mer 28 jan 2009
Défilé Chanel - Haute Couture printemps/été 2009
28 01 2009Synonyme de manque d'inspiration chez certains, la page blanche ne semble pas effrayer Karl Lagerfeld, bien au contraire : le DA de Chanel déclare n’aimer rien mieux que ce papier vierge, porteur de mille possibles, et affirme s’en être fortement inspiré lors de la conception de la présente collection. Il nous livre en effet un défilé quasi monochrome, d’une délicatesse infinie...

Entre blanc colombe et ivoire, les premiers modèles arpentent gracieusement le catwalk. Point d’extravagance, si ce n’est leurs coiffes délicates (entre tiares et constructions aériennes) imaginées par Katsuya Kamo, le coiffeur virtuose japonais que tout le monde s’arrache.
D'ailleurs, même si la silhouette en A - s'accommodant de petites vestes épaulées au col sagement rigide - semble des plus classiques, presque prêt-à -porter, elle sonne parfaitement juste. On sent ici l’excellence des matières et l’attention du détail, générant l’envie de se transformer en riche héritière afin de pouvoir se glisser dans ces tailleurs élégamment minimalistes.
Le défilé monte ensuite crescendo : après avoir ouvert le bal avec de sages poupées de porcelaine en tenues de jour, Karl Lagerfeld nous livre des tenues de plus en plus ouvragées, faisant honneur aux petites mains de la maison Chanel.

Le monochrome devient ainsi prétexte à mille expérimentations maîtrisées de main de maître, transformant peu à peu la page blanche en pièce d'exception. Mêlant poésie, modernisme graphique et innovations techniques, Lagerfeld s’inscrit on ne peut plus intelligemment dans ce 21e siècle fragile et futuriste.
On note au passage la capacité des couturières de la rue Cambon à s’approprier les matériaux les plus insolites, tels que le cellophane ou les bandes plastiques, en les transformant en néo enluminures pour toilettes Haute Couture.
Par la suite le noir vient rejoindre sa teinte complémentaire afin de renouer avec le duo identitaire du sigle Chanel. Le blanc se structure ainsi de larges ceintures couleur réglisse (finement brodées d’une multitude de fines paillettes), tandis que quelques nœuds ébène hautement glitter se marient à des tenues ultra raffinées.

Les derniers passages honorent une Haute Couture à la quintessence de son art, axée sur le savoir-faire exceptionnel des maisons françaises. Vierge de toute esbroufe conceptuelle, la magie de cette collection se situe dans la délicatesse d'exécution, dans l'adéquation entre sobriété et excellence.
Et si le final s’est voulu plus moderne que fédérateur, qu’à cela ne tienne : Karl Lagerfeld est parvenu à coller à l’air du temps en proposant un vestiaire "anti bling bling", retournant aux sources de l’élégance. Décidément, sous ses doigts la Haute Couture parisienne semble bel et bien éternelle…
©photo : Vogue Par Coco dans Les Défilés - Laisser un commentaire - 0

J'ai aimé beaucoup ce défilé...meme si on vois un peu la meme chose partout.
Ce que j'ai le plus aimé c'est le contraste avec la couture de cet hiver très architecturale, très forte!
Celle ci est plus fraiche, on croirait un rêve!
Des toilettes d'une très grande pureté, indémodables et classiques!
Il nous montre du chanel different(car oui, c'est different de ce qu'il a fait avant même si vous ne le voyez pas)
et il prouve que la couture n'est pas morte!!!
Toutes les robes sont portables!!
Le concept de la mariée en pantalon rappele un peu le défilé couture 2001 ou il a mit en scène le pantalon mais de manière plus fragile alors que là , il est remis au gout du jour, de manière futuriste!!
Bien sûr, il yen aura toujours qui critiqueront le travail de Lagerfeld mais je pense qu'avec ce défilé, il nous fait rêver( la seule chose que l'on peut faire si on n'est pas cliente de couture)et nous prouve qu'un vêtement Chanel, c'est pour la vie!!!!
Élégant, raffiné avec un brin d'extravagance.
Un peu déçu du choix blanc si classique.
Pour le reste, c'est très Chanel by Karl Lagerfeld, et c'est là le souci.
On le connait trop par coeur!
Son défilé est esthétique, mais on aurait pu le prédire à l'avance. Tout noir et blanc. Silhouette structurée, Délicats détails coutures. Une seule paire de chaussure pour tout le défilé, etc...
Jadoooooooooooooooooooooooooooooooore !!
Karl est mon Dieu.
Sérieux.
Jle prirais genre à tout les soirs !
Vraiment.
Supeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerbe
j'aime plus que " mettons tous les imprimés qui existent dans la même tenue"