lun 16 fév 2009
Défilé Alexander Wang - Automne/hiver 2009-2010
16 02 2009Que ce soit dû à sa jeunesse ou à son succès grandissant, Alexander Wang ne semble pas près de laisser envahir son show par la sinistrose récessionniste. En effet, si le jeune lauréat du CFDA a renoncé à sa légendaire after party, ce n’est que pour mieux la déplacer avant la présentation. Show must go on…

À en juger par les déhanchés plus ou moins marqués des VIP présents - que ce soit Anna Wintour, Sarah Jessica Parker ou encore Erin Wasson - l’idée de transformer la traditionnelle attente d’avant défilé en défouloir disco était bel et bien lumineuse. Les invités se retrouvèrent ainsi baignés dans une ambiance très 2008, comme si la crise avait décidé d'épargner l'enceinte du Roseland Ballroom. Le défilé put donc commencer devant une assistance toute disposée à découvrir une collection où le luxe n'est pas en reste...
Ceci dit, si Alexander Wang use et abuse des matières luxueuses, cela ne signifie pas pour autant que sa muse se soit assagie, bien au contraire : si cette dernière a su évoluer et quitter ses atours destroyed, elle ne renonce pas à ses envies rock. Il est vrai que les filles de Wang (dont Erin Wasson ne fait plus partie, remplacée par Tasha Tilberg, une icône des années 90) présentent un vestiaire où les mix and match audacieux ont éclipsé les matières élimées et autres mailles dégoulinantes.

Sous influence Mugler et Montana, l’ancien assistant de Marc Jacobs porte l’accent sur les vestes épaulées et déstructurées, les robes skinny aux découpes sexy et les pantalons taille haute. Il ose par ailleurs marier perfecto bordé de renard blanc et manteau chic avec de basiques cyclistes, le tout chaussé de boots sanglées aux allures de santiags urbaines.
Insistant sur ce tailoiring décalé qui l’avait fait connaître, Wang semble s’être remis au travail. Il détourne ainsi la traditionnelle chemise blanche en la basculant vers l’arrière (afin de lui conférer un nouveau volume) ou en lui imposant une coupe asymétrique. L'ensemble se veut furieusement dans l’air du temps, à savoir presque totalement dark mais néanmoins animé d’un twist non conventionnel, flirtant avec des effluves rock et glamour.

On note au passage que les mannequins arborant le duo chapeau/foulard font dangereusement penser à un ancien défilé d’Alexandre Herchcovitch, tandis que les toilettes d’inspiration bondage et bandelettes fleurent bon le Rodarte...
Malgré tout, les mini robes de cocktail aux subtils détails asymétriques, les blousons de motard remastérisés, les écharpes oversize warmy ainsi que les vestes cintrées magistralement taillées inscrivent le style Wang dans l’ère de la maturité.
Par ailleurs, si le créateur semble déconnecté de l’ambiance crise en faisant défiler 40 silhouettes (alors que ses collègues se contentent de 30 passages), le jeune homme garde néanmoins bien les pieds sur terre : il a en effet décidé de revoir ses prix à la baisse…
©photo : Vogue Par Coco dans Les Défilés - Laisser un commentaire - 0

Elle est plus ou moins forte mais, je ne pense pas qu'elle aura le même impact que celle de cet l'hiver.
Il ya beaucoup de référence dans ce show(trop??):
Mugler, Montana, Jil Sander(pour cet été),Rodarte, Balenciaga(hiver 2006-2007)!
C'est à coup sur trendy et sexy mais, j'en attendais plus de sa part!
Je ne reconnais pas Wang dans ces créations. C'est sûr qu'elle marque une évolution dans ses créations mais....appart la veste en crocodile et les 3 robes style Balmain.......
Meme si les tenues sont pas mals , cela s'eloine (comme le dit Lucie) se "l'esprit des débuts"...
Pour ma part j'aime assez, mloins que les précédentes c'est vrai mais c'était dur de faire mieux non ?
Entièrement d'accord ! Et pour ma part j'aime beaucoup !
En même temps peut-être que le climat économique actuel ne permet pas trop de trop grande innovations !
Tiens d'ailleurs les chapeaux sont très moches sur ce défilé, on dirait des chapeaux de amish !