mar 2 mar 2010
Rodarte en vidéo
02 03 2010Mots et photos semblent désormais insuffisants lorsqu'il s'agit pour une griffe de communiquer sur son thème de saison. À coups de streaming et de support vidéo, la mode s'inscrit en effet de plus en plus dans l'ère du numérique, rendant le court métrage publicitaire indissociable d'une campagne réussie. C'est donc en pleine mutation des genres que prend place Aanteni, le mini film de Todd Cole dédié à la collection printemps/été 2010 de Rodarte...

Inspiré du mythe du grand condor californien, le vestiaire Rodarte de l'été à venir vient de s'offrir un nouvel angle d'approche sous la forme d'un micro thriller réalisé par Todd Cole, complice et ami des soeurs Mulleavy.
Loin de l'atmosphère presque tribale du show P/E 2010, le court métrage prend place dans un laboratoire dédié à la recherche spatiale. A priori incongru, le choix de ce lieu est justifié par le fait que la conquête de l'espace ait influencé - aux yeux des Rodarte - des générations d'artistes, qui se sont alors sentis légitimes d'expérimenter de nouveaux matériaux et d'aller au-delà des règles tacitement fixées par la société.
Il serait donc vain de chercher à donner un sens à cette vidéo ; plutôt que de vouloir narrer une énième fable, Todd Cole préfère en effet miser sur le choc des images (qui illustrent d'ailleurs fort bien la composition des créations Rodarte). Fonctionnant par flashs, nous montrant tour à tour un réacteur en phase de préchauffage et la mannequin Guinevere Van Seenus - en lambeaux Rodarte - haletante au coeur d'un espace industriel, Aanteni suscite maintes sensations. Sans néanmoins éclairer le spectateur sur son propos...

Si l'on pourrait aisément réduire le film de Todd Cole à la course effrénée d'une rescapée d'un cataclysme ou bien à la fuite d'une indigène cobaye finissant par être capturée par les hommes de Space X (afin d'être envoyée dans l'espace), cela serait assurément sous-estimer l'esprit complexe et farfelu des soeurs Mulleavy.
Le problème est que ces dernières ne nous donnent pas beaucoup d'indices quant à l'éventuel fil conducteur d'Aanteni. À peine justifient-elles leur décision de situer l'action dans un ancien hangar de l'aérospatiale, celui-ci symbolisant pour elle "un monde défini par la couleur, la texture et la matière". Ce faisant, elles nous laissent cependant la liberté de nous immerger dans leur univers et d'en tirer ce que bon nous semble.
Lors du visionnage d'Aanteni, on pense donc à mettre en veille notre esprit cartésien, afin de nous laisser happer tout entier par cette parenthèse dense et inspirante - voire glaçante - exclusivement destinée à nos récepteurs sensoriels...
Voir la vidéo : http://www.nowness.com/day/2010/3/1 Par Coco dans Actualité - Laisser un commentaire - 0

Mais après j'ai fais comme tu nous le conseille : J'ai laissé mes sens en éveil et j'ai apprécié les images sans me poser de questions et le résultat est pas mal.
Le message, c'est quoi ? Suis-je dénuée de toute sensibilité artistique si je ne ressens rien ? Je n'aime pas cette atmosphère étouffante, je n'aime pas le souffrance du mannequin.
Qu'on nous transporte, que diable !... mais pas dans la sratosphère ...
N'empêche ça fait du bien dans ce monde trés superficiel...
Oui la vidéo est étrange.... Mais au moins nous ne sommes pas dans le spot publicitaire classique qui ne prend aucun risque et qui est sans originalité...
La mode prend tout son sens artistique quand c'est les Mulleavy qui la raconte .
J'applaudis tout de même le travail de montage et de réalisation =)