Chronique #23 : La tentation de la minceur

Lorsque l'on est une femme évoluant dans le milieu de la mode, la tentation de la minceur - voire de l'extrême minceur - est particulièrement forte. Un véritable danger pour celles qui, comme moi, furent atteintes d'anorexie lors de leur adolescence...
Sculpture Giacometti
Février fut pour moi particulièrement éprouvant sur le plan physique : une bronchite carabinée s'étirant en longueur me fit perdre sommeil et appétit, avec pour conséquence plusieurs kilos de perdus, ces fameux kilos post-grossesse qui me séparaient de mon "moi" d'avant Charles. Je me retrouvais ainsi à flotter dans mes slims, à arborer un visage creusé et un ventre plus que plat, voire creux. Cette perte de poids me procura rapidement un délicieux sentiment de toute puissance. Je me sentais terriblement bien, invincible et pleine d'énergie.

Autour de moi, les réactions furent diverses, allant des réflexions esprit tweet de Loïc Prigent à celles d'amies sincères me disant "c'est bon là, il faut que tu arrêtes de perdre" en passant par l'inquiétude de ma mère, qui trouvait que j'avais l'air très fatiguée. Je ne retenais évidemment que les premières...

Une fois la maladie envolée et la faim revenue, les choses commencèrent à se compliquer. D'anciens réflexes datant de ma période d'anorexie refirent insidieusement surface, me susurrant des pensées perverses que je pensais à jamais oubliées. Mon "savoir" d'antan me revint d'un bloc et mon cerveau se mit en mode "contrôle", calculant automatiquement le nombre de calories des aliments, éradiquant les associations alimentaires "interdites", bannissant le sucre, évitant la graisse et allongeant mes séances de course à pied. Très vite, les déjeuners pros devinrent de plus en plus compliqués à gérer, les moments de complicité régressive de type "Haribo" avec Julien disparurent et le Coca Light redevint mon meilleur ami…

Alors oui, j'avais enfin le corps qui me faisait fantasmer, mais à quel prix ?

Quelques semaines plus tard, en regardant Charles sourire aux anges en engloutissant ses cuillères de compote, j'eus un électrochoc : quel modèle allais-je donner à cet enfant si je laissais se réinstaller une relation négative à la nourriture ? Voulais-je vraiment me remettre à manger dissocié, à diaboliser les desserts, à contourner les invitations à déjeuner, à envisager le sport non plus comme une source de plaisir mais comme un moyen d'évacuer mes "excès", à ne plus supporter que l'on me touche de peur que l'on frôle un petit bourrelet, à rêver à l'été uniquement pour ses pastèques hypocaloriques ?

Sans surprise, la réponse fut pour moi loin d'être évidente, la force des mécanismes du passé se révélant quasi irrésistible. Après plusieurs nuits à retourner le problème dans tous les sens, je finis néanmoins par décider qu'il était hors de question que la nourriture redevienne un sujet à part entière dans ma vie. Je me confiai alors à Julien et lui demandai de m'aider à ne pas me laisser glisser. Depuis, je suis vigilante, le spectre de la jeune fille maigrissime que j'étais il y a 10 ans me servant d'épouvantail. À suivre...
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Par Lise Huret, le 20 mars 2014
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121 commentaires
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MisingsIl y a 2 ans
Eh ben dis donc, Cocolise, c'est sacrément courageux de ta part de nous raconter tout ça, d'autant plus que c'est très récent. Ce blog devenu site ressemble de plus en plus à un blog...
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
L'évolution de TDM est constante :) Blog ou site ? Je pense que TDM est quelque part entre les deux...
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STLIl y a 2 ans
Site ou blog...Peu importe... C'est bien de voir des articles comme cela (à la différence de la vidéo de G.D. où elles disaient ouvertement avec ses copines qu'elles ne mangeait quasiment rien pendant la fashion week à NYC...):

- C'est touchant...Ca fait remonter les vieux démons qui font mal et du bien en même temps pour pouvoir avancer plus sereinement
- Ton blog est très suivi et tu donnes le bon exemple aux jeunes filles
- On se rend compte qu'on est pas seule dans ce combat autour de la nourriture quel qu'il soit (anorexie, boulémie ou obésité...)
- C'est fou comme ce milieu dicte naturellement la silhouette à adopter (malheureusement...)
- On se rend compte qu'on a tous eu une personne (d'autorité en effet ou un entourage) qui a été un déclencheur de ce "démon"...

La perfection est dans l'imperfection (ce n'est que mon avis)

Chapeau pour ta franchise!

Courage à tous & à toutes!
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IsisIl y a 2 ans
Je suis très touchée par ton billet car ma fille de 17 ans est anorexique…
Merci à toi d'écrire cela.
je t'embrasse
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Chère Isis,
Je t'envoie tout mon courage pour l'aider au mieux.
Je t'embrasse
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OliveIl y a 2 ans
J'ai lu attentivement ton texte. Je suis une ancienne anorexique et je vis cela comme une ancienne alcoolique. Je m'explique. Dès que je perds un peu du poids pour une raison x, l'envie d'en perdre encore plus est très forte. Mais je m'interdis de modifier mon alimentation. Je sais très bien que si je commence je risque de ne pas savoir où m'arrêter...
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Je pense que ces d'addictions ont en effet un point commun : la facilité de rechute.
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Virginie Il y a 2 ans
Merci pour ce post plein de sincérité Lise...
Je vis actuellement une situation similiaire. En janvier, j'ai perdu beaucoup de poids suite à mes examens et au stress occasionné. J'ai eu des remarques négatives concernant ma silhouette amincie. Toutefois, même sachant que je m'approchais dangereusement du poids que je faisais à mes 13 ans (je précise que je suis petite et n'ai pas eu une croissance fulgurante en une dizaine d'années depuis lors ^^), j'éprouvais un sentiment de bien-être et de totale maitrise de mon corps. Ces os qui ressortaient n'étaient pas les stigmates d'une session d'examens difficile mentalement et physiquement à mes yeux, mais bien le début d'un état de grâce. Enfin, j'atteignais un poids que j'avais tant rêvé.

Je n'ai pas été atteinte d'anorexie, mais j'ai été dans mon adolescence perturbée par une prise de poids très rapide. Lors d'une visite médicale en secondaire, un médecin m'a décrété comme étant "en léger surpoids". Ce fut un électrochoc. Je me suis attelée à perdre ce poids, que je n'ai jamais considéré comme faisant partie intégrante de moi, car ses kilos si vite pris eten trop je ne les voyais même pas avant de les avoir "vu" dans les yeux du médecin...

S'en est suivi des années à compter les calories, des années à pleurer devant mon miroir, des années à courir 1h de plus lorsque je craquais pour une barre chocolatée. Jusqu'à la découverte d'un rapport sain avec mon corps et la nourriture. un apaisement retrouvé. Je perdais du poids presque naturellement de manière étendue dans le temps sans plus me préoccuper d'un poids idéal à atteindre. Sereinement.

Revenons en à maintenant. Le poids perdu en janvier, je l'ai repris. Et me viennent les réminiscences de ces années. Ou je n'avais pas le controle sur mon corps. Je me retrouve à compter les calories, à angoisser, à pleurer devant mon miroir, à me sentir nulle quand je passe un jour sans courrir à m'en faire mal.

Conserver une bonne image de soi envers et contre tout est un travail très difficile et jamais totalement accompli... Je ne peux que te saluer pour ta prise de conscience non pas de l'image que tu as de toi mais surtout de l'image que tu donnes à ton fils. Merci pour la prise de conscience que tu me permets d'entreprendre.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Le poids des mots... C'est fou comme une parole maladroite dite par quelqu'un d'autorité (ici un médecin) peut nous hanter pendant des années.
Je pense que tu es actuellement dans une période de transition. C'est facile à dire, mais essaie d'être douce avec toi-même. L'essentiel ce ne sont pas les calories mais le plaisir gustatif. Ne te prive pas. La frustration engendre des compulsions ingérables et très culpabilisantes.
Je t'embrasse
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handMODEIl y a 2 ans
Chère Lise,
Bravo pour t'exprimer sur ce sujet. S'ouvrir quand on a des problèmes (quel qu'ils soient) n'est pas facile mais nécessaire, tu es donc en bonne voie. J'ai dépassé quelques démons aussi grâce à mes enfants.C'est vrai que travailler dans la mode n'arrange rien, mais d'ailleurs n'y a-t-il pas un lien perfide? Ta crainte est rémanente mais ta plus grande force pour la vaincre comme tu l'a dit ce sont tes 2 hommes, tes proches et TOI bien sûr!
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Le fait de voir mon fils "goûter" la vie est en effet très apaisant ;)
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EdIl y a 2 ans
Merci pour cet article Lise, moi même touchée par ces foutus TCA, je comprends précisément ce que tu vis. C'est certes très personnel, mais je pense que tu fais bien de témoigner sur ce site fréquenté par de nombreuses jeunes filles passionnées de mode, qui pourraient aussi céder à cette tentation, et plonger dans l'enfer...
Courage, courage, courage !
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Merci et bon courage à toi :)
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VéroniqueIl y a 2 ans
Il est difficile de lire un tel texte et de passer à autre chose.
Sur un tout autre plan j'ai aussi eu peur de mon passé face à ma petite fille. Quel modèle allais-je lui donner?
Si j'ai demandé à mon mari de m'aider, j'ai aussi choisi de travailler sur moi. L'amour et la bienveillance ne peuvent pas tout, les ressources sont le plus souvent dans la personne elle-même. En tout cas comme le dit un commentaire c'est déjà très important de savoir reconnaitre ses travers. C'est courageux et le premier pas indispensable.
Je pense que Charles a beaucoup de chance d'avoir une maman vigilante et ouverte comme cela.
Bon courage et prends bien soin de toi.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Je suis tout à fait d'accord sur le fait que l'entourage ne peut pas tout et que le plus important (et efficace) est d'effectuer un travail sur soi. Cela dit dans ces périodes où tout est si fragile il est important que les proches soient au courant afin de ne pas commettre d'impair...
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VéroniqueIl y a 2 ans
Oui bien sur, c'est important de ne pas masquer cela à son entourage et peut-être plus tard être capable d'en parler à ses enfants devenus grands. Mais là je ne sais pas, je m'avance peut-être un peu...
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JulytoseptemberIl y a 2 ans
C'est vrai qu'aujourd'hui nombre de filles ont un rapport complexe avec l'alimentation, j'ai eu quelques amies qui ont été touché plus que d'autres, j'ai eu une vague période d'orthorexie plus jeune mais bon rien d'affolant et étant donné ma morpho je ne serai maigre ou très mince et je l'accepte. Je suis normale, pas super bien fichue mais pas grosse non plus et sauf à me faire gaffe à tout ce que je mange et commencer (c'est un peu le problème je ne suis pas du tout sportive, à part la natation et le vélo que je pratique quand j'ai le temps et l'été pour le vélo, ma ville s'y prêtant particulièrement) à faire du sport je ne sais que je ne suis pas prête d'avoir un corps "de rêve". J'ai une amie qui a eu le même problème que toi il y a quelques années et qui s'en très bien sortie, alors oui elle n'a pas un IMC "normal" elle est très mince pour sa taille mais je pense qu'on ne peut pas "trop" lui en demander non plus. Aujourd'hui elle mange (certes moins que moi), elle boit et elle s'amuse même si je sais qu'elle n'est pas fan fan de graisses.
Je trouve que le plus important c'est d'avoir pris conscience du risque que tu courais et d'avoir su dire stop avant le début de l'engrenage infernal!
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
C'est super que ton amie puisse à nouveau s'amuser et savourer un peu plus la vie. L'essentiel est d'être patient avec elle. Lors de mon adolescence et de ma période d'anorexie beaucoup se sont éloignés par peur mais surtout par incompréhension. C'est chouette que tu continues à être proche d'elle :)
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JulytoseptemberIl y a 2 ans
désolée ma pensée est allée un peu plus vite que la vitesse à laquelle j'écrivais il manque quelques mots ^^
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BabouIl y a 2 ans
Lise, merci
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
:)
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LaurenIl y a 2 ans
Merci de dire ouvertement ce que ressentent les femmes ultra minces : de la toute puissance.
La plupart feignent la modestie, certaines diront parfois même qu'elles aimeraient "prendre un peu", tout en faisant attention.

Triste monde que le notre, plein d'hypocrisie, ou du moins triste ville, car la plupart des parisiens, et français de la vieille école, encouragent cette vision, en regardant de travers leurs voisins "bien en chair" (avec des formes quoi).
L'obésité n'est pas un signe de bonne santé, mais la RECHERCHE de la minceur non plus.
Et à ceux qui me diront que la minceur est synonyme de bonne santé, je dis NON.
Quand on est en bonne santé, on a un corps dans la moyenne, équilibré, alors oui, généralement plutôt "mince" (sachant que la vision de la minceur n'est pas la même pour tout le monde).
Mais ce n'est qu'une apparence, la personne en bonne santé est surtout celle dont le corps se meut en harmonie, respire sereinement. Une personne visuellement grosse peut être en meilleure santé qu'une fille au corps de Gisele Bundchen.
Ça m’écœure tellement de voir combien de femmes n'ont pas compris ça, même passé 30 ans.

Je veux bien pardonner à des adolescents, et encore, ça m'attriste tout autant. Mais ces mêmes ados sont influencés par ces mères complètement à l'ouest, matraquées surement elles-mêmes par des mères qui leur disaient "t'as pris un peu de poids" au moindre pli de peau apparent.
MANGEZ, MANGEZ, TOUT CE QUE VOUS POURREZ, PRENEZ DES FORCES !
Vous pensez que les forces vous tombent du ciel ? En étant mince, votre seul force est imaginaire, celle de se sentir "conforme", donc INEXISTANTE, TRANSPARENTE.

Les parisiennes se moquent des américaines obsédées par leur apparence, la culture du faux, mais elles sont pire qu'elles à leur façon.
Aux femmes qui se reconnaitront dans ma description, sachez que c'est vous qui véhiculez une image malsaine de la beauté, alors, si vous voulez apporter un peu de bien-être sur cette terre, arrêtez.
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LouIl y a 2 ans
Je pense qu'il y a un juste milieu à trouver. On ne va pas recommencer le combat entre les rondes et les minces. Ce n'est pas le sujet ici et cela risque de parasiter les commentaires. On est toutes d'accord sur le fait que la recherche de minceur extrême n'est pas bonne pour la santé ainsi que l'inverse ;)
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LaurenIl y a 2 ans
Exusez-moi, mais je pense que la simple recherche de contrôle de son apparence est malsaine.
L'important n'est pas d'être mince, c'est d'être bien.
Si vous voulez être mince pour plaire, vous ne plairez qu'à des gens superficiels.
J'étais sûre que quelqu'un trouverait des choses à redire à ce que j'ai dis, alors que je vous donne juste la clé pour être enfin heureuse et rendre les autres heureux.
Mais non, il y a toujours des personnes qui veulent vivre en esclave.
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LaurenIl y a 2 ans
Et si j'ai envie de parler d'obésité, je crois que je fais ce que je veux non ?
Il faut s'en référer à vous pour savoir de quoi peut-on parler ?
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OliviaIl y a 2 ans
Que d'agressivité! Etes vous sûre d'appliquer vos propres recettes d'être heureux et de rendre les gens heureux? :)
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LaurenIl y a 2 ans
Désolée, mon but n'est pas de blesser mais d'exprimer un coup de gueule contre des choses graves.
Mais bon, j'aurais du me taire vous avez raison, on ne peut rien changer au monde c'est bien connu.
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OliviaIl y a 2 ans
Comme dit Lou ci-dessus, il y a un juste milieu. Dans mon cas, "manger, manger tout ce que je peux" me donnera peut-être des forces mais surtout quelques kilos en plus que je ne souhaite absolument pas.
Oui, alors que je suis bien au-delà de l'adolescence, passé 40 ans même, j'essaie de rester mince, sans me sentir non plus esclave. Je ne nie pas non plus la satisfaction que j'éprouve à être mince!
Je crois que ce que Lise essaie de nous dire, que si tacher de contrôler son apparence est une chose, en faire une obsession et une maladie en est une autre (ce qui rejoint votre commentaire sur le corps en bonne santé). Il est dommage de perdre le rapport de plaisir et de partage qu'on a avec la nourriture.
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LaurenIl y a 2 ans
C'est une façon de parler quand je dis "manger tout ce que vous pouvez", comme Brunette qui dit plus bas qu'elle a envie de dire BOUFFE à ses amies qui se privent.
L'important est d'être bien dans son corps, et à partir du moment où vous vous demandez quelles sont les conséquences de ce que vous mangez, vous n'êtes déjà plus dans le plaisir.
Je trouve gravissime l'idée de faire attention à ce que l'on mange de peur de grossir.
Le corps a besoin de graisses. Et il l'élimine par l'ACTIVITÉ.
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IléanaIl y a 2 ans
Ton article empreint de pudeur m'a touchée. Je n'ai jamais été dans une situation similaire, l'anorexie est pour moi une inconnue.
Mais j'imagine la souffrance quotidienne, et l'obsession.
J’espère de tout cœur que tu sauras retrouver la sérénité, effectivement être maman aide énormément à réfléchir...à trouver la force de... à se surpasser.
Je te souhaite tout plein de courage en tous cas.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Etre mère pousse à l'introspection. Ce n'est pas toujours facile mais cela permet de vraiment avancer.
Merci :)
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AnaIl y a 2 ans
Courage.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
:)
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FrancoiseIl y a 2 ans
Chere Lise,

J'ai vu ton article sur Facebook et je me suis empressee de venir sur ton blog pour reagir. J'ai souffert d'anorexie depuis l'age de 18 ans. J'en suis sortie il y a quelques annees, mais j'ai rechute il y a 2 ans. Je suis en remission aujourd'hui et la prise de poids me rend malade bien sur. C'est un enfer. J'ai arrete tout sport il y a 5 semaines et je me suis mise a beaucoup marcher et a faire du yoga tous les jours en classe. Miraculeusement le yoga est en train de m'aider a aimer ce corps qui me permet de sentir, voir, experimenter, aimer. Je commmence a comprendre la magie de cette pratique qui agit sur le mental et sur le physique ! Je suis accro.

Je sais que tu ne vas pas te laisser retourner dans ce trou noir. Tu sais qu'il n'y a rien de bon la-bas, you've been there, done that. Concentre-toi sur le present, because that's all we have. J'aime beaucoup te lire, et des que je reviens a Paris, je te contacte !

Bisous!
Francoise
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
J'espère aussi que l'on aura bientôt l'occasion de se rencontrer :)
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SibylleIl y a 2 ans
Cette chronique me touche tout particulièrement. Je n'ai jamais souffert d'anorexie ni de boulimie, mais j'ai longtemps été renvoyée à mon image comme étant non conforme.

Mon père (qui est un bon père par ailleurs) a toujours été dégoûté par mon corps et par ses formes. Je suis petite, 1m60, pour actuellement 62 kg. Mon IMC est donc de 24,2, je suis donc dans la norme (IMC < 25). J'ai un corps en forme de 8 à tendance A, à savoir petit tour de taille, de la poitrine et des hanches et fesses bien fournies, de bonnes cuisses aussi.

Pour mon père, c'est l'horreur : il m'a toujours trouvée "trop grosse", "obèse", une fois il m'a dit qu'il m'avait vue en maillot de bain et qu'il en avait eu des haut-le-coeur et un dégoût profond.

Il a fallu l'avis de 3 médecins différents pour lui prouver que je n'étais pas "obèse", ni même en surpoids, et qu'avec mon tour de taille de 76 cm j'étais même plutôt protégée contre les risques cardio vasculaires, le diabète, etc.

Je me souviens d'une fois, où il était venue me chercher à l'aéroport, et sans me dire bonjour, il m'avait dit : "t'es grosse". Puis il n'a rien dit sur le chemin du retour. Ca fait presque 10 ans de cela, et même à l'heure d'aujourd'hui, il est encore dégoûté par mon corps.

10 ans que ça dure. J'ai plusieurs fois coupé les ponts avec lui pour essayer de lui faire comprendre. Je lui ai dit que j'avais de la chance de ne pas tomber dans la boulimie et/ou l'anorexie à la suite de ses commentaires, comment dire, plus que ça, du harcèlement. Car oui, la nourriture c'est une affaire de tous les jours, plusieurs fois par jour, au moins 3 fois, et donc plusieurs commentaires dégradants par jour "ça va partir directement dans tes hanches", "tu te goinfres", "regarde-toi", "non mais tu ne vas pas te resservir quand même". Et la honte d'aller manger un yaourt la nuit parce que j'avais encore faim.

Maintenant j'ai un copain qui me trouve belle (et qui est tout content avec mes formes ^^) et mon père d'un autre côté s'est calmé, mais maintenant après des années de combat contre mon père et ses idées tordues je sens que je craque. Je me fais à manger et je me sens mal. J'ai l'impression d'être "dégueulasse", comme il me l'avait dit un jour.

Pourtant oui, j'aime manger, j'aime bien profiter des plaisirs de la vie, et je sais que je ne serai jamais comme les mannequins, ça n'a jamais été mon but. Mais que faire contre ce matraquage d'une part des médias sur la minceur/maigreur, et d'autre part ce harcèlement subi pendant des années par celui qui était censé me donner confiance en moi? Le pire, c'est que je n'ai jamais été en surpoids!

Tout ça pour dire que Lise, je t'admire 1° de t'être sortie de l'anorexie 2° d'avoir repéré la pente "glissante" et d'avoir réagi à temps 3° de partager ton expérience avec nous lectrices et lecteurs 4° de te poser des questions sur la nourriture par rapport à ton enfant et à son éducation et d'agir en conséquence, par rapport à lui, à long terme. Parce que c'est capital.

Désolée pour le déballage de vie privée de ma part, mais ça m'a fait réagir, si seulement certains parents se rendaient compte à quel point ils font du mal et à eux-même et à leur progéniture. Voir le cheminement d'une maman attentive telle que Lise m'a beaucoup émue.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Merci Sibylle pour ton témoignage. J'ai toujours extrêmement de mal à comprendre comment certains parents peuvent avoir une attitude aussi destructrice envers leur enfant.
Ce que je retiens pour l'avoir vécu dans mon entourage très proche, c'est que lorsqu'une personne - même une personne de sa famille - se révèle négative et nocive, on est tout à fait en droit de couper les ponts.
Ton ami te trouve belle, c'est tout ce que tu as à retenir. L'image de la femme renvoyée par les magazines est biaisée, ne t'y fie pas.
Si comme tu le dis tu sens que tu es en train de craquer peut-être que c'est le moment de chercher un soutien psychologique auprès d'un médecin psy. Il est je crois important que quelqu'un t'aide à détricoter ces mécanismes pervers qui te font te sentir mal par rapport à la nourriture.
Je t'embrasse fort
Bon courage.
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wimandineIl y a 2 ans
tu fais bien de parler de "cette tentation de maigrir", car je l'ai subie il y a quelques mois à cause de ces histoires de thigh gap, je les voyais partout, ma tete en était polluée, magazine et autre site internet m'avait quasiment convaincue qu'il me fallait cette "espace entre les jambes" et puis... je suis tombée sur d'autres sites ou des jeunes filles avait subie une véritable descente en enfer, parce que meme si elle perdait autant de poids qu'elle voulait; elle ne pourrait jamais avoir de thigh gap a cause de leur morphologie, il faut avoir les jambes arquées pour cela et ce n'est pas la norme. j'ai pris peur, j'ai arreter de me leurrer. j'étais comme je suis, et je dois m'accepter comme ça et ne pas détester ce corps; on a qu'un seul corps pour toute la vie autant l'aimer.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
C'est une hérésie cette fascination autour du "thigh gap", car comme tu le dis c'est surtout une question de morphologie et non de poids. Je suis très heureuse de lire que tu as su prendre tes distances avec ces sites malsains.
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BrunetteIl y a 2 ans
J'ai couru te lire quand j'ai vu le post FB. Je suis contente que tu nous fasses part de cette face de ta vie, car je pense que peu de gens se rendent compte à quel point ça vous prend, et ça prend ceux qui vous aiment. A moins d'y être confronté, directement, ou indirectement.

Je m'inquiète pour ma soeur anorexique, je m'arrache les cheveux de la voir boire du Coca 0 mais se plaindre de ne pas pouvoir prendre de poids. Elle ne consomme aucun sucre. Cette obsession du contrôle, c'est plus que détestable, et ça vous donne parfois envie de gifler l'anorexique en face. Mais BOUFFE!! voilà ce que j'ai envie de lui crier parfois. Si seuelement c'était aussi simple.

J'insiste sur le rôle joué par les médias, surtout dans la mode, qui me rendent juste complètement dingue. Et rien ne changera, rien ne s'arrêtera, tant que cette influence persistera, tant qu'on fera défiler des tailles -1 ou 32 de 1m80 sur les podiums (entre autres, mais puisqu'on patrle mode ici...). Pour une jeune fille sortie de cet enfer, parfois après des années de souffrance (ma soeur, 12 ans cette année...), combien y plongent ?
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Je pense que la représentation de la femme dans les magazines et les publicités envoient en effet de mauvais signaux aux adolescentes. Mais ce n'est qu'un élément déclencheur parmi d'autres. Les causes de l'anorexie sont souvent plus complexes.
J'espère de tout mon coeur que les choses s'arrangeront pour ta petite soeur.
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maremeIl y a 2 ans
L'anorexie est un sujet que je connais bien. Ma soeur a été anorexique, elle a été placée et alimentée par intraveineuse. Je l'ai été aussi. mais je n'ai pas été hospitalisée. On s'en est "sorties" toutes les deux. Je mets des guillemets parce qu'on n'a jamais retrouvé le poids que l'on avait à l'époque. disons que notre corps a opté pour le "compromis", on a un poids normal. elle est assez petite, elle oscille entre 34 et 36, moi qui suit de taille moyenne, je stagne au 36. "Compromis "car j'ai vraiment l'impression que c'est mon corps qui se régule tout seul: quand je grossis, mon estomac semble refuse toute nourriture. C'est comme si mon corps avait décidé qu'il prendrait soin de lui, certes mais qu'il ne sera jamais plus "enrobé"... S'il reste des traces de cette maladie dans ce self control inconscient, je ne suis jamais retombée dans les affres de cette maladie.Ces périodes où je n'ai pas faim ne durent pas et je me force aussi à faire au moins deux repas dans la journée.
Aujourd'hui, on ne se refuse rien: on mange de tout. On n'y pense même plus...
C'est l'amour qui nous a toutes les deux "éloignées de nous-mêmes " . Elle a rencontré un homme qui avait des blessures quand elle a été placée,il l'a aidée, moi mon ami m'a portée au delà de ma carcasse vers le beau: la musique, les arts, les autres....
je pense que trouver une personne en dehors du cercle familial, une personne qui n'a "aucune raison de nous aimer" mais qui nous aime et nous accepte, ça aide beaucoup.
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RomaneIl y a 2 ans
Merci, Lise, pour cet article.

Je ne commente pas souvent, voir jamais, mais aujourd'hui je me sens tellement proche de toi. Je suis une jeune fille de 19 ans en troisième année d'études (cette année en Erasmus), qui essaie de se donner tous les moyens pour pouvoir accéder dans un futur proche à un métier de la mode, et qui a été anorexique et hospitalisée pour cela à plusieurs reprises.

Depuis mes 14 ans, où j'ai commencé à me faire soigner après un an d'enfer, j'ai bien changer et je considère aller de mieux en mieux, grandir et m'accepter avec le temps. Cependant ces progrès à longs termes sont toujours marqués de périodes de fragilités ou je vois mes anciens réflexes tenter de revenir au galop. Et lorsque la vie nous réserves quelques mauvaises surprises, déceptions, frustrations, il est si facile de céder à de vieilles habitudes qui nous procure cet addictive sensation de contrôle. Une fois le mécanisme relancée, il est bien difficile de ne pas dévaler la pente.
Du haut de mes 19 ans, je pense sincèrement qu'à chaque fois que tu prends consciences que tu recommences à glisser, la seule solution c'est d'en parler. Moi je retourne voir mon psy automatiquement avant que ça n'empire, et comme toi avec Julien j'ai toujours quelques proches bienveillants à qui me confier.

Beaucoup de médecins qualifient l'anorexie d'addiction, et je suis d'accord avec ça. Je reste fragile, mais persuadée que plus le temps passera plus je serai sage, en paix, et consciente de mes comportements, de mon corps, de mes émotions.

En tout cas je te souhaite du courage en cette période un peu délicate, mais lisant ton article raisonné et sincère, je ne doute pas que tu as toutes les clés en main pour faire que ce ne soit qu'une très brève passade.

Bisous.
RÉPONDRE
Lise (TDM)Il y a 2 ans
Chère Romane,
Je ne sais pas si je peux me permettre de te dire cela, mais si tu as encore le choix je te conseillerais de conserver la mode comme passion et de ne pas en faire ton métier. Ce milieu risque de réactiver sans cesse tes fragilités. Des métiers où l'apparence n'est pas au centre de tout me semblent plus propices à ton épanouissement. Maintenant tu es la seule à te connaitre et à savoir ce qui est bon pour toi :)
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Marie2ParisIl y a 2 ans
Merci de ta sincérité et de ta pudeur. Les TCA ne sont pas des maladies dont on guérit facilement (en guérit-on un jour d'ailleurs?) et chaque événement bouleversant nous précipite à nouveau face à nos démons. Je n'ai jamais connu l'anorexie, mon enfer était l'alternance de périodes de boulimies et de privation. Différentes raisons m'ont poussées il y a deux ans dans le cabinet d'une psychologue, et mes troubles alimentaires ont fini par être évoqués. Petit à petit j'ai réussi à comprendre ce qui m'avait amené à ces comportements, et même si je lutte encore, craque parfois, le fait de comprendre m'aide beaucoup.
Ta volonté et la présence bienveillante de Julien sont de solides garde fous. Courage et merci encore.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Je pense comme toi que le plus important est de comprendre les choses afin de mieux y faire face au moment voulu. Et qu'importe si l'on craque, l'essentiel est de tirer des leçons de ces "craquages" ;)
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zaelleIl y a 2 ans
c'est très courageux d'écrire ce post!

pour me mettre à la place de ton fils et bien ma mère était anorexique..aujourd'hui elle a presque 70ans elle a prit du recul, elle a été suivi..bref la vie est passé par la et elle va bien

conclusion moi à 32ans et pour avoir vécu avec elle, je te dirais que j'ai pri le contre pied total: pas de balance! je m'écoute! je fais du sport qui m'amuse! et je balance entre un 38 et 40 selon les périodes.mon mari me trouve belle et moi aussi sauf mes cheveux...

pour moi ma mère représente le contraire de la vie elle s'est fait souffrir pour rien elle est passer à coté du plaisir et de sa vie....oui j'ai un regard noir la dessus désolé... pourtant cela n'est pas la seule, je vois dans ma belle famille, mes copines calculer les calories, le sel,le lait ou le repas n'est plus un plaisir mais une contrainte...

je pense que notre société mais beaucoup trop de pression aux femmes sur leurs poids et on peut perdre le plaisir de manger..manger c'est comme le sexe...top! pourquoi sans privé!

je pense qu'il faut avoir confiance dans son corps, il sait ce qu'il a besoin dans ses excès et ses besoins plus diététiques...au final les filles avec quelques kilos en trop mais tellement naturel mais qui sont épanouie, qui ne réfléchissent pas à chaque bouchée c'est beau. je pense que c'est plus beau que les pages de magazines...
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
"Manger c'est comme le sexe"
J'aime bien ce que dit le docteur Catherine Solano sur le sujet :
"Il me semble qu'il est bon d'avoir conscience que la sexualité est, comme le fait de se nourrir quelque chose de vital. C'est une force très puissante qui nous dépasse et avec laquelle il faut savoir composer pour en tirer le plus de plaisir possible et le moins de douleurs possibles. "
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CamilleIl y a 2 ans
Merci beaucoup pour cet article. C'est rare de trouver quelqu'un qui ose parler de cette situation dont je suis aussi victime.

- Camille
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Bon courage Camille.
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LIl y a 2 ans
Je profite de cette chronique pour poser une question qui me brûle les lèvres depuis la dernière Fashion-Week.
Cette question est: Doit on nécessairement arborer une silhouette harmonieuse et svelte pour travailler dans le milieu de la mode?
Je connais déjà les réponses qui vont jaillir.. cependant après avoir parcouru tous les jours les sites de street style, je n'ai pu apercevoir que des journalistes et chroniqueuses toutes plus minces les unes que les autres..
Cela me travaille énormément, car je ne fais pas partie de ces sylphides, et j'ai l'ambition de faire partie de ce milieu.
Je ne sais plus quoi en penser.
Ces visions de femmes minces m'obsèdent, et déforme mon reflet dans le miroir.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Bien sûr que non ! Les femmes prises en photo par les photographes street-style sont certes souvent fort minces, mais lorsque tu assistes à un défilé tu te rends compte qu'elles sont loin d'être majoritaires ;)
Suzy Menkes, Sarah Burton ou encore Mary Katrantzou ne sont pas des brindilles et cela ne les a absolument pas empêché de rencontrer le succès.
Tu peux jeter un oeil à la rubrique "parties" de Style.com et tu verras que les physiques y sont bien plus variés que sur les photos de Tommy Ton ;)
http://www.style.com/peopleparties/parties/...
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ExcaliburIl y a 2 ans
très loin de là ! Les filles shootées sur les trottoirs à la sortie des défilés constituent l'infime minorité des personnes travaillant dans la mode. J'ai travaillé un bon moment pour un des fleurons de LVMH (en N-3 du PDG), et je peux te garantir que l'absolue minceur était le cadet des soucis des personnes avec qui je travaillais. C'est un parfait reflet de la rue : des petites, des grandes, des rondes, des minces et tutti quanti
Le mot d'ordre, c'est RENTABILITÉ ;) !
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LIl y a 2 ans
Ca me fais un bien fou d'entendre ça. Merci à vous deux.
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matchingpointsIl y a 2 ans
Merci pour ce témoignage et votre franchise ! Il nous semble que vous en aviez déjà parlé dans un article il y a quelques mois ? Votre témoignage peut servir d'exemple pour d'autres femmes, puisque vous êtes dans le milieu de la mode et que le printemps et toute la panoplie de régimes se retrouve dans les magazines féminins. La compréhension et le soutien du partenaire aussi sont très importants.
Encore bravo
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Je l'avais déjà évoqué, mais pas aussi frontalement ;)
Si ce texte peut contrebalancer ne serait-ce qu'un tout petit peu les pages régimes qui ne vont pas tarder à envahir la presse féminine, j'en serais très heureuse ;)
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TwinkleIl y a 2 ans
Courage Lisa et merci pour cette chronique!

Comme ex-boulimique je sais que la tentation est là, mais aussi que un dérapage ne veut pas dire que on va sombrer dans le même cercle à nouveau. Je sais qu'anorexie et boulimie ne sont pas la même chose, mais il y a comme même un fond commun.
Dans mon cas, les enfants mon beaucoup aidé. En voulant être un model de santé pour eux, je l'ai été pour moi même.

Effectivement, comme disent quelques commentaires, tu rends un grand service a beaucoup de gens avec ce genre chroniques, ainsi comme avec celles sur le poids des mannequins ou l'usage du Photoshop. Surtout aux plus jeunes! Je pense faire découvrir ton site/blog a ma fille des qu'elle aura l'age et l’intérêt, car il un un superbe équilibre entre mode, sagesse, art de vivre, analyse critique du monde fashion et gout de vivre!
Merci encore donc.

Et puis, je tiens a ajouter que le style n'est pas une question de poids. Et par tes articles, je sens que tu dois avoir un sacré style!

Una abraçada,
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
"En voulant être un modèle de santé pour eux, je l'ai été pour moi même" C'est effectivement un vrai moteur. Cela permet de se décentrer de soi-même et de prendre du recul !
Je suis très flattée que tu juges TDM assez "équilibré" pour avoir envie de le faire lire à ta fille :)
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CitrinaIl y a 2 ans
C'est vrai qu' il est dur de réussir à résister...
C'est très courageux de ta part de poster ce genre de chronique !!!
Je suis très fière de te suivre depuis mes 12ans sur ce super site ;)
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Merci pour ta fidélité !
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AthenaIl y a 2 ans
Merci Lise pour avoir su mettre des mots sur ces maux que nous sommes trop nombreuses à avoir enduré.
J'ai réussi à m'en sortir grâce au soutien de mes proches. Même si je pense que je n'aurai jamais un rapport complètement sain avec la nourriture, mon corps est devenu mon meilleur allié et sait très vite me rappeler dès que je tombe du côté obscur (ha ha). Je me rappelle que trop bien les épisodes de chutes de cheveux, ce froid glacial qui t'envahit H24 et surtout ces regards inquisiteurs qui te paralysent à chaque détour de rue.
Alors non. Non, pour rien au monde je ne troquerai mon 40 contre un thigh gap.

Retrouver la joie de vivre, je pense que c'est la clé. Et je pense que ton petit bout de chou et tes proches seront tes meilleurs alliés pour y parvenir.

Je te souhaite beaucoup de courage, keep fighting !
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
C'est bon de lire ton témoignage. Le fait de se rappeler les très mauvais côtés de cette maladie aide à la tenir à distance. Ce froid glacial même en été... Non merci ;)
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RêvedepluieIl y a 2 ans
Merci beaucoup pour cet article.
Je suis touchée par ce que tu dis, mais je ne sais pas quels conseils te donner.
Ce que tu décris je l'ai vécu il y a quelques années. ça ne s'est pas envolé tout seul, mais suite à un vrai cheminement personnel et à un apprentissage à la vie et à ses beautés, qui m'étaient alors cachées :). Après un travail personnel éprouvant - pas axé sur cela, mais sur d'autres choses - , j'ai petit à petit, sans vraiment m'en rendre compte, fait la paix avec mon corps et la nourriture. Ce problème n'était qu'un corollaire à d'autres problèmes, et naturellement il s'est résolu quand une nouvelle voie et une nouvelle vision de la vie s'est ouverte pour moi. Et pourtant... comme toi, des réflexes me reviennent, parfois, la culpabilité d'avoir mangé sucré/gras, et l'envie de vouloir faire du sport juste après juste pour "effacer" ce petit épisode, l'idée aussi, lorsque je vois certaines "formes" retrouvées dans le miroir, que si j'ai voulu à une époque, tant les perdre à en pleurer, j'étais peut-être dans le vrai à cette époque... C'est une étrange sensation à décrire... Mais je n'ai pas de solution miracle, je vois la nourriture comme un bienfait de la vie, qui est destiné à m'apporter des choses pour me faire fonctionner, corps et esprit, et me rendre plus jolie, aussi... J'évite les excès et de manger des produits peu sains, mais aujourd'hui, plus pour avoir un corps en bonne santé et resplendissant, que pour mincir... Comme ça, j'ai quand même la sensation d'avoir un contrôle sur ce que je mange, sans que ça vire à l'obsession, et c'est pour la bonne cause. Car oui, manger bien et sain c'est important, et la malbouffe ce n'est pas bon non plus! Aujourd'hui, j'ai repris mes kilos, et ce n'est pas grave :) Bon courage et encore merci
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Refaire à manger pour Julien et moi m'aide beaucoup. Le fait de choisir une recette, d'aller au marché choisir de bons produits et de réaliser un plat sortant de l'ordinaire me permet de ne pas penser calories mais saveur ;)
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PaulineIl y a 2 ans
Je crois que l'anorexie ne nous quitte vraiment jamais. Elle s'éloigne, parfois très très loin, mais il faut rester vigilant. Je crois que ça restera notre fragilité, notre façon de réagir en cas de coup dur.
En tout cas c'est vraiment touchant de te voir te confier, j'imagine que le regard de son enfant et de son amoureux sont les plus grands moteurs pour lutter contre ces mécanismes durement oubliés, qui reviennent parfois nous hanter.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Je pense effectivement qu'elle ne nous quitte jamais vraiment, mais je pense aussi qu'il est possible de la garder à distance. Connaitre son ennemi permet de mieux le combattre ;)
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AnaIl y a 2 ans
Je suis très touché par ce témoignage inattendu. Là c'est sûr, on ne va plus te lâcher, Lise;)!!!! Pour ma part, pas d'expérience d'anorexie, j'ai juste toujours été mince, voire maigrichonne par période. Après ma grossesse, j'ai vite perdu les kilos en trop et avec la reprise du travail, j'étais presqu'en dessous de mon poids d'avant. Bien évidemment, la joie énorme, je retrouve toutes mes fringues d'avant, etc., mais au bout de quelque temps, je note que les mêmes kilos d'avant ne sont pas répartis de la même façon - je trouve mon visage creux, endurci, ma poitrine triste et raplapla, ma peau franchement flasque, et ne parlons pas de la cellulite bien visible...et me voilà aujourd'hui 2 ans et demi, après l'accouchement, je ne sais pas ce qui s'est passé cet hiver, mais j'ai pris spontanément 2 ou 3 kilos (inimaginables à une époque!) et là - mon visage s'est rafraîchi, ma poitrine est devenue plus joyeuse. En parallèle je commence à fréquenter la piscine (alors qu'avant je me contentais de ma minceur), mon corps se rééquilibre et les vêtements me vont mieux. Bon, la cellulite est toujours par ci par là (je n'en fais pas une maladie...), mais je réalise que la minceur, ce n'est pas toujours joli-joli, un corps équilibré, tonique, c'est vraiment plus attrayant. Je n'ai pas de conseils à te donner, chacun à sa morphologie et son point d'équilibre, mais parfois il faut juste déplacer légèrement le curseur, et une nouvelle perspective s'ouvre....
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
"déplacer légèrement le curseur" c'est tout à fait cela. J'accepte de plus en plus des zones de mon corps qui il y a dix ans m'auraient rendu malade. Faire du sport de manière saine permet en effet d'apprivoiser son corps, de mieux comprendre ce dont il a besoin et d'être en paix avec son image ;)
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AnneIl y a 2 ans
Quel bel article!
Je sens bien que ce texte nous touche toutes, nous qui, sans avoir été dans cet extrême, essayons malgré tout de contrôler un peu nos corps pour répondre, même de loin, aux "idéaux". Que celle qui n'a jamais culpabilisé après un dessert me jette la 1ère pierre...
Lâcher prise... j'en rêve aussi! c'est beau dit comme ça... C'est pourtant si simple quand on regarde les enfants... ils sont sans aucun doute notre meilleur exemple!
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Je suis persuadée qu'une vie équilibrée et sans frustration offre une grande liberté en terme d'alimentation.
A la maison, ma mère n'a jamais fait de régime. Jamais la relation poids/nourriture n'était évoquée. Elle nous faisait de bons plats, des soupes, des crêpes pour le goûter, des gâteaux le dimanche, des sorbets en été et toute la famille "conservait la ligne" (sauf mon père mais c'est une autre histoire). Ce que je veux dire par là c'est qu'un peu de bon sens et de joie de vivre permettent souvent de trouver une manière de manger relativement sereine.
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AvaIl y a 2 ans
Je comprends ce que tu veux dire par cette energie, cette vivacite que l on ressent en maigrissant. C est une sorte de shoot, ca rend dependant... Apres je n ai jamais ete anorexique, j aime trop manger pour ca, mais je suis sans cesse en train de craindre de reprendre les kg perdus 18 mois apres la naissance de mon fils... Et ca gache mes aperos avec mes copains (ou je me controle et je ne me detends pas, ou je me lache et je m en veux le lendemain). J aimerais tant retrouver l insouciance de la jeunesse: manger du chocolat et des frites sans arret et rester mince c etait si bien...
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
C'est pour tous ces moments gâchés par l'angoisse de manger quelque chose susceptible de faire grossir que je ne veux absolument pas retomber dans ce contrôle alimentaire.
Sans manger des frites et du chocolat à tous les repas, ne crois-tu pas qu'il est possible - si le reste du temps tu te rassures en mangeant équilibré - de prendre un bon apéro régulièrement sans que cela n'entame ton moral ?
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Val de BruxellesIl y a 2 ans
J'ai lu l'article et aussi les com et je me dis : comme c'est étrange!
Comme c'est loin de moi tout ça ... moi qui arbore surement 15 kg de trop, qui culpabilise constamment de ne rien contrôler. Je sens la douleur qui se dégage de vos messages et pourtant je ne peux m'empêcher d'envier cette force dans contrôle et ce sentiment de bien-être d'être très mince que vous décrivez .
Quelle tyrannie !
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Un sentiment de bien-être qui je te promets est bien fugace. Le reste du temps, lorsque l'on est rongé par cette maladie, c'est syndrome de Raynaud à tous les étages, perte de cheveux, isolement social, douleurs lorsque l'on s'assoie pour cause d'os saillants, pensées morbides, perte de désir, angoisse constante de prendre un gramme, analyse sans fin du nombre de calories contenues dans un quartier de pomme...
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Le cancre Il y a 2 ans
Je suis touché moi aussi.Cas plus rare je suis un garçon qui a basculé à la suite d'un épisode difficile dans ce contrôle excessif du poid.
Aujourd'hui encore même si je ne m'alimenter plus de façon problématique je garde encore des séquelles qd a l'image de moi même,de mon corps et de vieux réflexe inspiré de la terreur de deguouté les autres.
Même si la problématique de l'image médiatique est différente la souffrance et le bien être malsain de se sentir maigre et sur de soi sont des fantômes qui ne vous quitte jamais tt a fait je crois.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
C'est vrai que l'on parle moins de l'anorexie chez les garçons alors qu'elle existe bel et bien.
De mon côté, c'est en écoutant il y a 12 ans un garçon me parler de son anorexie passée et me décrire ses anciens comportement que je compris que je n'étais pas folle. En réalisant que je vivais la même chose que ce qu'il avait vécu, je compris que ce que je prenais pour des traits de personnalité, de la méchanceté ou de l'égoïsme étaient en fait les symptômes d'une maladie. Ce fut le premier pas vers la guérison.
J'espère que tes fantômes finiront, si ce n'est par disparaître totalement, tout du moins par te laisser vivre sereinement.
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Il y a 2 ans
Que c'est "bon" de lire des témoignages pareil surtout quand on se reconnait dedans...
Ancienne anorexique aussi, je ne comprends que trop bien tout ce dont tu viens de parler.
Chaque jour je redoute de "retomber" dans un rapport malsain avec la nourriture. Chaque matin c'est le même geste: vérifier si mon ventre est plat... Et le pire, c'est que mon humeur en dépend! Si mon ventre n'est pas plat, mon humeur elle par contre est très plate...et il m'arrive encore de "sauter" des repas lorsque je ne me sens pas bien dans ma peau...
On ne se sort jamais vraiment de l'anorexie (c'est mon simple avis personnel)...on vit avec des séquelles irréversibles. Et moi même je redoute le jour où je serai enceinte, le jour où je me verrai prendre des kilos sans pouvoir véritablement les maitriser...le jour où mon ventre ne cessera de grossir...
Merci pour ton témoignage et ta sincérité! Je te lis depuis des années, et jamais je ne me suis sentie aussi proche de ce site et de ce qui y est écrit.
Je félicite ton courage et te souhaite de continuer dans cette lancée pour ne pas "glisser" comme tu dis!
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
La grossesse permet de se décentrer de soi-même. D'un coup le plus important ce n'est plus soi mais l'enfant qui grandit en soi. Quand tu réalises que ton ventre grossit parce que l'enfant se développe, le regard que tu portes sur ton corps devient bien plus bienveillant.
Au Canada, le médecin qui a suivit le début de ma grossesse (les premiers mois) ne pesait pas ses patientes. Il disait que les kilos étaient trop associés à quelque chose de négatif dans la tête des femmes et qu'il ne voulait pas qu'elles associent grossesse et poids. Il se contentait de prendre des mesures du ventre. C'était génial.
Les médecins parisiens n'ont malheureusement pas la même bienveillance...
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BrunetteIl y a 2 ans
Lise, je voulais aussi ajouter que je suis très touchée (comme toutes ici je pense) que tu prennes le temps de nous répondre individuellement, d'autant plus sur un sujet aussi délicat, et qui sucite beaucoup de commentaires...
Voilà, juste merci. Merci pour tes articles, tes confidences, tes conseils (je possède et porte encore la robe Topshop que tu m'as conseillée en 2008 pour un mariage...), merci de faire TDM ce qu'il est aujourd'hui, un blog-site, mais où l'auteure et l'ambiance est aux antipodes de ce qu'on pourrait s'attendre à trouver sur les blogs de mode, ouverte, disponible, chaleureuse.

Longue vie à TDM, à Lise, Julien et Charles.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Merci Brunette :)
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ChloéIl y a 2 ans
Bonjour Lise,

Merci beaucoup de ton témoignage ! Je comprends tout à fait ce que tu ressens étant donné que j'étais également anorexique.
A 18 ans, avec le stress du bac et le fait de ne peut-être pas pouvoir rentrer dans l'école de mode de mes rêves (comme il fallait le bac), j'ai perdu beaucoup de poids. A ma rentrée, je faisais 45kg pour 1m69. Je comptais sans arrêt les calories (je mangeais moins de 500kcal par jour). Je pensais me sentir heureuse car je portais ce que je voulais, j'étais enfin dans mon école de mode mais l'alimentation m'obsédait. Je ne pensais qu'à ça. Je ne pouvais pas déjeuner "normalement" avec les amies ou la famille car j'avais tout simplement un blocage.

J'ai ensuite repris mes kilos perdus (j'ai fait de l'hyperphagie : boulimie sans se faire vomir), puis j'ai perdu. Bref quand j'étais en école de mode, j'ai sans arrêt fait du yoyo.
Maintenant tout va mieux depuis quelques mois car je me sens bien. Je mange même souvent du sucré mais tout en mangeant équilibré la journée. J'écoute tout simplement mon corps en mangeant quand j'ai faim. Je suis mince mais pas maigre donc je me sens mieux.

C'est vrai que le milieu de la mode est vraiment influent concernant le culte de la minceur et j'espère vraiment que ça va changer car je ne pensais pas un jour vivre une période d'anorexie étant donné que je me croyais "forte" et que ça pouvait arriver qu'aux autres...
Mes études sont bientôt terminées, je ne sais pas encore si je continue encore mes études ou si je commence à travailler mais j'espère ne pas replonger.

Je te souhaite vraiment beaucoup de courage. Sois forte ! Ecoute ton corps. Le fait d'avoir Charles et Julien te sera d'une grande utilité car quand on traverse des périodes comme ça, recevoir de l'amour et se sentir soutenu par ses proches permet de soulever des montagnes :)

Bonne continuation pour la suite. Même si je ne laisse pas souvent de commentaires, je lis ton site depuis des années. Merci à toi pour tes articles qui sont toujours très pertinents et intéressants.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Chère Chloé, merci pour ton témoignage. J'espère de tout mon coeur que tu arriveras à tenir le coup. Je t'embrasse :)
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ChloéIl y a 2 ans
Merci beaucoup Coco, bon courage à toi aussi ! Bises
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amalIl y a 2 ans
merci pour ce beau partage; ca me remet direct les idees en place...
je reprennais deja mes mauvaises habitudes!
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Si ce petit texte a pu t'aider à ne pas glisser sur la mauvaise pente, j'en suis très heureuse !
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LaetitiaIl y a 2 ans
♥ ♥ ♥ ♥
gros câlin virtuel ! Suis au boulot alors je peux pas écrire beaucoup ! Mais tu me touches, tu sais !
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Maxi câlin virtuel ;)
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MarionIl y a 2 ans
Je trouve ça moi aussi super d'oser publier cet article.
Cependant.. Je ne veux pas relancer le débat minces/rondes, mais je me demande pourquoi on ne voit pas plus de femmes un peu plus en chair sur TDM? C'est vrai que les photos de magazines, les lookbooks etc n'en ont pas, mais il existe pourtant des femmes plus rondes, bien lookées, qu'on peut voir en streetstyle, ou même sur les tapis rouges.

Je pense à ça car j'aime beaucoup les brèves "La beauté n'a pas d'âge", je pense que des brèves "La beauté n'a pas de taille" seraient tout aussi agréables à l'oeil et bénéfiques :)

Voilà ma contribution (je n'ai pas lu tous les commentaires, désolée si quelqu'un en a déjà parlé!) Cela fait maintenant des années que je suis TDM. Je suis ronde, l'ai toujours été (42 pour 1m65), j'essaie de vivre, de profiter tout en prenant soin de moi. La plupart du temps, ça va. Cependant je trouve que mon image n'est JAMAIS reflétée dans aucun média parlant de la mode. Je n'arrive donc pas tellement à me projeter quand je cherche l'inspiration sur le net, car bon, les vêtements ne rendent jamais pareil sur moi. Je sais qu'il y a d'autres morpho à prendre en compte (ma maman qui est petite passe son temps à dire "quand tu es petit rien ne te va" lorsqu'on fait les magasins!) mais si on se met à débattre de la maigreur extrême promulguée par l'univers de la mode, pourquoi ne pas l'illustrer de belles photos de belles femmes bien habillées, et bien en formes?

Just a thought!
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Ton commentaire m'a fait beaucoup réfléchir. On a donc décidé de lancer dans les brèves une nouvelle série : "La beauté sous toutes ses formes".
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TwinkleIl y a 2 ans
Merci pour ta contribution Marion et pour la nouvelle série Lise.
J'adore "La beauté sous toutes ses formes #1" !!

Bonne continuation ;-)
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JennaIl y a 2 ans
bonjour Lise ^^
j'ai beaucoup aimé votre article, je vous félicite de vous être confiée et de vous être réveillée face à cette maladie qui était sur le point de revenir vous hanter. Comme quoi c'est très important d'observer autour de nous et de se remettre en place.
L'anorexie est un fléau malheureusement beaucoup sont tombées dans cette maladie et ça fait vraiment mal au cœur de voir autant d'ado et de d'adultes en souffrir.
Le problème est que nous vivons une époque totalement portée sur le superficiel, le matériel et le physique. Les médias nous véhiculent une image de la beauté qui est totalement erronée.
Il faut changer cette image de la beauté que nous avons qui est totalement fausse et l'oublier. Nous sommes tout(e)s différent(e)s, nous avons chacun(e) un physique, une beauté et une morphologie qui nous est propre. Nous devons cesser de chercher à ressembler à un certain idéal qu'on nous impose.
Nous devrions plutôt chercher à être en bonne santé physiquement et mentalement, apprendre à s'aimer et à s'accepter. Nous ne sommes pas des robots inertes, c'est tout à fait normal que notre corps change avec le temps.
Patientez face à ces épreuves, changez votre rapport à la nourriture et aussi ne faites pas attention au corps des autres, n'oubliez pas que vos proches vous aiment tel que vous êtes. Recherchez surtout la beauté intérieure c'est la plus importante et la plus durable.
Bon courage à tous et à toutes !
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Développer ses talents, éveiller son esprit au beau ( via l'art, la contemplation, la musique), enrichir ses connaissances sont en effet autant d'actions qui permettent d'être fière de soi et de replacer l'apparence physique à sa juste place...
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FloreIl y a 2 ans
Bonsoir Lise,
Je ne connais pas personnellement l'anorexie mais une amie est malheureusement passée par la et je suis d'accord avec toi pour dire qu'il s'agit d'une maladie. Selon moi, c'est la traduction d'un mal être extrement fort.
Pour ma part, je suis très mince de nature : hérédité familiale, caractère nerveux : brûle vite les calories, je ne sais pas très bien ! Toujours est-il que je n'ai jamais éprouvé un sentiment de puissance, ni l'impression d'être un modèle. Beaucoup de mes copines sont obsédés par leurs poids mais ne voudraient pas avoir le mien.
Je pense que le modèle féminin qui fait rêver globalement aujourd'hui (pas celui de la mode, c'est un microcosme à part haha) est celui d'une fille sportive, la fameuse "allure athlétique". D'ailleurs la presse féminine consacrent la plupart de ces pages aux articles régimes et sports. Certaines photos de mannequins mode sont même retouchées pour leur donner plus de formes !
C'est la que je trouve l'incohérence incroyable ! Pourquoi les mannequins sont-elles bien plus minces que ce modèle qui est pourtant celui qui fait le mieux "vendre". Dans un objectif d'avantages économiques, pourquoi les créateurs s'obstinent-t-ils a faire des robes en taille 32/34 pour les faire porter a des mannequins qui font plus d'1m80 ? Certains diront que ce sont des artistes qu'ils ne cherchent pas a faire du chiffre a tout prix. Mais quel manque d'imagination alors que de choisir quasi tous des femmes aux mêmes mensurations ou alors considèrent-t-ils les mannequins comme des cintres, avec une gabarit standard ?! Y a-t-il un lobby derrière ce choix ?
Pour pouvoir exercer leurs métiers, les mannequins sont presque obligés de mettre gravement leur santé en danger. D'ailleurs on oublie souvent que c'est leur métier, si les femmes qu'on voit dans la presse sont très belles, c'est parce qu'être prise en photo, faire du sport, et plus généralement entretenir leurs corps fait partie de leur métier. A partir du moment qu'on exerce un autre métier, on ne peut pas consacrer autant de temps que ces femmes à s'embellir. Il ne faut pas culpabiliser !
Pour finir, il faudrait réfléchir a pourquoi on chercher toujours à ressembler à un modèle et pas plutôt à revendiquer notre singularité !? sûrement le manque de confiance en soi, du a des paroles blessantes qui nous ont marqués. On finit par vouloir rentrer dans la norme pour ne pas se faire remarquer.... Il faut se battre a contre courant ! Ne pas se laisser atteindre par les paroles de personnes qui nous sont pas bienveillantes, compter sur ces proches comme tu as dit Lise !
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
"être fière de sa singularité" c'est ce que l'on devrait apprendre le plus tôt possible à nos enfants.
Et pour que nous adultes arrivions à être fiers de notre singularité, je pense qu'il est nécessaire de prendre beaucoup de recul par rapport aux magazines féminins, d'éviter de se gaver de télé et de faire la part belle à la littérature, à l'art, à la méditation et aux autres.
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MarieIl y a 2 ans
La nourriture est un sujet complexe. Je suis mère d'une adolescente de 14 ans qui est... on peut dire "pulpeuse". Je suis obligée de surveiller son alimentation de près pour lui empêcher de passer dans la case "obèse" et de lui éviter bien de soucis plus tard (des soucis de santé surtout). Je regrette amèrement que je ne l'ai pas fait bien plus tôt. Je l'ai plutôt motivée à manger pendant des années, car elle était maigrichonne. Quand on commence à s'intéresser de près à la vraie valeur nutritive de ce qu'on mange, ça donne parfois des sueurs froides. Des boissons sucrés, des jus de fruit industriels, des sucreries industrielles etc. doivent être interdits par le ministère de la santé. Ne transformez pas vos enfants dans des poubelles ambulantes, apprenez les à manger (et aussi à boire) d'une façon équilibrée.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
C'est un sujet tellement sensible qu'il est important je crois que l'adolescent qui se trouve dans la position de votre fille trouve un soutien auprès d'un psychologue qui l'accompagnera dans sa perte de poids. Sinon les risques de voir s'installer une relation conflictuelle à la nourriture sont grands. Bon courage. Je vous embrasse.
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Stef13Il y a 2 ans
Je n'ai pas connu ce genre de problème
Mais ayant eu 2 enfants, et 35 ans, je change de morphologie, j'ai toujours ce petit ventre mou, et ça m'obsède
Pourtant, je n'arrive pas à manger moins, j'aime trop manger, mais je ne suis pas en harmonie avec moi même et je veux rester séduisante, à mes yeux, quelqu'un de mince est plus attirant
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Un petit ventre mou n'est pas anti-sexy ! Mais s'il te dérange, quelques séances de gainage devraient te permettre d'être mieux dans ton corps :)
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LilyIl y a 2 ans
Merci pour cet article.
Les larmes aux yeux en fin de lecture pour des sentiments déjà ressentis et des mots que j'aurais pu écrire.
Désormais reconstruite il demeure toujours en moi deux personnes : celle qui n'est jamais assez mince et celle qui aime vivre .
Encore merci .
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
L'essentiel est de réussir à donner de moins en moins d'importance à "celle qui n'est jamais assez mince"...
Lorsque celle-ci se fait trop présente, je regarde autour de moi et je réalise que les femmes que je trouve les plus jolies sont celles qui semblent en paix avec elles-même et qui dégagent joie de vivre et sérénité et non celles qui arborent le plus faible IMc ;)
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TaniaIl y a 2 ans
Félicitations pour ton courage et pour avoir réussi à te débarrasser de ce mal (ou presque)!
Ton article me touche particulièrement, moi aussi j'ai des rapports assez conflictuels avec la nourriture (comme 70% des filles au moins une fois dans leur vie paraît-il), et pourtant j'aimais manger.. C'est seulement depuis l'année dernière, depuis que je vis un stress intense lié a mes études (prépa maths spé), j'avais perdu 4kg car je ne prenais plus le temps de manger correctement. Puis, ça a été infernal. Ce doux plaisir de voir s’effacer les petites rondeurs sur mes hanches... Alors là j'ai continué jusqu'à ne plus peser que à 50kg pour 1m75. Je ne sais pas trop comment, mais j'ai pris conscience toute seule que ça n'allait plus, et par chance, j'ai réussi à me défaire des mauvaises habitudes comme réduire par quatre mes portions a chaque repas ou me peser trois fois par jours. Pourtant, dès que je m’aperçois que le chiffre sur la balance a tendance à diminuer, je ressens toujours ce petit sentiment de bien-être malsain, cette envie de toujours aller plus loin. On ne pourra surement jamais s'en défaire..
Mais aujourd'hui je mange à nouveaux correctement. Et surtout je ne rêve plus le soir de nourriture, quel bonheur de manger!
Courage, et merci de me rappeler que moi aussi j'ai été courageuse!
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Cela fait longtemps que j'ai jeté ma balance. Il vaut mieux avoir un jean référent que de se peser sans cesse. La tentation de faire descendre l'aiguille toujours plus bas peut en effet être bien trop grisante et obsédante :/ Et bravo à toi pour ton courage !
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MarionIl y a 2 ans
Je viens de voir une brève "La beauté sous toutes ses formes", et ça fait bien plaisir! Merci ;)
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
C'est grâce au commentaire de Marion un peu plus haut ;)
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MarionIl y a 2 ans
Hé oui, c'était moi même ! Je suis contente que cela vous ai fait réfléchir, c'est un petit pas de plus, et ça prouve que TDM n'est pas un site comme les autres ;)
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
:)
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Café ModeIl y a 2 ans
Plus on parlera des TCA, moins ils seront tabous. On est connectées sur ce coup-là :) Car même si nos troubles sont différents, leurs mécanismes ont certains éléments en commun. Et je continue d'être convaincue qu'on peut s'en sortir. Bon courage!
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Les commentaires de cet article me prouvent en effet qu'il est ultra important d'en parler. Bon courage à toi aussi :)
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MarionIl y a 2 ans
Hello Lise, Je ne lis pas souvent les commentaires, mais là j'avoue que j'ai été hyper touchée par ton article. Je n'ai pas souffert de ces maux, cependant je fais partie de l'immense foule de filles qui ont toujours voulu perdre 3 kilos, puis 5, puis... J'ai tenté tous les régimes de terre... jusqu'un certain âge. Honnêtement rien de dramatique, mon histoire ressemble plus à une pièce de Molière qui ferait rire tant c'était parfois ridicule (dont un régime à base de porto... bref). Un certain age, disons que j'ai arrêté.. sauf quand une amie me propose une séance d'hypnose... hum, c'était il y a une semaine. Rebref.
Mon cas perso prête plutôt à rire, et ça mériterait bien un post. Mais j'ai une fille de 12 ans. Et là c'est différent. Elle va très bien, tout mignonne, et ne pose aucun souci. Et pourtant, je ne peux m'empêcher de lui dire :'attention', 'mange équilibré', etc... Le 'tu vas grossir si' n'est jamais loin. On ne se refait pas. Mais je me demande toujours si je ne la pousse pas dans une réflexion qu'elle n'aurait pas eu ou n'a pas besoin d'avoir. Même si ces petites copines en parlent.
Alors je voulais juste souligner à quel point la frontière est ténue entre un comportement 'sain' et le passage à des excès, et comme vous l'avez beaucoup soulignées pour certains, comment qq mots peuvent être dévastateur (ou pas bien sur).
Et si j'ai écrit tout ça, c'est bien parce que régulièrement je m'entends dire ça, rien de dramatique, et pourtant je sais à seul point ça peut être pernicieux.
Voilà, ton article me fait d'autant plsu réfléchir, mais on vit tous avec son passif et les vieux réflexes (ceux hérités de sa propre maman souvent...) ont la vie dure!
Merci pour ces sentiments partagés Lise.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
La relation mère/fille est tellement complexe... Je suis certaine que tu t'en tires très bien ;) Je n'ai pas de fille mais je vois avec mes petites nièces combien le sujet poids/nourriture peut être sensible.
Ma grande soeur refuse de faire de la nourriture un tabou. Elle s'interdit tout régime et boycotte les produits lights pour ne pas influencer négativement ses filles.
Mais au collège, c'est différent : de la copine qui boude les frites de la cantine "parce que cela fait grossir" à la copine un peu ronde que les garçons traitent de "grosse", ce n'est pas facile pour une pré-ado d'être sereine par rapport à la nourriture.
En tant que parent, mieux vaut sûrement essayer de faire bouger ses enfants et éviter d'avoir des bombes caloriques dans les placards plutôt que de leur faire des remarques. Je ne sais pas... Bon courage avec ta puce de 12 ans.
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JeanneIl y a 2 ans
Après plusieurs années de consultation auprès d'une diététicienne dont le travail consistait surtout à m'apprendre à connaître ma faim réelle et mon énergie propre, j'ai aussi appris que tout produit à base d'asparthame est nocif et donne une mauvaise information au cerveau sur ce qu'est le sucre. Pour commencer, il faut manger de vrais bons produits, fermiers, correctement cultivés, les cuisiner soi-même, varier les cuissons, griller, poêler, vapeur ou crudité. Enfin, se concentrer sur le goût et prendre du plaisir, car nous devenons ce que nous mangeons : donc pour être bien dans son corps il faut lui donner de bons produits et aimer ces produits.
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Je sais qu'il faut que je me désintoxique du coca light. D'ailleurs il n'est pas rare qu'après avoir bu une canette, j'éprouve un fort mal de crâne. Comme si mon corps m'envoyer un signal ;)
En plus de choisir de bons produits, je pense que prendre le temps de cuisiner est également vraiment important.
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cerise confiteIl y a 2 ans
Je suis bluffée par la beauté de ton écriture et ta sincérité pleine de pudeur. Un grand merci d'avoir partagé ton histoire avec nous!
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Merci beaucoup !
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NesIl y a 2 ans
Cet article m'a troublé par sa sincérité. J'ai moi aussi combattu l'anorexie il y a plusieurs années, je ressens aussi ce sentiment de puissance quand mon ventre a l'air plus plat que la normale après avoir été malade pendant quelques jours mais du haut de mes 18 ans je n'ai jamais envisagé les effets que cela pourrait avoir dans ma future vie d'adulte, l'effet qu'une rechute pourrait avoir, et c'est pour cela que j'en ai des frissons. La tentation est tellement forte dans ces moments-là, je suis contente que ton fils te procure la motivation de la combattre... ne la perds surtout pas, tu es un exemple pour bien d'autres femmes, moi comprise !
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Chère Nes, il faut effectivement être vigilant. Ne pas se laisser entrainer sur la mauvaise pente lorsque l'on détecte les premiers signes avant coureur d'une rechute. Cela dit sois sereine : tu as réussir à vaincre l'anorexie, tu réussiras à la tenir à distance.

Je t'embrasse fort.
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CéliaIl y a 2 ans
merci coco pour ce partage, c'est toujours un plaisir de te lire et encore plus quand tu te confies. C'est vrai que les enfants nous apprennent énormément, quand on voit leur insouciance et leur légèreté on se dit que finalement ça n'en vaut pas la peine...
Il ne faut pas oublier qu'on évolue toute notre vie, donc on est nous aussi en apprentissage. Enfin je te souhaite bon courage, et qu'un jour tu puisses manger sans compter, simplement pour le plaisir, quelque chose de bien gras, bien mauvais pour la ligne mais bien délicieux :)
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Lise (TDM)Il y a 2 ans
Comme la pizza d'hier soir par exemple ;)
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LucieIl y a 2 ans
Bonjour Lauren,
Je trouve votre commentaire très agressif et trop facile.
Premièrement nous sommes entre grandes personnes, nous n'avons pas besoin d'être "gronder" comme vous le faites pour lire et comprendre ce que vous écrivez.

Ensuite sachez que chaque personne à son histoire et tout n'est pas aussi simple que vous semblez le pensez. Il ne suffit pas de vouloir et de savoir pour s'extraire de troubles alimentaires.
Même en parlant de simples régimes, tout le monde n'est pas aussi fort que vous, désolée.

Ces personne en difficultés n'ont pas besoin qu'une personne comme vous leur fasse la morale de manière agressive, elles ont besoin de bienveillance! (je sais de quoi je parle).
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LucieIl y a 2 ans
Grondé*
a son histoire*
penser*
personnes*
Sorry :)
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SophieIl y a 2 ans
Bonjour,
je lis seulement aujourd'hui la page de réponse.
J'ai 30 ans et 22 ans de diabète soit 22 ans de d'alimentation équilibrée : exit les petits plaisirs de la vie cf boulangerie, glace de bord de plage et autres petites douceurs forts sympathiques ....
Alors oui l'anorexie est une maladie chronique.
Pensez juste à ceux qui subissent le régime dont ,je n'ai pas peut des mots, leurs vies futures dépendent ( diabète déséquilibrée = complications= décès précoce)..... A coté , le culte d'un corps me parait complétement dérisoire à côté d'une vie normale, sans maladie....
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