le beau, l'éphémère (bien au delà souvent des valeurs matérielles qu'on peut lui conférer) et Vuitton reprèsente tout sauf cela de nos jours!
Un sac a beau coûter plusieurs milliers d'euros, il lui arrive de n'avoir de luxueux que le prix! et c'est bien trop souvent le cas chez LV.
D'ailleurs cette histoire de tradition n'est ce pas un coup marketing.("Un esprit qui se serait dilué dans des boutiques trop grandes" Elle avait sniffé l'intérieur d'un sac LV avant de donner cette interview? lol)
Rei chez h&m (mass market pour démocratiser le concept Comme Des Garçons?) , puis chez Vuitton...(Mass market du luxe pour faire entrer "CDG" au panthéon des designers "bankable"?)
Tradition ou pas, je pense qu'une page doit être tournée.