Défilé Nina Ricci - Printemps/été 2009

Possédant son propre champ lexical, Olivier Theyskens aime travailler ses thèmes de prédilection au fil des saisons. Son inclinaison pour l'esthétique edwardienne et sa propension à la mélancolie romantique sont ainsi plus que jamais les fils conducteurs de son podium estival…
Défilé Nina Ricci

34 passages, dont plus de 25 en robes longues derrière/courtes devant (concept qui semble avoir intéressé bon nombre de créateurs cette saison) : Olivier Theyskens s'octroie la liberté de travailler un modèle en profondeur, y diffusant une palette de teintes passées et focalisant l'attention sur la construction des tenues. Utilisant des découpes et volumes rappelant les costumes post-victoriens, ainsi que des mousselines éthérées et de la maille translucide, les créations Nina Ricci - inspirées de l'univers de la danse (dixit Olivier Theyskens) - se veulent plus romantiques que jamais.

Cependant, si les longues traînes insufflent aux silhouettes une certaine respectabilité princière, cela n'empêche pas les muses de Theyskens de porter court leurs jupes de devant, afin de dévoiler leurs longues jambes de ballerines diaphanes. Ces dernières oscillent alors entre minimalisme candide et surenchère de découpes, où les références à une ère révolue font autorité.

Par ailleurs, alors que les voiles de satin balaient le catwalk, de frêles ensembles short taille haute et débardeur fragile - inspirés des tenues d'entraînement des petits rats de l'Opéra - viennent dédramatiser la collection, lui apportant une touche de fraîcheur accessible.

Défilé Nina Ricci

Si l'humeur est à la féminité pastelle, Theyskens a néanmoins incorporé à son défilé ses fameux jodhpurs (qui pour l'été prochain se travaillent en découpes trompe-l'œil) ainsi que quelques atours masculins, comme la queue de pie. Sous ses doigts, ce dernier gagne en désinvolture racée, s'harmonisant parfaitement avec le bleu poussiéreux d'un justaucorps ou les reflets goth' d'un cuir sombre.

Entre citations et mythologie personnelle, Olivier Theyskens tisse ainsi pour l'été à venir une romance éthérée, diaboliquement féminine et majestueusement poétique, peu encline au quotidien et entièrement pensée pour une femme en marge de la réalité. Il nous tarde désormais de contempler Eva Green dans l'une de ces toilettes qui semblent avoir été imaginées pour elle...


©photo : Vogue
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Par Lise Huret, le 29 septembre 2008 dans Défilés
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6 commentaires
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Tendance-ModeuseIl y a 8 ans
Bien aimé cette collection, les robes (avec la traîne justement) sont magnifiques
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Carla SIl y a 8 ans
Superbe mais complètement déconnecté, non ? Hormis à Cannes et aux oscars où porter du Nina Ricci ?
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Oh-tomate-hicIl y a 8 ans
Les robes sont sublimes, les autres silhouettes délicieuses, que du bonheur =D

Très constructive la remarque... xD
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sebIl y a 8 ans
en effet c'est super sympa ,originale cette idée de s'inspirer du monde de la danse..mais par contre meme si j'aime beaucoup la forme,je trouve la couleur de la deuxieme robe un peu spéciale...
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b2chooIl y a 8 ans
JE ne sais pas quoi penser de ce show!!!!
On reste dans le fil conducteur de Theyskens à savoir
poétique,dark avec un coté cendrillon mais cette fois-ci la sauce pour moi ne prend pas!!
n'empeche, je salue la créativité
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MAX &JANIl y a 7 ans
OLIVIER top !! comme toujours il ne cesse de nous susprendre!!!! Olivier ont t'adore ....des fans du Maroc xxxx
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