mar 1 juin 2010
Christian Louboutin - Collection automne/hiver 2010-2011
01 06 2010Après avoir fasciné tous les fétichistes des semelles rouges en dévoilant les images de la campagne automne/hiver 2010-2011, Christian Louboutin nous livre aujourd'hui en détail les premiers modèles de sa collection...

S'inscrivant dans la tendance initiée par la version Tim Burtonienne d'Alice au Pays des Merveilles, Christian Louboutin a choisi de présenter ses dernières créations au sein de l'univers des contes pour enfants, sous l'objectif du photographe Khuong Nguyen. Cela dit, les références aux écrits des Grimm, Perrault & co restent cantonnées aux clichés de la campagne ; car lorsque le maître chausseur s'attelle à l'élaboration de ses souliers, il n'est plus question que de sexyness, de luxe raffiné, d'artisanat haut de gamme, de talons vertigineux et d'extravagance maîtrisée...
Si l'on ne peut véritablement considérer ces pièces comme des intemporels (au sens de "basiques minimalistes"), celles-ci se consommeront néanmoins comme un bijou extravagant que l'on aura plaisir à porter sporadiquement au fil des années.

Par ailleurs, l'homme a beau manier la fantaisie sans tabous, oser les matériaux les plus riches et les hauteurs les moins raisonnables, ses créations n'en deviennent pas pour autant des objets de musée importables, bien au contraire : aussi folles soient-elles, leur simple vue suscite en nous l'irrépressible envie de les porter sur-le-champ.
Ainsi, que ce soit ses low boots en résille translucide et flammes Swarovski, ses escarpins alliant dentelle, brides de satin et talons aux cristaux arc-en-ciel, ses mules en léopard ou encore ses bottines généreusement recouvertes de fourrure de coyote, tous sublimeront sans conteste le mollet fuselé d'une Cameron Diaz ou d'une Nicole Kidman.

Viennent ensuite des modèles de cuissardes - inconsciemment destinés aux riches épouses filiformes des oligarques russes - pour lesquels Christian Louboutin semble avoir laissé libre-court à ses lubies les plus débridées. Cela dit, qu'elles soient en python ou décorées de pompons de fourrure réglisse, celles-ci valent malgré tout le détour, ne serait-ce que pour le frisson provoqué par leur vue...
On note également que ce passionné de claquettes - et donc a fortiori de semelles plates - décline depuis quelques saisons des créations qui, ne flirtant pas avec le haut des cimes, permettent d'arborer du Louboutin en mode plus décontracté. Cet automne, c'est ainsi une paire de bottes camel à clous dorés qui enchantera les fans du casual haut de gamme.
Seul bémol à cette collection : le thème cuir blanc/oeillets dorés, qui ne parvient malheureusement pas à sortir du cliché de la stripteaseuse infirmière...
Par Coco dans Actualité - Laisser un commentaire - 57

J'apprécie particulièrement la deuxième chaussure présentée, équilibrée entre des couleurs vives et une douce dentelle blanc cassé.
Malheureusement, malgrès ce qu'a dit Coco, assez importables...
Par contre je ne suis pas du tout fan des cuissardes ni des bottines blanches que tu met en lien, c'est vraiment too much. Dès fois Christian Louboutin se lâche un peu trop, on croirait voir des chaussures des boutiques de Pigalle...
J'aime assez la première et la deuxième Chaussure...j'imagine la cuissarde python sur Carine donc, portée sur un manteau noir, ça peut avoir du charme...sinon, le reste....c'est sans plus...les chaussures blanches sont justes horribles....Alaia avait pourtant réussit à faire des chaussures blanches de gout..
Néanmoins, LOUBOUTIN forever..pour ses chaussures classiques juste à tomber...j'en ai une mais à chaque fois le même bonheur...et la même frustration(elles sont chères...alors l'ami christian, il est dur à aimer de nombreuses fois)!!!
Désormais, il verse dans un premier degré très regrettable pour attirer les vraies têtes chercheuses en matière de chaussures. Il semblerait que la cliente mariée au 'nouveau riche' en proie à l'ostentatoire plus qu'assumée lui fasse de l'oeil.
Alors que nous recherchions cette gouaille du début, clin d'oeil à la pin up sublimée des années 30-40, on semble tomber dans des clichés 'Entrevue' de bas étage. Quel dommage Christian!
Vive la relève, Pierre Hardy, Nicholas Kirkwood et consorts qui cherchent véritablement à définir de nouvelles architectures destinées au pieds -- je vous aime tant!
Mais Lo stilettos le dit bien, j'ai sacrément hâte de voir la relève prendre la place qui lui revient. Déloger ne serait-ce qu'un peu la vache sacrée qu'est Louboutin serait tout aussi exquis.
En plus le décor de la boutique, esprit boudoir est trop trop beau. C'est décidé : j'arrête de dépenser mon argent chez Laduré et j'économise pour ces petits bijoux :
http://us.christianlouboutin.com/shoes/platforms.html/n-prive-120mm-13080