mar 6 oct 2009
Défilé Yves Saint Laurent - Printemps/été 2010
06 10 2009Chez Stefano Pilati, on est bien loin des sahariennes et de l'exotisme racé de Versuhka, qui avaient su faire rêver les années 70. En projetant la femme YSL dans un univers plus cérébral que sensuel, le successeur d'Yves Saint Laurent a en effet fini par oublier de lui conférer aisance et liberté...

"L'élégance ne serait-elle pas l'oubli total de ce que l'on porte ?" s'interrogeait Yves Saint Laurent. Il ne faut ainsi pas oublier que celui qui fut le compagnon de Pierre Bergé fut le premier à introduire le pantalon et le caban dans notre quotidien, apportant allure et confort aux femmes de l'époque. Dans ce contexte, comment celui ayant repris les rênes de son empire peut-il dessiner des collections manquant à ce point d'évidence ?
Pilati n'a jamais caché être davantage attiré par l'essentiel que l'accessoire, préférant offrir aux femmes des lignes pures plutôt que des fanfreluches datées. Cependant, si les collections précédentes furent des exercices de style réussis (à défaut d'être évidentes), on ne peut guère dire la même chose de l'opus printemps/été 2010...
En effet, alors que l'on aurait pu s'attendre à un brin de légèreté, Stefano Pilati continue d'assener des looks sous contrôle, entre rigueur monacale et sexyness conceptuelle. De plus, la grande disparité du défilé - alternant tenue de secrétaire ambiguë, ensemble short/blazer épuré, robe blanche au col plissé flamand ou encore épaulettes cléricales - ne fait que nous donner le tournis, et nous empêche de comprendre clairement le propos de Pilati.

Ainsi, d'une robe bleu lavande seventies à un drapé émeraude Vivienne Westwoodien, en passant par une robe blazer sans manches aux emmanchures tricotées, les silhouettes s'enchaînent sans aucune logique, chacun racontant une histoire différente. Sans parler de l'incongru imprimé fraise, que Stefano Pilati a jugé bon d'apposer sur certaines de ses créations...
À ce sujet, s'il désirait mettre en abîme la notion de fantaisie en décidant de poser quelques écussons fruitiers sur un vague jupon, l'effet est sûrement réussi ; par contre, s'il voulait juste apporter une touche estivale à cette malheureuse jupe, on est clairement loin du compte. Cela n'a en tout cas pas empêché Kate Moss de craquer pour la robe présentant le même imprimé, celle-ci demandant à la voir dès la fin du show...
Quoi qu'il en soit, les quelques costumes et robes célébrant la silhouette nerveuse des working girls s'envoleront sûrement bien vite des boutiques YSL, tandis que le reste trouvera certainement sa place dans les séries mode de Vogue. Autrement dit, tout le monde y trouve son compte, sauf peut-être les femmes avides d'élégance légère...
Visionnez toute la collection sur Style.com : http://www.style.com/S2010RTW-YSLRG Par Coco dans Les Défilés - Laisser un commentaire - 1

C'est quoi ça??
Ce show par dans tout les sens...il nous met des imprimés fraise grossiers avec des robes rigides avec de l'architecture et du futurisme...
Mais c'est n'importe quoi!LÃ Stefano....je ne sais pas!
Autant pour les collections d'hiver, il reussit mais là , c'est trop rigide, trop trop!
Bref je déteste!La femme St Laurent est confidente mais tout en légereté!elle n'a rien a voir avec une femme Mugler!
Même si certaines pièces sont belles, le défilé dans son ensemble est décevant!
Bon pour me rendre heureuse, j'irai voir le show été 2007 et les shows d'YSL par TOM FORD sur Style.com!:)
Ou la première robe qui a une certaine ressemblance avec les gothic lolitas exemple : pineaupa.files.wordpress....
Le lundi soir, au Palais de Tokyo, exercice de popeline blanche chez YSL dans une salle où seuls des carrés de rouge, comme des monochromes de Malevitch, constituent le décor. On se demande en quoi Stefano Pilati, qui semble refuser obstinément toute filiation avec le legs de M. Saint Laurent, nourrit la griffe pour laquelle il est censé construire un style, une école, un esprit, comme l’avait fait en son temps le jeune Yves. Les femmes YSL étaient d’une certaine essence, bourgeoises iconoclastes, élégantes noctambules, intellos éclairées… À qui s’adresse désormais Pilati, à part à une fashionista pour qui YSL est désormais synonyme de it-bags et de it-shoes ? Le défilé printemps-été 2010 fait sentir plus que jamais la place laissée vide par le fondateur disparu. Et ce n’est pas une jupe en coton à petits ruchés roses ni une maille noire transparente qui constitue un signal fort. Alors que Lagerfeld chez Chanel s’amuse comme un fou avec les codes maison, chez YSL, la popeline blanche envahit le podium, en robe-tablier, en grande jupe brodée de fraises (!), imprimée de microcerises, bouffante, drapée, bouillonnée comme un store… On se demande pourquoi, tout simplement. (Le Figaro)
PS : c'est vrai que pour les fraises, il a un peu tout faux. Pas étonnant que la Moss ait craqué ...
PS: Je pense que Kate Moss a une culture mode et une sensibilité bien plus developpé que toi "Patou".
j'ai observé avec la plus grande des attentions tes remarques sur la collection YVES SAINT LAURENT rive gauche prêt-à -porter féminin printemps/été 2010 par Stefano Pilati et il est vrai que Stefano m'a déçu et je trouve quand ce défilé ennuyant et manquait de force et d'énergie. Le style de m. Yves Henri Donat Mathieu Saint Laurent s'estompe devant cette pâle froideur de de vêtements assez simple soi dit en passant mais assez diffiçile à cerner. Les codes maisons sont là mais en demi-teinte; là maintenant Stefano Pilati mixe la base des codes maisons avec sa passion de la recherche et de la structure du vêtement de ce fait passionné de design industriel mais d'une manière plus générale comme l' a si dit le maître brodeur François Lessage " il faudra bien revenir un peu aux sources et arrêter de faire du déglinguer, du destroy et du moche!!!".Je pense encore à un long avenir à Stefano car mieux que quiconque d'Elbaz, Slimane, Ford ; il est celui qui à le mieux réussit à redorer le Blason Saint laurent . Aquand un retour des défilés à l'hôtel intercontinental ? Ironie intelligente et structurée deux maîtres mots pour la collection d'octobre 2009. Il fait un travail de profonde modification et je crois que il faut tout simplement s'y habituer; même si le clan Saint Laurent se dit satisfait des collections du milanais. Il faudrait , pour ma part , réaliser le rêve d'YVES SAINT LAURENT, inscrire son nom en lettres de feu sur les champs elysées. Je préfères ses premières collections femmes comme l'été 2006, l'hiver 2006 et 2007 mes 3 magnifiques et sublimes collections avec cette touche de mystère, une féminité dynamique mais qui garde les pieds sur terre et une classe. Sinon, malheureusement, la valse des créateurs continuent et ne cessent de mettre à mal pour certaines maisons Paris. Madame Torrente, Thierry Mugler, Le grand maître YSL, Oscar de la Renta chez Pierre Balmain Haute Couture, Madame Hanae Mori, monsieur Valentino, le talentueux Pascal Humbert sans oublier le maître Emanuel Ungaro, le regretté Christian Le Drezen et puis d'autres comme Pascal Millet chez Melle CARVEN tous ceux-là m'ensorcèle de joie, de poésie, de merveille et de romantisme car ce qu'il y a d'intéressant dans la mode et dans un défilé, c'est de regarder le point de vue du créateur face à l'époque( musique, démarche des mannequins...) Aquand un retour de cette âge d'or de cette mode française.Je sais bien que Melle CHANEL dit que la mode c'est en avant; certes, mais tradition française rigueur romantisme grace et féminité ne sont pas incompatible. Certaines maisons perdent de leurs sublimes ora : la maison du chic aristocrate Hubert de Givenchy pourtant Julian Mc Donald avait signé une première collection haute couture tellement, tellement Givenchy d'ailleurs à l'issu du défilé Yves Carcelle s'est dit content et ajouta que Julian manifeste une immense crédibilité dans sa propre collection, qu'il pouvait comprendre l'histoire de l'élégance française de Givenchy mais mais il tomba comme je le dit dans" le fanfreluche de n'importe quoi". Quand à Ricardo Tisci , là au moins avec lui les codes du couturier de l'avenue Georges 5 sont quasi occultés; c'est super ! Il est absolument que les maisons françaises gardent leurs identités ce n'est pas du tout le cas de la maison Emanuel Ungaro après le triste départ du maître en janvier 2004 avec une collection dans les salons de la maison car comme l'a dit le couturier " il faut revenir là où la couture a puisé ses racines"; la maison avec Estrella Archs s'annonçent peu glorieuse. Quel était le bonheur de voir monsieur Ungaro travaillé dans ses salons: cette profonde exigence, cette prestance, cette féminité, ce touché unique avec comme fond musical "du classique" comme dit le couturier libanais Elie Saab "le couturier des mille et une nuits" " l'homme qui murmure à l'oreille des femmes" il travaille pour que les femmes hormi qu'elle soit des déesses de son orient flamboyant, oubli dans ses vêtements la difficulté des choses et je crois que c'est à mettre en parallèle avec m. VALENTINO, m.UNGARO...Leurs façons de sublimés la femme dans un nuage d'amour et de romantisme. A voir le documentaire diffusé sur france 3 " On n'est pas là pour voir le défilé"
à bientôt et que la mode soit avec vous.
En esperant que la prochaines collections soit beaucoup lus reussi que celle-ci !
Un défilé bâclé ? un tantinet...