jeu 19 fév 2009
Défilé Proenza Schouler - Automne/hiver 2009-2010
19 02 2009Alors que Marc Jacobs s’est offert une explosion de couleurs eighties (au risque de ne pas booker son carnet de vente), Jack McCollough et Lazaro Hernandez semblent quant à eux avoir opté pour la sécurité commerciale, en proposant une collection automne/hiver sans prise de risque…

Ceci dit, si les Proenza Schouler ne s’aventurent pas vers des volumes expérimentaux (contrairement aux saisons précédentes), ce n’est pas pour autant que leur travail en devient insipide. En effet, les deux hommes n'ont pas pour objectif de faire stagner leur griffe, mais bien plus de retourner vers les valeurs sûres composant l’ADN de cette dernière.
Ils préfèrent ainsi ne pas brusquer une clientèle qui, en ces temps troublés, se laisse difficilement séduire par des modèles trop audacieux et à l'aura limitée dans le temps. C’est pourquoi le duo a choisi d'axer son travail sur des pièces ayant toutes les chances de faire l'unanimité…

Les vestes et manteaux aux épaules descendues renouent ainsi avec le tailoring cher aux chouchous d’Anna Wintour, composant des silhouettes casual chic qui, si elles n’ont pas l’attrait de la nouveauté, ont au moins le mérite de séduire immédiatement, grâce à leur charme à la fois cool et citadin. On apprécie notamment les jupes boules à double boutonnage descendues sur les hanches, conférant une dégaine gentiment désinvolte à cette pièce à priori stricte.
Le vestiaire s’évade ensuite vers des atours où sportswear et luxe tentent de cohabiter. Au passage, entre les empiècements aux coloris contrastés, les robes satinées et les gilets zippés, il semble que les Proenza Schouler aient visionné avec insistance le défilé Miu Miu de l’hiver dernier... Si ces pièces zippées ne soulèvent pas notre enthousiasme, les looks suivants - délicieusement working girl version preppy - ont tôt fait de balayer cette incartade.

En effet, les silhouettes aux découpes arrondies, réchauffées par de grosses mailles et surplombées de vestes rendant hommage à Cristobal Balenciaga, ont vraiment tout pour plaire. Surtout lorsque celles-ci s'agrémentent du dernier né de la marque en matière de maroquinerie : une pochette/cartable d’ores et déjà estampillée must have...
Enfin, les créateurs n'ont pas oublié les New-Yorkaises addicts aux petites robes de cocktail : entre velours dévoré, découpe trompe-l'œil et satin flashy, les tenues pour party girl respectable ne manquent pas.
McCollough et Hernandez ont su mettre toutes les chances de leur côté pour minimiser l'impact de la crise. Reste à savoir si leur prudence leur permettra de susciter l'engouement des rédactrices de mode...
Par Coco dans Les Défilés - Laisser un commentaire - 0

Quand ils nous sortent une collection fabuleuse, la suivante déçoit!!!
Il ya pas mal de découpes anatomiques!
Les formes boules à la Balenciaga! Les manteaux me rappelent les vestes de la collection Raf Simons homme de l'hiver prochain!!Leur collection la moins inspirée malgré des pièces fortes!
Et, c'est quoi ces Chaussures????
Bref, je rejoins votre avis et préfère quand il ya plus de prise de risque!
ps:je ne dit pas qu'il ne faut en faire aucune référence.