mar 9 sep 2008
Défilé Proenza Schouler - Printemps/été 2009
09 09 2008Eighties quand tu nous tiens... À l’image de nombreux designers new-yorkais, le duo Proenza Schouler s’est laissé enivrer par les réminiscences des années 80. Moins transcendante que par le passé mais néanmoins non dépourvue de coups d'éclat, la présentation Proenza Schouler nous livre un vestiaire en deux temps…

Nous ayant plus habitués aux collections chic et conceptuelles qu’à la rigueur commerciale, les Proenza Schouler ont surpris leur auditoire en scindant leur show en deux parties, l’une se posant en fer de lance de la nouvelle saison, l’autre se montrant beaucoup plus pragmatique.
Sculpturales, hiératiques, entre Jerry Hall et Madonna, les mannequins arborent taille haute et carrures démesurées. Ces dernières, comme ourlées d’un excédent de matière, surdimensionnent une silhouette déjà extrêmement dominatrice. La palette de couleur se conjugue également aux goûts des eighties : elle est dominée par le noir & blanc, tout en étant parfois entrecoupée d’un total look violet ou surmontée d’un détail flashy.
Par ailleurs, que ce soit les vestes longues floues, les combinaisons ceinturées ou les boléros sexy, tous sont zippés de vinyle et épaulés. Ces pièces composent la première partie de la collection, servant à priori à en poser les codes. Cependant, à la suite de cette mise en bouche relativement prometteuse, nous aurions aimé être mis en orbite par une succession de looks s’éloignant de la citation première, comme savent si bien le faire Jack McCollough et Lazaro Hernandez. Espoir déçu : au lieu de continuer crescendo, la collection stagne…

Certes, elle est encore émaillée de petites pièces fortes tel ce micro bustier en cuir dévoilant le nombril (comme il se doit désormais, cf. Alexander Wang), ce bikini enluminé ou encore ces gants de cuir façon mousquetaire, mais l'ensemble - qui ne tranche ni franchement vers un prêt-à -porter évident, ni vers des produits flirtant avec le génie esthétique - laisse l’observateur entre deux eaux.
À la suite du show, seuls la combinaison zippée ayant ouvert les festivités, le rouge à lèvres Courtney Love et les carrures travaillées nous traînent dans la tête. C’est donc non rassasié que nous pensons déjà avec envie à la future collection automne/hiver du duo. En espérant que ce dernier aura d'ici là décidé de miser de nouveau sur sa créativité, laissant de côté l’aspect commercial de l’aventure…
©photo : Vogue Par Coco dans Les Défilés - Laisser un commentaire - 0

J'ai l'impression que les proenza schouler ont crée cette collection rien que pour elle, en nous laissant sur le carreau....
Mais peut être est ce tout simplement qe je suis réfractaire au style 80'...
Et en plus c'est un défilé printemps/été et les matières de certains vêtements me donnent tout sauf l'impression d'être agréables à porter! Limite on dirait du plastoc!
Et ouis la silhouette avec le bustier qui découvre le nombril c'est tout ce que je déteste! (désolé super tomate mais là on dirait qu'elle a piqué son bustier sur le tournage de Mad Max :p)
P.S : Change de copines! LOL