mar 3 fév 2009
Les mannequins frappées par la crise
03 02 2009Décidément, la crise n’en finit pas de modifier le visage du monde de la mode. Après les licenciements chez Chanel et la restriction du nombre d’invités au show Marc Jacobs, c’est désormais au tour de l’univers des mannequins de subir les conséquences de la récession…

On le croyait à l'abri, capable de subsister grâce aux nouvelles fortunes des oligarques… Pourtant, l’univers du luxe voit bel et bien ses budgets diminuer comme une peau de chagrin. Lorsque ce ne sont pas les annonceurs qui réduisent leurs apparitions dans la presse papier, ce sont les maisons de couture qui modifient le train de vie des modèles.
Pressenti lors des défilés printemps/été 2009 d’octobre dernier et confirmé lors de la semaine de la Haute Couture, le verdict est sans appel : les mannequins subissent de plein fouet les plans de rigueur que s’imposent les maisons. Le cachet des filles défilant a ainsi été réduit de moitié, tandis que l’on diminue leur nombre sur les catwalks…
Par ailleurs, le but étant de vendre au maximum, les griffes ont décidé de miser sur des mannequins plus commerciales, moins typées - et moins chères -, afin que leurs clientes puissent s'identifier à elles plus facilement. Dès lors, la composition du casting s’avère être une savante alchimie entre models lambda et têtes d’affiche, afin de conserver son image de marque tout en se faisant le plus accessible possible.

Réduction d’effectif, cachets amputés de 50%… l'Eldorado que représentait le mannequinat pour de nombreuses jeunes filles venues de l’Est ou d'Amérique du Sud risque bel et bien de se transformer en bourbier, d'autant plus que les adolescentes ne sont pas préparées à subir l’épreuve du téléphone muet. En outre, alors que jusqu'ici elles n'hésitaient pas à tout quitter pour ce métier, attirées par l'argent facile leur permettant d'aider leur famille restée au pays et de se préparer un avenir clément, la disparition de la manne financière risque de changer la donne.
Certaines mannequins affirment ainsi que cela ne vaut plus le coup, préférant quitter le milieu et poursuivre leurs études, tandis que d’autres - venues de pays où l’état de crise est permanent - jugent que ce qui se passe ici est encore loin d’égaler la misère de leur pays natal. Elles sont donc prêtes à travailler pour beaucoup moins...
Au final, les maisons seront-elles encore capables de payer des cachets astronomiques pour s’offrir la présence d'une Coco Rocha ou d'une Agyness Deyn ? Vont-elles mettre au chômage une horde d'adolescentes déracinées à qui l'on avait promis monts et merveilles ? Seul l'avenir nous le dira. Une chose est sûre : ces derniers temps, mieux vaut être à l’Essec que bookée chez Elite...
Par Coco dans Actualité - Laisser un commentaire - 1

En tout cas ça doit être vachement dramatique pour que certaines filles aillent jusqu'à quitter le mannequinat !
C'est vrai que la majorité d'adolescentes ont émigré pour trouver leur jour de gloire, et maintenant se retrouvent perdues dans une inconnue, ce n'est pas drôle.
Ils sont supprimés leurs cdd et interim!
Ces emplois n'étaient-ils pas destinés à disparaitre?Si oui, où est le scandale?
Sinon, pauvres models!
Les divas elles pourront toujours survivre
Je suis tentée de dire que c'est valable même hors temps de crise...
mouaif, à voir...rappelons qu'en temps de crise, TOUT le monde trinque, ainsi les magiciens de la bourse payés avec des salaires de divas sont les premiers à faire les frais de la crise au même titre que les top modèles, des interims et autres CDD...
Donc choisir entre ESSEC et ELITE ( quand même une des plus grandes agences au monde ... ), c'est un peu choisir quel jambe se couper....y a pas vraiment de choix meilleur qu'un autre...le monde des affaires en témoigne chaque jour dans la presse .
Quand aux "pauvres"top modèles des pays de l'est ...bon c'est clair que c'est bien triste, mais honnetement entre gagner 50% d'un salaire monstrueux ( par rapport au salaire moyen français ) et devoir se prostituer pour une bouchée de pain dans leur pays d'origine , il faut arrêter la dramatisation à outrance. Des femmes dans ces pays subissent bien plus que cette crise,ne l'oublions pas. Le luxe est en crise , mais aprés tout c'est la mode.
Bah oui.Parce que justement je suis polonaise et j'y passe la moitié de l'année.
Ok,le monde là -bas n'est pas rose,les gens à la compagne sont majoriterement juste au dessus du seuil de pauvreté.N'empeche,dans les grandes villes,on y vit très bien!a Poznan ou même à Gdansk on vit [presque] comme à Geneve.La Pologne n'est PAS un pays pauvre,halte aux préjugés!