mar 24 jan 2012
Défilé Dior - Haute Couture Printemps/été 2012
24 01 2012Le temps passe et Bill Gaytten - que l’on présenta lors de sa prise de fonction à la tête du studio Dior comme l’homme de l’ombre censé assurer la transition entre John Galliano et son successeur - en est déjà à sa deuxième collection haute couture. Présentée dans l’intimité des salons de l’avenue Montaigne, celle-ci se révéla bien plus convaincante que la précédente...

On sent l’homme plus assuré, moins fragile ; comme si Bill Gaytten commençait à assumer pleinement la lourde tâche qui lui incombe : faire perdurer l'héritage Dior. Balayé le souvenir d'une collection couture automne/hiver 2011-2012 se perdant entre désir d’en faire trop et thèmes hétéroclites : oscillant entre codes maison et réminiscences années 50, les quarante passages du show affichent une cohérence aussi rassurante que fédératrice.
Offrant une sensualité maitrisée aux volumes rétro puisés au sein des archives Dior via l’usage quasi systématique d’étoffes translucides (mousseline, organza, tulle), Bill Gaytten nous offre un vestiaire tout en retenue et en suggestivité.

Entre imprimés pied-de-coq surdimensionnés, taille ultra marquée, longs gants de cuir so fifties, veste bar en croco carbone revue et corrigée en mode 2012, jupes new look, plissés discrets et broderies raffinées, la femme Dior se voit offrir une garde-robe aussi délicate que luxueuse, qui ne manquera pas de séduire la clientèle de l’avenue Montaigne.
Opulentes, mais non moins délicates, les robes de bal clôturant la présentation n'auront quant à elles aucun mal à sublimer celles qui les arboreront lors de la prochaine cérémonie des Oscars...

En décidant de prendre le contrepied de son prédécesseur, Bill Gaytten parvient à conférer un équilibre flatteur à sa collection, entre fraîcheur et distinction. Sur le podium, la rigueur de l’artisan prend ainsi le pas sur la folie de l’artiste ; un parti pris rationnel insufflant à la maison parisienne une sérénité salvatrice...
Après avoir quelque peu perdu en élégance au contact d'un génial, mais excessif mentor, la femme Dior retrouve sous la houlette de Gaytten une allure aussi chic que délicate. Il serait dès lors dans l’ordre des choses que celui qui oeuvre depuis plus de seize ans au sein de ce fleuron de la couture française se voit officiellement confié les rênes de la direction artistique de Dior...
Voir toute la collection : http://www.style.com/S2012CTR-CDIOR Par Coco dans Les Défilés - Laisser un commentaire - 13

C'est assez dans la même veine que le PAP mais le make-up et l'extravagance "lavée" des robes finales donne un supplément d'âme à cette collection. Je trouve quand même que l'on retrouve beaucoup d'éléments "Galliano" et beaucoup de looks font écho à ses collections.
Gayten n'a pas, pour moi, l'étoffe d'un directeur artistique. Dior a besoin de sortir de ce look "50's" pour pouvoir susciter l’intérêt et ça fait trop longtemps qu'on y est. Dior a besoin de sang nouveau car, le tailleur Bar et New Look bref, on sature!
Et les robes finales franchement bof. Il faut un peu plus que jupe super large pour faire une robe qui en jette. Ce que je préférais chez Galliano c'était ses robes féériques alors quand je vois ça je n'y vois qu'une pâle copie.
Snif snif www.style.com/fashionshow...
www.style.com/fashionshow...
Mais bon vous parlez à une convertie...
Néanmoins, la robe rouge me fait trop penser à une de chez Oscar de la Renta 2010, et du coup, même si ce n'est pas exactement la même, je suis mitigée.
Bill et pas un autre, il le mérite
DONC !
Je suis très agréablement surpris par ce défilé. Donc, évidemment c'est une dérive maitrisée du défilé Christian Dior Couture Automne/Hiver 2009-2010. Oui, les références à Galliano sont bien là , dans la superposition des matières (Organza/Tulle et j'en passe...), dans la transparence des jupons, dans l'opulence de certaines robes, du magnifique déjà -vu. Mais du déjà -vu !
www.style.com/fashionshows/complete/slideshow/F2009CTR-CDIOR?event=show1962&designer=design_house27&trend=&iphoto=18#slide=18
NÉANMOINS !
Bravo à lui tout de même. Car je renoue enfin avec la Couture Christian Dior, le précédent défilé était totalement irréparable, pour preuve, l'une des rares à l'avoir bravé fût Katy Perry ! Pour continuer, c'est totalement cohérent, c'est beau, c'est propre. Une retenue pour le choix du pied-de-poule, mais bon, pourquoi pas après tout ?
Mais si il a était l'homme de l'ombre pendant tant d'années, il n'en demeure pas moins un homme de l'ombre du... prêt-à -porter. Car une fois de plus, à continuer ainsi, Bill Gayten risque de devenir le malencontreux responsable de la fermeture des Maisons de Broderie parisiennes. On cherche le soucis du détail, malgré quelques uns par-ci par-là , on en reste pas moins sur notre faim. A noter qu'il brille irrévocablement par la maîtrise de la tulle, comme son prédécesseur d'ailleurs.
www.style.com/fashionshows/complete/slideshow/S2012CTR-CDIOR?event=show2402&designer=design_house27&trend=&iphoto=36#slide=36
Pour faire court, Bill Gayten honore enfin la mémoire de Christian Dior. Par la consécration de l'élégance et de la féminité, marquée enfin par la réapparition de l'opulence si propre à l'esprit de la Maison Parisienne.
Et je m'adresse enfin à vous, car moi je vous le dis, j'en redemande du New-Look, j'en redemande du Tailleur Bar. Mais enfin, réfléchissez-un peu ? Pourquoi faudrait t-il s'en affranchir ? Car après tout, c'est ça, Dior.
Vous oseriez envoyer un recommandé 31, Rue Cambon, et leur demander de cesser enfin l'utilisation trop "répétitive" du tweed... De fermer "enfin" l'atelier tailleur, ne garder que le flou et envoyer ainsi Madame Jacqueline pointer au Pôle Emploi ?
Voila, ce que moi je pense. Bill Gayten a compris l'essentiel. Qu'il persévère désormais.
Pour terminer sur ces bonnes paroles, je vous invite TOUS à visiter le site Dior et ainsi visionner dans son intégralité la vidéo du défilé Couture...
- pour d'une part, compatir avec Cameron Diaz, qui au premier rang nous impose sa chirurgie esthétique ratée. Et qui visiblement gêne la pauvre Amanda Sthers qui au deuxième, se demande si elle aura un jour l’honneur de revêtir une robe couture malgré son manque de glamour évident.
- deuxièmement, s'épouvanter devant Natalia Vodiavona qui ne cesse de rire et discuter durant le défilé, nous prouvant à tous que ceux qui assistent à ce genre d'évènement ne se rendront jamais compte de la chance unique qu'ils ont, quand certains seraient prêt à tuer pour prendre leur place... (Et je précise que je suis de ceux là ... !)
- et pour terminer, espérer que Peter Marino avec sa tenue de cuir digne d'un YMCA se retire ENFIN du monde de l'architecture, de la mode aussi au passage. Et qu'on puisse ainsi retrouver un jour, des boutiques qui ne soient ni froides ni aseptisées.
J'ai terminé.
Dior, ce n'est pas que le New Look! Ok, c'est ce qui l'a fait connaitre et il a continué à proposer ces silhouettes mais il ne faut pas réduire les 10 ans de Mr Dior (dans sa maison) à la seule ligne corolle de 1947.
Galliano a fait évoluer le look Dior en ajoutant ses robes en biais, son extravagance et sa théâtralité mais aujourd'hui, pour faire avancer, il faut passer à autre chose tout en s'inspirant du passé. Si aujourd'hui Galliano est indissociable de Dior, c'est parce qu'il a sût s'affranchir de ce que faisait Gianfranco Ferre qui lui-même s'était affranchit du style Bohan!
Je veux avoir envie de porter une veste Bar ou de belles robes sans avoir l'air de sortir d'un magazine des années 50!
Concrètement le travail est beau, mais pas renversant de nouveauté. Bien sûr j'adorerais porter certaines de ces toilettes, mais ça manque quand même d'une prise de risque.
En tout cas je suis d'accord avec toi, Dior retrouve un équilibre, un certain luxe, après certains excès de Galliano. Par contre il devrait officialiser la situation de Bill Gaytten, ça devient ridicule.
Néanmoins, je ne referai plus JAMAIS l'erreur !
@.... : Je ne veux pas être offensant, ni passer pour un ignorant. Mais dans mon inconscient, la Veste Bar s'associe irrévocablement au New-Look. Expliquant donc par là , l'analogie que je me suis permis de faire avec le tailleur CHANEL, même si évidemment, les deux Maisons sont basées toutes les deux sur une philosophie de la femme TOTALEMENT opposée.
Et pardon d'insister, mais pour moi ce défilé ne m'envoie par en pleine figure une image de la femme des années 50, je suis d'accord que l'inspiration est parfois très clair, tantôt dans la coupe, tantôt dans les tissus et les imprimés. Bien sûr, si vraiment les jupons tombaient bien en dessous du genou, je pourrais comprendre...
Quant à Galliano, Dieu sait à quel point je l'estime, mais tout de même il a véritablement procédé à une remise en question dans son parcours chez Christian Dior, car j'ai en tête des défilés Haute-Couture, clairement importables et improbables surtout, avec la transition opérée après l'Automne/Hiver 2003. Ensuite par contre, il a été le véritable auteur d'un conte, car la cohésion de ses créations fût absolument imparable, et je fais bien sûr allusion à ce défilé présentant de véritables guerrières armées de bras métalliques et de heaumes fantastiques.
www.style.com/fashionshow...
Alors, le mieux pour Bill Gayten, reste à prendre appui sur les bases, et de reconstruire à SA manière et ainsi entrevoir de nouvelles perspectives d'évolution... perhaps ? Même si, a jour d'aujourd'hui, on l'imagine mal démontrer autant d'imagination que John Galliano.