lun 28 sep 2009
Défilé Roberto Cavalli - Printemps/été 2010
28 09 2009Alors que Donatella Versace ne cesse de privilégier la sexy attitude au coeur de ses collections, l'autre maître du glamour jet set, Roberto Cavalli, semble avoir envie de changer de registre. Celui-ci a en effet décidé d'effectuer un virage à 180° et de transformer ses poupées glossy en demoiselles romantiques. Reste à savoir si ses clientes le suivront sur le chemin de la rédemption stylistique...

En a-t-il eu assez de travailler imprimés animaliers et sequins sur de micro volumes, s'est-il dernièrement plongé dans les romans de Gustave Flaubert ou a-t-il enfin compris que l'on pouvait sublimer une femme sans pour autant lui imposer une sexyness exacerbée ? Toujours est-il que le dernier show Roberto Cavalli dévoile un pan de la créativité encore peu exploitée du petit homme au bronzage éternel.
Soyons juste : depuis quelques saisons, on sentait déjà s'installer chez Cavalli une certaine patine venant atténuer les contours de ses créations, parfois un rien too much. Cependant, pour l'été 2010, il ne se contente pas d'injecter une bonne dose de romance à son vestiaire. Il tente en effet d'apprivoiser la couture "jeune créateur", en livrant des tenues où superpositions et mix and match insolites d'imprimés ont la part belle.
Les robes de mousseline translucide se réchauffent alors de longs pantalons de costume, tandis que les combinaisons pastel dévoilent à peine une lingerie rétro plus charmante que sexy et que certains voilages se juxtaposent, conférant un twist impudique à de sages toilettes. L'ensemble prend ainsi des accents bucoliques, l'élégance d'un tombé et la finesse d'un camaïeu primant sur la séduction premier degré...

En fait, tout serait parfait si ce défilé était réellement aussi innovant qu'il veut bien le laisser paraître. À bien le regarder, on a effet l'impression d'y voir une compilation de ce qu'une fusion entre Marc Jacobs, Dries Van Noten et Jean Paul Gaultier aurait pu donner...
Certes, la mode est un éternel recommencement et chacun a le droit de puiser son inspiration où bon lui semble. Néanmoins, aussi fraîche soit la nouvelle collection de Roberto Cavalli, elle perd en originalité ce qu'elle gagne en joliesse.
Au final, seul le gimmick (emprunté au monde sportswear) du pantalon descendant sur les reins et dévoilant le début d'un caleçon peut être estampillé 100% Cavalli. Ceci dit, ce n'est pas la partie la plus réussie de la collection...
Visionnez toute la collection sur Style.com : http://www.style.com/S2010RTW-RBTOCVLL Par Coco dans Les Défilés - Laisser un commentaire - 0

c'est vrai que c'est un virage a 180° mais là où la Femme Versace est sexy à mort tout en étant assez classe, la femme Cavalli a toujours souffert de ce côté SHOW-OFF que l'on retrouve aujourd'hui chez Dsquared!
Je pense surtout que Cavalli a envie d'une autre reconnaissance que de celle du "créateur BLINGBLING"!
Même si les mannequins sont très couverts, ça reste sexy à mort car vous allez voir en boutique, vous serez surprise!
Bref, j'aime bien cette collection......Milan cette saison est assez surprenante!
Comme je viens de visionner le défilé Ghesquière pour Balenciaga, j'ose écrire que je suis terriblement déçu! Ca ne fait pas du tout, mais alors là pas du tout printemps-été. C'est du déjà vu, du n'importe quoi. Pas de nouveauté "innovante" comme il y a deux ou trois ans. Au risque de me faire lyncher par des supporters, j'ai trouvé cette collection "horribilis"!
Je ne suis pas contre les motifs fleuris mais ici, si Roberto Cavalli a voulu mettre l'accent dessus, c'est raté.