ven 15 jan 2010
Zac Posen pour Target
15 01 2010Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le dernier haut lieu new-yorkais n'est ni un bar à cocktails, ni une galerie underground et encore moins un concept store branché de Soho. C'est malgré tout un endroit qui aurait plu à Andy Warhol (l'artiste qui érigea les boites de soupe Campbell au rang d'oeuvre d'art) : "The new place to be" est en effet une chaîne de magasins low-cost qui, contre toute attente, attire de plus en plus de designers chers à Anna Wintour...

Après avoir convaincu les soeurs Mulleavy (Rodarte) de lui dessiner une collection capsule, Target continue de faire son marché chez les créateurs américains. Le dernier en date à avoir signé avec l'enseigne n'est autre que Zac Posen, chouchou attitré des petites princesses new-yorkaises. Si sa présence dans les rayons d'un supermarché aurait pu sembler complètement incongrue il y a encore un an de cela, elle ne surprend guère aujourd'hui, celle-ci correspondant parfaitement à la nouvelle orientation que Zac Posen tente de donner à sa griffe...
À l'occasion de sa collection printemps/été 2010, celui qui était jusqu'ici connu et respecté pour ses créations glamourissimes trustant les tapis rouges a en effet décidé de changer de cap. Oubliant pour un temps les toilettes en taffetas et les robes années 40 propres à son style, le designer a élaboré un vestiaire nettement plus moderne, destiné à toucher une clientèle jeune et élargie. Sans parler du lancement de Z Spoke, sa nouvelle ligne sportswear destinée à séduire les filles de l'Upper East Side...
Au vu de cette nouvelle dynamique, on comprend mieux comment le très chic Zac Posen a pu donner son feu vert à l'élaboration d'une collection destinée à le faire connaître du plus grand nombre, et notamment de la jeune génération.

Il faut dire également que la conjoncture économique américaine étant loin d'être des plus favorables, les créateurs revendiquant un positionnement très élitiste sont bien souvent obligés de revoir leur copie s'ils veulent parvenir à subsister. Voilà comment on peut voir aujourd'hui le nom de Zac Posen aux côtés du logo de l'enseigne américaine...
Sans surprise, le résultat s'avère globalement médiocre : entre robes à oeillets ressemblants un peu trop à celles de l'opus Christopher Kane pour Topshop et petites choses insipides, on a bien du mal à retrouver ne serait-ce qu'une once du classicisme rétro chic cher à Posen.
Pourtant, la piètre qualité créative de cette collection ne sera certainement pas un obstacle à sa vente, ni même à sa promotion au sein du show-business. Pour preuve, le vestiaire Rodarte/Target - du même niveau esthétique que le présent opus - est parvenu à trouver preneur chez la jolie Natalie Portman...
Voir tous les looks : http://fashionista.com/zac_posen_for_target Par Coco dans Actualité - Laisser un commentaire - 0

Z Spoke c'était sympa, mais là Zac Posen va trop loin, et il risque de s'en mordre les doigts.
la question que je me pose c'est si ce sont vraiment les designers qui pensent et dessinent ces collections capsules, ou s'ils délèguent à leurs assistants en se contentant de jeter un oeil distrait sur le résultats ?
A quand Balenciaga ou Givenchy chez Monoprix ? Bon , ça va, on peut rêver ... ou serait-ce un cauchemar ?
Je ne comprends pas pourquoi à chaque fois qu'un créateur fait du Cheap....c'est vraiment Cheap...Je crois qu'on peut appeler cela un raté TOTAL....
Il n'ya que H&M qui arrive à me convaincre avec ses collabo...(sauf Jimmy CHOO)....
Les personnes ciblées par ses collaboration, comme moi..parfois, cherchent avant tout à retrouver l'univers des créateurs....donc, même si cette collection s'avère moins chère, l'attention des détails, la Posen Touch..tout cela est attendu...
Et puis, on ne peut pas prétendre être un créateur et ne pas être capable de proposer et de créer des vêtements portables, désirables et moins chers.....
Ce qui me fait mourir de rire, c'est quand on me sort qu'on ne peut faire du cheap et du beau en même temps. Mais réveillez-vous enfin ! La plus sublime des pièces, du taffetas, de la soie, du cuir, et tout ce qu'on veut, entre la conception et la réalisation, si elle a un prix de revient de, allez, 100 €, c'est un maximum ! (pour un prix de vente pouvant aller jusqu'à plusieursmillies d'euros, naturellement). C'est le désir d'élitisme qui fait le prix, pas le coût réel d'une pièce, alors, ne soyons pas crédules.
Maintenant, ce qui m'énerve, ce sont ces créateurs qui vendent leur nom mais pas leur talent. Parce qu'ils font du cheap, ils s'imaginent pouvoir jouer sur tout les tableaux en fournissant une collection digne de ce qu'ils s'imaginent du cheap, justement. Du bateau, du simpliste, des matières élémentaires, comme s'ils cherchaient à justifier le prix bas pour sauver les apparences et l'honneur de leurs collections haut de gamme, pour montrer que si l'on veut du beau, eh bien, il faut y mettre le prix, sinon rien. Alors, où est le but de ces intrusions dans le mass market ? Narguer les petites gens ? Les prendre pour des moutons bons à acheter sans réfléchir ?
Mais, ça marche, alors, ils auraient tort de se priver d'étendre l'empire de leur nom/marque.
C'est bien dommage.