mer 4 jan 2012
Valentino - Campagne printemps/été 2012
04 01 2012Octobre 2011. Sur le "mood board" du défilé Valentino, les muses évanescentes et alanguies de la photographe Deborah Turbeville ont la part belle. Quelques semaines plus tard, sur le shooting de la campagne, c’est sans surprise l’oeil délicat et mélancolique de cette septuagénaire qui révolutionna en son temps les pages de Vogue que l’on retrouve derrière l’objectif...

Dès les premiers passages du défilé Valentino printemps/été 2012, on sut que les toilettes conçues par Pier Paolo Piccioli et Maria Grazia Chiuri feraient partie de celles que l’on admire uniquement sur les tapis rouges. Une impression confirmée par les créateurs quelques minutes après le show : “La mode est un rêve et en ce moment nous avons besoin de rêver".
Dès lors, inutile de chercher au sein de la collection une tendance forte ou un gimmick fashion aisément transposable à la rue : c’est bel et bien à une féminité aussi intemporelle qu'insaisissable qu’est dédié le dernier opus Valentino. Un opus que seules les habituées de la cérémonie des Oscars, du bal du MET ou de la montée des marches cannoises auront le privilège d’approcher...

S’inscrivant en droite ligne de la collection, la campagne de saison ancre la femme Valentino au sein d’une rêverie évanescente, très éloignée du quotidien de la femme de 2012.
Un parti pris qui commence par le choix du photographe. Ici, point de Steven Meisel ni de Mert & Marcus, mais une femme n’ayant eu de cesse depuis les années 70 d’apposer une touche à la fois mélancolique, fragile et délicatement violente à la photographie de mode. Semblant issues d’un roman de Virginia Woolf, les modèles de Deborah Turbeville apparaissent en effet souvent perdues, apeurées et désœuvrées, infiniment seules...
Cela dit, lorsque Turbeville s’attaque à une campagne de publicité, les aspérités inhérentes à son travail d’artiste ont souvent tendance à se lisser légèrement, donnant alors naissance à des images certes moins dures et dérangeantes, mais tout aussi émouvantes.

Comment en effet ne pas tomber sous le charme de ces clichés immortalisant Bette Franke, Zuzanna Bijoch, Fei Fei Sun et Maud Welzen au sein de quelques ruines mexicaines ? Romantiques sans être mièvres, les belles Valentino y diffusent une aura aussi poétique que mystérieuse.
Si elle ne révolutionne pas le genre, la campagne Valentino n’en diffuse pas moins une beauté universelle qui ne peut laisser indifférent...
Voir tous les visuels : http://www.tendances-de-mode.com/valentino-printemps-ete-2012 Par Coco dans Actualité - Laisser un commentaire - 9

Et qui n'a pas envie de ne porter que des longues robes vaporeuses et des sandales lors des longues après-midi d'été...
(J'espere quand même que la fille Valentino a prévue de devenir une femme)
Pourquoi ne pas jouer le double jeux de la femme moderne en mettant l'accent sur une féminité tout en étant active et indépendante ?
Les robes sont magnifiques !
Très bonne année par ailleurs.