Fashion system, les raisons du mal-être

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Entre DA tirant leur révérence, griffes se séparant de designers talentueux, collections oubliées avant même d'avoir été portées, vêtements jetés avant même d'avoir été usés et influenceurs remplaçant en front row critiques et rédactrices de mode, le système régentant l'univers de la mode semble plus que jamais en bout de course. Passage en revue des différents travers actuels de cette industrie…
Sucettes Chanel et YSL

Un usage excessif des célébrités


Rares sont aujourd'hui les marques qui ne cherchent pas à associer leur image à celle d'une "it" girl en vogue afin d'obtenir un gain de visibilité. Désormais, on ne plébiscite ainsi plus une muse pour son aura ou son univers, mais pour son nombre de followers sur Instagram. Or, le phénomène a pris une telle ampleur ces derniers temps qu'il en vient souvent à supplanter le travail du créateur. Lorsque Kendall Jenner défile chez Chanel, on parle ainsi moins de la collection en elle-même que de l'apparition de la jeune femme, tandis que lorsque Kim Kardashian assiste au show Givenchy, on se souvient davantage des photos d'elle en front row que des silhouettes du défilé...

Des designers ultra pressurisés


Entre rythme dévorant leurs réserves physiques et ne permettant pas de nourrir comme il le faudrait leur créativité, réseaux sociaux à conquérir, tentation de devenir une rock star, obligation de faire du chiffre et nécessité de se renouveler vite et bien, les directeurs artistiques des grandes maisons de mode s'usent vite, trop vite pour offrir une identité stable et pérenne aux griffes pour lesquelles ils officient.

Des influenceurs qui prennent le pas sur les journalistes


Pour exister, la mode a besoin de critiques soulignant la faiblesse de telle collection ou le génie de telle autre, de journalistes capables de mettre en perspective la mode d'aujourd'hui au regard du passé, de rédactrices de mode sachant apprécier une coupe et détecter une tendance… Or, celles et ceux qui faisaient jusqu'ici le lien entre les podiums et le consommateur se voient peu à peu remplacés par une armée d'influenceurs au compte Instagram surboosté. À tel point que l'image instantanée a aujourd'hui remplacé la critique de défilé. Il faut dire qu'entre un cliché faisant 10000 likes sur Instagram et une revue de défilé qui ne sera lue que par une poignée de lecteurs, le choix est souvent vite fait pour les marques...

Une omniprésence des grands groupes


Si le rachat de bon nombre de maisons de couture par les grands groupes a permis à certaines de survivre, il leur a également ôté une certaine liberté en leur imposant les règles du marché. Une maison de mode est-elle faite pour générer des millions ? C'est en tout cas ce que semblent s'être fixés comme objectif les LVMH et autres Kering, au risque de dénaturer lesdites maisons et de leur faire perdre leur âme. Il serait certainement plus sain, plus cohérent, mais aussi plus rentable sur le long terme que les investisseurs aident les créateurs à monter leur propre structure plutôt que de les essorer à des postes de DA qui apparaissent de plus en plus comme interchangeables. Pour continuer à séduire, la mode a en effet besoin d'une plus grande liberté et de rester en connexion directe avec les attentes des clientes...

Un impact humain et écologique majeur


Difficile, après avoir vu le documentaire "The True Cost", de continuer à faire comme si de rien n'était. Et pourtant, la machine continue de s'emballer : alors que certains évoquent d'ores et déjà le concept de robe à 1 dollar, de plus en plus de griffes se sentent obligée d'ajouter collections pre-fall et croisières à leur calendrier...

Des prix déraisonnables


Totalement déconnectés du coût de revient, les prix du prêt-à-porter - de Zara à Isabel Marant en passant par Maje et Saint Laurent Paris - ne veulent aujourd'hui plus rien dire. Il serait ainsi temps que les choses soient remises à plat de manière à rendre le consommateur conscient du prix réel des choses et d'arrêter de faire du vêtement une vache à lait alors que celui-ci n'a vocation ni à être jetable, ni à se démoder au bout de 6 mois. Autrement dit, oui à une écharpe à 600 euros si elle est issue d'un atelier artisanal, oui à une robe à 30.000 euros si ses broderies ont nécessité des centaines d'heures de travail, mais non aux manteaux à 430 euros composés d'à peine 30% de laine...

Ce que j'en pense


Face à ce constat, il est urgent que les choses évoluent, sous peine de voir totalement disparaître la mode que l'on l'a aimé au profit d'une industrie désincarnée, avide de profits, désintéressée du beau, vide de sens et clairement inhumaine. Concrètement, je pense que c'est aux créatifs de reprendre le pouvoir. Pourquoi pas une "université d'été" regroupant les créateurs du monde entier et visant à inventer les modèles économiques de demain ? Solitaire par essence, le créateur devrait se connecter non pas à son compte Instagram mais à ses pairs, afin d'établir de nouvelles règles qu'ils imposeront aux dirigeants des grands groupes. Car comme nous le montre l'épisode Lanvin/Elbaz, il n'est pas normal que dans un couple financier/créateur, le premier ait toujours le dernier mot. Il en va de la survie de la valeur créative en milieu fashion...
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Par Lise Huret, le 03 novembre 2015 dans Analyses
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88 commentaires
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RéjaneIl y a 1 an
Archi d'accord sur tout, je suis assez peu fan d'Isabel Marant même si je dois tout de même avouer qu'elle a révolutionné la mode ces dernières années faisant passer du podium à la rue nombre de ses silhouettes. Mais lorsque je vais au Printemps pour essayer un manteau, que la vendeuse me fait poireauter jusqu'à ce que je vienne l'interpeller en pleine discussion avec une amie, lui disant que non, je ne fais pas partie de la déco du magasin... Tout ça pour me ramener le dit-manteau à quatre chiffres en laine et polyester fabriqué en Turquie : non.
Marre d'être des vaches à lait, et marre des blogueuses star porte-manteau façon Chiara Ferragni et autres qui nous débitent un nouveau sac Chloé toutes les semaines, poussant toujours plus à la consommation...
Désormais je me tourne beaucoup vers la seconde main (l'avantage avec ce turn-over, c'est que l'on peut trouver des articles parfaits à bas prix, comme un paire de Vivier neuves à 150 euros...) et c'est très bien comme ça !
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ladyjajaIl y a 1 an
Tout à fait d'accord avec votre commentaire (et avec l'article de Lise). L'achat seconde main et/ ou vintage permet de tomber sur des merveilles d'une qualité - en particulier pour les chaussures - que l'on trouve de plus en plus difficilement en boutique même à prix élevés.
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Personnellement, j'ai de plus en plus de mal à acheter la moindre fringue tant tout cela me pose question. Je regarde les portants débordant du COS du coin et je me dis que je n'ai besoin de rien et que cette débauche de vêtement n'a pas de sens.

Le contraste ici est saisissant entre les boutiques de luxe ou simplement de mode et les nombreuses boutiques vintage... Seules les deuxièmes me donnent envie d'y entrer ;/
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AdeleIl y a 1 an
bonjour
Savez vous pourquoi cette vendeuse ne s'est pas occupée de vous?
Car elle n'appartenait pas au printemps. Les marques pour avoir la chance d'être présentées dans les grands magasins doit payer une vendeuse. Donc les jeunes marques ou celles qui n'appartiennent pas à un groupe ne peuvent pas supporter cette charge (en plus du retour des invendus , et des soldes) c'est pourquoi elle ne vous conseillera pas ce qui n'est pas sur son stand.
C'est ça aussi la dureté du commerce
Si la marque a le budget pour vous faire croire que le produit vous rendra plus belle, il sera vendu partout, celle qui n'en a pas espérera que vous la regardez et la jugez vous même. Vous la ferez grandir et sa créativité avec .
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JacintheIl y a 1 an
Bravo, MERCI pour cet article Lise!

J'approuve chacun de tes mots! Et je ressens une énorme fatigue face à tout ça.
Tout particulièrement depuis 2 mois : j'aide une créatrice à lancer sa marque, et bien que ce qu'elle fait est très beau, intéressant, avec un super concept et un potentiel de fou (je la vois chez Colette), je me sens impuissante face à cette industrie de la mode que je trouve expéditive, violente, agressive, cruelle.... Et vide de sens..
Pour moi, la mode, c'est de l'esthétique, mais c'est aussi une réflexion sociétale, de l'art (tant au niveau technique/conceptuel/esthétique).

Alors oui, il est tant de repenser les choses... Je réfléchie souvent à une chose. Pourquoi ne pas se limiter à une seule fashion week par ville, celles ci étalées sur l'année entière? Il n'y a "plus de saisons" : avec les pays du sud qui s'enrichissent de plus en plus, faisant apparaitre une nouvelle clientèle, les marques proposent des maillots de bains et des t shirt en hiver, de la fourrure en hiver... Tout le positif qui en découlerait serait incroyable, mais bien sûr, personne (et surtout pas les multinationales) n'est prêt à la décroissance...
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JacintheIl y a 1 an
"de la fourrure en été" bien sûr!
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Je suis d'accord : le découpage par saison a de moins en moins de sens. Cela dit , il me semble compliqué de mettre en place une fashion week "continue" sur toute l'année, le principe de la fashion-week étant de réunir tout le fashion cosmos ( et surtout les acheteurs) à un moment T afin de concentrer les transactions :/

Le principe même de fashion week est à mon avis obsolète.
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CarroIl y a 1 an
Malheureusement c'est le lot quotidien de tout créatif (c'est mon boulot) et pas seulement dans la mode ; profit, profit, profit, et à court terme : maintenant, tout de suite.
Le mec qui finance ne sera jamais prêt à diminuer ses gains pour gagner en créativité et en qualité, non non non il s'en tape que ça révolutionne le milieu, ou alors il faut que ça fasse vendre. :( Le monde entier est dirigé par ce genre de personnes...
Tout ce qu'il reste comme espoir ce sont les petites structures, en visant petit on a moins de pression et on peut mieux travailler le produit, l'identité, la créativité.
Je trouve ton idée d'université d'été réunissant les créateurs de mode super même si je doute que les idées nouvelles (et probablement géniales) qui en sortiraient soient prises au sérieux... Aux yeux des financeurs les créatifs sont utiles mais qu'ils restent dans leurs bureaux de créas et qu'ils laissent faire les grands quand il s'agit de stratégie... :(
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Oui mais sans les créatifs les financiers ne servent à rien. Je me dis que si les créateurs pouvaient négocier dès le départ plus que ce qui touche à leur revenu, je pense notamment aux perspectives de développement de la marque etc, les choses auraient peut-être un peu plus de sens...
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CarroIl y a 1 an
Oui tu as raison, les négociations à la base seraient sans doutes une solution.
Si on essaie de penser avenir, il faudra miser sur le moins, le mieux, le + écolo, on a clairement un problème avec l'environnement alors pourquoi les industries continuent-elles de produire, produire, produire, de + en + en essorant tout le monde au passage ? Cette accélération va forcément conduire vers un effondrement, ... et tant mieux ! Qu'on reconstruise mieux, qu'on ralentisse tout, on peut continuer à faire de la mode mais différemment, surtout que lorsqu'on en parle autour de nous on s'aperçoit que ce système ne convient à personne !!
L'avenir est entre les mains des créatifs, des idées il y en a plein mais il faut un contexte favorable pour qu'elles puissent émerger...
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matchingpointsIl y a 1 an
Votre billet est très juste - la création se trouve désormais en deuxième plan, l'investissement à long terme est balayé et ne compte que bénéfice à court terme. En proposant une mode "durable" et de qualité, qui justifiera son prix, la création pourrait se consacrer à son vrai travail. Le monde de la mode est devenu trop people ce qui coûte beaucoup d'argent, au détriment du reste...
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Je ne peux qu’acquiescer !
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RosalieIl y a 1 an
Je suis loin de connaître le monde de la mode, mais je voulais te laisser un commentaire de soutien. Merci d'écrire ce genre de choses. Nous en avons besoin ! Tout devient tellement insensé... La transformation d'IG en star system me donne envie de vomir, quant à Zara, je l'appelle "le Lidl des millionnaires"...
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Les choses ont effectivement dégénérées :/
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SpunkyIl y a 1 an
D'un côté les rédactrices de mode qui veulent écrire librement sont vite muselées par les annonceurs, les grands groupes. Ce qui laisse un large tapis rouge aux blogueurs et leurs belles photos et leurs nombreux followers. Le phénomène est si stupéfiant que certains créatifs se mettent la pression pour créer des vêtements "visuels" pour plaire aux blogueurs, intuitivement des gens de l'image. Pour moi, la mode ce n'était pas que ça. Au -delà de la construction d'un habit, il y avait mille choses que l'on pouvait sentir de notre société. Là, c'est un peu l'ère de sois belle et tais-toi, avec ces images léchées mais si peu expliquées. Kardashian est un phénomène de l'époque, il y a des choses à dire pourtant sur sa récurrence, son omniprésence. Avant la mode existait davantage par elle-même, maintenant sans Instagram et le clan Kardashian, on dirait qu'elle doute d'elle-même. Quand j'entends qu'Alber Elbaz était devenu has-been en raison du succès d'Olivier Rousteing, je me dis que mon idée de la culture mode restera très personnelle et je ne pourrais qu'en discuter ici. Les créatifs ont besoin de plage de repos, de se ressourcer. Les prix sont ridicules. Quand j'achète une robe en velours Nina Ricci vintage et qu'on me présente une robe en velours de chez Marant, rien qu'au poids du tissu, je sais où se situe l'arnaque. Ta "frustation " est partagée.
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Et certains shows sont pensés pour Instagram (Coucou Karl ;)
L'image n'est pas suffisante pour nourrir l'imaginaire, le désir, il faut plus... Tout ce petit monde finira bien par s'en rendre compte mais sûrement trop tard. A moins que la mode soit définitivement passée du côté zapping.
Dans ce cas-là, il faudra dévaliser les boutiques vintage et conserver précieusement ces vestiges d'un autre temps. Un temps où qualité, pérennité et créativité savaient se matérialiser en vêtement.
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caroline in ParisIl y a 1 an
Merci pour cet article bien écrit et pertinent! Et je me regale aussi des commentaires! Decidemment on dirait que le Vintage te plait Lise! Quand je vivais a Milan j organisais des Vintages Fashion Shopping Tours, c était un moyen sympa de faire découvrir la ville et ses petites boutiques parfois/souvent cachées dans des "cortile". Il faudrait que je remette ca pour Paris maintenant...Sinon pour en revenir a ton article il ne faut pas oublier que L Europe et les US ne sont qu une partie des acteurs, en France et d après les commentaires je sens un vent de pessimisme qui entraine (peut être?)a la passivité, qu en est il du cote des jeunes créateurs des pays emergents d Asie? Pour avoir pu l observer leur degré de maturité est different, l espoir est peut être vers eux...
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....Il y a 1 an
Mais comment faire?
Personnellement, je pense d'abord qu'il y a trop de marques. Trop de jeunes designers pensant apporter quelque chose de nouveau se lancent. Je préfère de loin voir les talents aller consolider des maisons francaises, italiennes ou anglaises que de les voir se lancer à l'aveugle. Regardez NYC et Londres, c'est la jungle! Et de combien de maisons faisant des imprimés digitaux ou encore surfant sur la vague minimaliste/anti-fashion 90's avons nous besoin?

A partir du moment où la mode est devenue à la mode, la machine s'est emballée. La chute de Montana, l'eviction d'Hervé Leger ou d'Ines de LF de leur propres maisons, les départs successifs de Tom Ford, Helmut Lang & Jil Sander...etc.

Si pendant longtemps la solution venait des petites maisons et autres créateurs indépendants, je pense que cette fois-ci, elle doit venir d'en haut.
Je trouve particulièrement dommage que ce système "convienne" à Karl Lagerfeld car je pense qu'il est le seul aujourd'hui, compte tenu de sa position chez Chanel, à pouvoir donner une nouvelle impulsion à l'industrie.
Chanel est à elle seule la maison qui synthetise tout les excès de l'industrie: les shows déments, les prix qui ne cessent d'augmenter, le buzz excessif, les célébrités front-row et dans le défilé.
On se souvient tous du show "Redcarpet" avec Nicole Kidman sur le podium à la fin du show pour officialiser sa campagne N°5 il y a 10 ans...
C'est encore chez Chanel qu'a commencé la folie des pre-collections.

Je pense que si Karl et les Weirthemer décidaient d’arrêter la folie, l'industrie suivrait.
Mais malheureusement, le nombre croissant de pays émergents et la compétitivité folle ne cessera surement rien.
La couture redevient rentable et les personnes fortunées sont toujours autant en appétit de mode.
La mode n'a jamais été autant à la mode. C'est la folie furieuse...Et même Sandro présente à la FW.
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SpunkyIl y a 1 an
Dans certains quartiers, les boutiques de mode ont remplacé les commerces plus utiles. On peut donc mourir de faim, il nous restera des fringues hors de prix. La mondialisation de la mode à tout prix a peu de sens.
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Trop de marques, c'est certain... Mais comment réguler ? Des quotas ? ;)

Karl : il nourrit ce système... Il y va à fond et s'amuse. Tant mieux pour lui mais cela a pour résultat d'emballer la machine :/ Il n'a pas de limite dans la démesure. Comme s'il ne pensait pas une seule seconde aux conséquences de ses partis pris.

Sandro à la FW... Tout est dit.
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SteldaIl y a 1 an
Et tu oublies H&M présent à la FW !!!! Un signe que fast fashion et couture sont réunies.
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TwinkleIl y a 1 an
Intéressante réflexion Lise.
Je suis d'accord avec tout, sauf malheureusement sur un point: L'industrie désincarnée, avide de profits, désintéressée du beau, vide de sens et clairement inhumaine, à mon avis n'est pas en train de s'imposer, mais elle s'est déjà imposé.

Le point qui me révolte le plus est celui du prix, car le plus souvent dans le secteur mode il ne reflété ni la valeur réelle ni le coût réel de ce que nous achetons. D'un coté, un t-shirt affiché à 1 euro dans le magasin (oui, ça existe), nous coûte en réalité beaucoup plus par son impact environnemental et social. Ce que nous allons payer plus tard avec nos impôts.
D'un autre une robe à 300€ en polyester et produite en Asie, est une mauvaise blague que à mon avis nous ne devrions pas accepter. Si les pièces avaient un prix reflétant autant sa valeur comme son coût global, je suis convaincue que les consumérisme fou ralentisserait.

Ainsi, je suis de plus en plus pour investir dans des pièces de bonne qualité matérielle et de coupe, produites dans des bonnes conditions (locales ou ailleurs), quitte à payer plus et quitte à acheter moins. Le moment est peut-être arrivé de faire durer des belles choses?

Et comme est dit dans l'article référencé du Vogue, le pouvoir est on fait avec nous et notre porte-monnaie. Sommes nous prêts pour le défi??? Je crains que non, qu'il y a encore beaucoup d'insouciance et d'hypocrisie coté consommateurs aussi. À coté d'habitudes qui vont être difficiles à changer.

Mais... la théorie se révèle d'habitude plus facile que la pratique. Alors... il faut que en même temps j'avoue ma propre difficulté à appliquer ces pensés, tant j'avais pris l'habitude de la surconsommation. Et si je crois acheter mieux et moins, il y a encore du chemin à faire...
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Lise (TDM)Il y a 1 an
C'est pour cela que j'ai utilisé le terme " totalement" car effectivement cette industrie " désincarnée, avide de profits, désintéressée du beau, vide de sens et clairement inhumaine" est déjà quasi omniprésente :/

Lorsque je vois le nombre de cordonniers et de tailleurs à Florence, je me dis que oui il faut faire durer les choses et opter pour des pièces parfaites susceptibles de durer toute une vie.
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WonderLineIl y a 1 an
Je suis entièrement d'accord avec tes propos Lise. La mode n'est plus de l'art mais un véritable business, son public et ses acteurs sont donc inévitablement en train de muter.
Je ne suis pas sûre qu'il soit encore possible de faire machine arrière...c'est un contexte global qui va au-delà de la mode malheureusement.
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Nous sommes en pleine phase de transition. Nous avons - enfin ils ont - encore une légère marge de manœuvre avant le point de non-retour...
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alexIl y a 1 an
Même si je suis d'accord avec le constat que tu fais de la mode (poids énorme du celebrity-business / burn-out des DA et pas qu'eux d'ailleurs - je pense aux assistants, attachés de presse, etc. / consumérisme dangereux écologiquement et humainement), je pense qu'on oublie vite que la mode est surtout une industrie, un commerce, qui doit générer du profit. Selon moi la mode n'est pas de l'art au sens pur du terme. Certes, on y fait passer des émotions, on créé une vision, une image de la femme, on traduit quelque chose de notre époque... mais dans le but que ces créations se retrouvent en boutiques ou grands magasins, et qu'elles se vendent, qu'elles soient portées. Je ne dis pas ça par cynisme. Je pense juste qu'il faudrait redonner du sens à ce qu'est la mode aujourd'hui, et surtout respecter les personnes qui travaillent à faire tourner cette industrie. J'ai l'impression que c'est cela qui s'est perdu, et qui a précipité cette industrie dans une course folle aux faux semblants, la rendant totalement désincarnée.
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alexIl y a 1 an
et pour finir la mode est devenue une chose de complètement mondialisée, où les marques pensent plaire à la femme du Moyen Orient, comme d'Australie, Japon, etc. La cible privilégiée n'est plus unique, la Parisienne (lol), mais elle est devenue internationale, rendant possible de proposer des collections d'hiver en été, quand par exemple dans certaines contrées l'hiver tombe en plein mois de juillet par exemple.
Alors tant qu'il y aura de la demande, est-ce que les marques s'arrêteront de nourrir la bête ? Est-ce qu'en tant que consommateur, on réussira à faire bouger les choses ? Ou alors nos institutions doivent s'y mêler (attention je parle pas de l'Etat lol, mais genre de la Fédération de la mode par exemple ?)
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Lise (TDM)Il y a 1 an
"respecter les personnes qui travaillent à faire tourner cette industrie", respect, considération... C'est vrai que cela manque beaucoup au sein de cet univers.

Je pense que le consommateur peut faire bouger les choses mais il faudrait qu'il y ait un mouvement global et cela me semble utopique car nous sommes tous à des stades différents de réflexion sur le sujet. Mon espoir ? Que la jeune génération de plus en plus sensibilisée à ces problématiques décident de changer de mode de consommation vestimentaire. La couture revient bien à la mode, non ? ;)
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J.Il y a 1 an
Je te remercie d'aborder ce sujet car il m'intéresse tout particulièrement et je pense que l'on devrait en parler davantage.
Ce secteur est à l'image de notre société, le travail pour faire évoluer les choses dans le bon sens s'annonce donc très compliqué... Il va effectivement falloir tout repenser et réorganiser. Or, ce système semble convenir à une minorité puisqu'elle lui procure de nombreux bénéfices (financiers évidemment), donc pour elle, il n'y a aucune raison de changer. Hélas, j'ai bien peur que le court terme prenne le dessus sur le long terme...
Je pense que comme toute cause, il faut un leader. Or comment le trouver dans un secteur où tout le monde semble de plus en plus remplaçable ? Qui serait à même de soutenir cette cause et de la défendre avec force ?
Mais bon, encore faut-il que la population (et pas seulement le monde de la mode) réagisse, puisque même les récents incidents humains et écologiques, pourtant désastreux, n'ont semblent ils que susciter un bref émois :/
Ceci dit, nous pouvons, comme cela a été dit dans les commentaires précédents, agir à notre échelle en consommant mieux et bien et peut-être que cela fera bouger les choses ?
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Il n'y a plus qu'à espérer que Karl Lagerfeld se convertisse à la religion du "slow" et inverse la vapeur. Si d'un coup Chanel ne produisait plus que deux collections par an, les présentait à huis clos et axait sa communication sur la mode "responsable", les choses auraient peut-être une chance de changer ... ;)
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PlasticheadsIl y a 1 an
Chère Lise ,c'est avec beaucoup d'émotion que je lis ton article car cela fait maintenant 2 ou 3 ans que cette situation me rend chèvre.
Etant styliste, je te confirme que le poison se trouve au coeur même des marques, des maisons.
Lorsqu’ils recherchent un créa, ils ne regardent qu'a moitié ce qu'il a dans le ventre, en revanche, si tu as un blog, un instagram particulièrement suivit...c'est le jackpot.
Quand on aime la mode pour ce qu'elle véhicule, pour l'amour du savoir faire, de l'artisanat, la sociologie, ou encore l'histoire on a l'impression d'être une minorité!
Tu as un sac chanel ? Banal ! Hermes ? Banal ! tout a un gout de banal puisqu'on achète parce qu'on l'a vu sur un compte instagram. Ce que ça représente? bah qu'on suit les bonnes personnes sur instagram !
Cela fait un moment que je dis à mes proches, que j'ai la sensation qu'il va falloir prendre les choses en mains, réunir les personnes qui ont ce même sentiment et aller à contre courant plutôt que de se plier pour continuer à exister dans le milieu. L'idéal serait que le changement s'opère dans les maisons mais cela implique beaucoup d'autres aspects qu'ils ne sont pas près à occulter.
Je pense aux jeunes designer, marketeur,couturier et j'en passe, désireux d'un changement! (l'appel est lancé hahaha!)

Bien évidemment il ne faut pas oublier que la mode est une industrie, mais il n'est pas vraiment dans son intérêt que cette aspect prenne le pas sur l'authenticité et la créativité. Vendre du vent ça ne pourra pas durer !

Inutile de souligner la "kardashianisation" de la société ? Bah si ! Sois belle (en photo bien sure parce qu'en mouvement croyez moi ça n'est pas très ...harmonieux dirons nous) et beeeiiin...rien d'autre ! C'est ton but dans la vie ! Trouver le meilleur angle de photo qui te mettra "en valeur" est ton objectif de carrière!

Je suis persuadée que les choses vont bouger car il y aura forcément un point de rupture!
Il semblerait que nous aillons la maladie de la mode...
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Lise (TDM)Il y a 1 an
J'imagine à quel point cela soit être difficile aujourd'hui d'être un créatif...

Il est certain que nous arrivons à un point de rupture et l'avenir est à inventer. Tout dans les réseaux sociaux n'est pas à jeter loin de là mais il faudrait parvenir à les utiliser à bon escient. La mode de demain doit se servir de l'ultra modernité qui l'entoure pour trouver un nouveau mode de fonctionnement. Qui sait, peut-être que lorsque les imprimantes 3D seront démocratisées, on achètera en ligne un modèle (chez un créateur ou autre) et on se l'imprimera. Finies alors les boutiques, mais aussi le monde du textile :/ Tout cela est à envisager et à intégrer de manière à pouvoir trouver une solution cohérente et viable.
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MarinaIl y a 1 an
Tu as très bien analysé la situation actuelle.
D'ailleurs en tant que simple consommatrice, j 'ai souvent du mal à me retrouver entre les articles de la fast fashion à des prix ridicules et les marques moyennes gammes dont les prix ne cessent de flamber. On perd totalement la notion de la réalité des choses. D'autant que le fait de parler de rapport qualité prix paraît être un concept totalement démodé dans ce milieu.
Certainement que, comme dans tous les domaines lorsqu'il y a trop d excès, la bulle finira pas éclater. Espérons que la crise qui suivra ne sera pas trop violente.
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Rapport qualité/prix ? Mais qu'est-ce que cette notion ? ;)
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CheymaIl y a 1 an
Il me manque le petit emoji "clap clap", j'en mets plein par la pensée! Bravo, bien dit!

www.cheyma.com
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Merci ;)
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virginie/mode9Il y a 1 an
Les financiers dirigent le monde et la mode n'échappe bien évidemment pas à cette règle, c'est triste mais c'est ainsi. Il y a bien d'autres domaines où cela est bien plus dommageable. Tout est devenu com'/marketing. Notre société est en pleine dégénérescence (j'ai l'habitude d'ironiser mais là, malheureusement pas !)
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Notre société est en pleine mutation. Tout est en ce moment très flou, mais je crois que l'on finira par trouver un nouvel équilibre. En tout cas, il faut l’espérer ;)
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moiaussiIl y a 1 an
Hello,
Moi c'est le concept du sac à 500 euros du cm2 qui me laisse dubitative.. le joint du plombier à 140 euros de ce matin aussi... :):)
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Lol ;)
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miss agnesIl y a 1 an
Très intéressant. Et qui explique aussi peut-être le retour à l'artisanat, au fait main ou local, comme illustré dans les mouvements comme #slowfashion et #slowfashionoctober, qui génère des discussions passionnantes sur le coût de la mode, la tracabilité des matériaux. Beaucoup de réflexion aussi autour d'une garde-robe minimaliste dans la blogosphère et une nouvelle simplicité. Tendance annoncée par le forecaster Gerald Celente lorsqu'il annoncait il y a quelques années le besoin d'une Renaissance, le retour au local et le besoin d'une nouvelle élégance, à l'opposé de la fast fashion et du trash. Vaste sujet, ce que tu soulignes dans ton billet sont les symptômes d'un monde malade de surconsommation et surexposition. Il serait temps de ralentir, mais la mode peut-elle encore le faire?
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Gerald Celente : cela fait plusieurs fois je croise le nom de ce futurologue, il faut vraiment que j'aille voir de plus près ce qu'il raconte ;)

#slowfashionoctober : c'est noté je vais aller voir, merci !
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lisou38Il y a 1 an
J'adore ce genre d'article et merci donc de l'avoir écrit :D !!!

C'est vrai qu'il y a de plus en plus de marques qui cherchent une célébrité plutôt qu'une collection réussie mais j'ai aussi le sentiment que les designers doivent (aiment ? ) également se prêter au jeu de la médiatisation. Olivier Rousteing, Ricardo Tisci et Nicolas Guesquière le font très bien et je crois que c'est aussi ce qui fait que Balmain, Givenchy et Louis Vuitton sont aujourd'hui perçus comme des marques cools : c'est bien de voir des stars en front-row, c'est encore mieux quand elles sont dans les bras du designer ...

J'ai beaucoup aimé le reportage sur Arte "Nous sommes fashion" dans lequel on suivait la fashion week d'une part avec une rédactrice de Vogue Allemagne et d'autre part avec deux blogueuses allemandes. C'est assez frappant comment ces personnes sans réelle formation journalistique ou artistique pour la plupart ont infiltré ce milieu très exclusif !

On a pu voir ces derniers jours la confrontation grands groupes / investisseurs et créateurs mais je crois que les jeunes artistes aussi ne rechignent pas à travailler pour LVMH et consœur même si cela passe par la suspension provisoire de leur propre marque ( comme les créateurs de Coperni passé chez Courrèges...). Donc je sais pas trop quoi en penser, c'est peut être du Win-Win jusqu'à ce que l'un des deux ne soit plus satisfait ?

A force de citer le film "The True Cost" dans plusieurs de tes articles, il me trotte dans la tête ! C'est promis je le rajoute à ma liste de films à regarder :p

En résumé un article qui soulève les bonnes questions et à ce que j'ai pu lire, cela a inspiré des commentaires très intéressants. T'en as de la chance d'avoir de telles lectrices :D

Question subsidiaire parce que je veux toujours comprendre d'avantage ;) : où est ce que toi tu te situes ? Parce que selon moi, tu fais partie de ce fashion system (que tu le veuille ou non :p ) comme tu tiens un site de mode, gagnes ta croute grâce à ça et t'es connue et reconnue ;) Et plus généralement comment tu vois le collectif LPC dans tout cela ? Nan parce qu'avec toutes les brillantes femmes de ce groupe, vous avez je suis sure une sacrée influence sur les françaises avides de mode :o
J'ai l'impression que c'est un peu le grand écart : D'un coté par exemple il y a la rédactrice de CaféMode qui a une place assez "classique" dans le milieu de la mode car elle assiste via son poste à l'Express aux défilés, utilise son blog pour des réflexions personnelles et de l'autre il y a la blogueuse mode de MakeMyLemonade qui joue le jeu de l'image et des réseaux sociaux et qui je crois a lancé une ligne de vêtements qui changent tous les mois (participant par la même occasion à la course folle à toujours plus de nouveautés plus fréquentes et court-circuitant même les marques qui ont des collections pre-fall et croisière). Bref que de réflexions, peut-être trop poussées ? xD
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Lise (TDM)Il y a 1 an
En ce qui concerne ta question subsidiaire, je considère que nous nous situons en périphérie du fashion system : nous en vivons certes, mais en nous tenant au maximum à distance de ses excès.

En ce qui concerne les LPC, il faudrait leur poser la question à chacune ;) Pour ce qui est du business de Lisa, je retiens surtout qu'elle vend des patrons et incite beaucoup ses lectrices à se mettre derrière leur machine à coudre ;)
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MeltIl y a 1 an
A.M.E.N quel plaisir de lire ce site. Mon petit plaisir du soir après le boulot.
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Tu es un amour ! Merci :)
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EmieIl y a 1 an
Je suis d'accord sur tout. C'est malheureux de voire les maisons de couture se dénaturées petit à petit, aspirées par des groupes dont le seul but est toujours plus d'argent.
Mais là où je ne suis pas d'accord c'est que ce n'est pas aux créas d'agir, mais au consommateur.
Par ce que les vrais responsable c'est le fast fashion, les géants comme zara et h&m qui propose toujours du nouveau pour pas cher, et les consommateurs qui achètent toujours plus.
Alors forcement quand on vous fait du Isabel Marrant ou du Kenzo à 30 euros avant même que leur propre produit ne soit sorti, vous foncez.
Sauf que c'est la que la machine déraille, et que la couture se voit contrainte de tenir le rythme elle aussi. Mais si on finissait par comprendre que sur consommer la mode ne rime à rien, prôner la qualité et les artisans, on finirait peut être par inverser la tendance.
Ne pas acheter dans les grands groupes, faire attention à la provenance des produits, favoriser les maisons de couture indépendantes, par ce qu'il en reste quand même, à celle appartenant à des multinationales, et essayer d'être plus créative pour porter les vieilles pièces qui trainent au fond de son placard, peuvent être des solutions.
Il faut juste agir , continuer d'en parler et croiser un peu les doigts.
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Tu as raison, notre comportement pourra peut-être à terme faire évoluer les choses. Croisons très fort les doigts ;)
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tiphaine Il y a 1 an
Bravo pour cet article intelligent qui a pour mérite de remettre les choses à plat et de poser les bonnes questions sur l'industrie de la mode.
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Lise (TDM)Il y a 1 an
;)
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wimandineIl y a 1 an
j'ai découvert ton site il y a 2 ans, c'était la première fois que je voyais quelqu'un de la mode se préoccupé un tant soit peu de l'écologie, faisant écho à mes convictions. je suis étudiante, les friperies sont pour moi une petite mine d'or ! je n'ai jamais était attirée ne serait qu'un peu par les silhouettes des défilés, c'est tellement loin de moi, le seul créateur qui me faisait rêver c'était Alexander McQueen, j'ai dévoré tes articles sur lui, j'ai regardé tous ces défilés... aujourd'hui aucune marque ne me fait rêver, vibrer, ou me donne des idées. j'avais économiser un peu pour m'acheter une belle pièce, l'argent dors toujours, je ferais plutôt un voyage finalement !
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Oh oui voyage !

Les voyages se révèlent en effet souvent bien plus précieux que les choses matérielles ;)
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nisrineIl y a 1 an
trop de mode tue la mode...
nous vivant dans une époque ou il est question d'inflation de personnes avide de fortune et de pouvoir.
quant on associe son image à Kim K ....
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Pauvre Kim, elle est le symbole à son corps défendant de l’hérésie collective d'un milieu :/
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frenchgirlshoesIl y a 1 an
Et du mauvais goût.....
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LucieIl y a 1 an
Hello Lise,

Merci pour cet article qui dit bien les choses. Je crois que nous sommes très nombreux(ses) à ressentir les choses ainsi, mais que le discours médiatique à ce sujet reste très discret. C'est dommage.

Je me reconnais tellement quand tu te dis parfois paralysée dans l'achat tant tu en ressens l'absurdité. Acheter plus cher pour de la qualité, ok. Mais que faire quand la qualité n'est même pas au rdv ?

Pour ma part, je pense que nous devons nous responsabiliser en tant que consommatrices, même si cela demande de résister aux envies d'achats multiples. J'aimerais (j'essaie d')acheter plus de vêtements made in France ou a minima en Europe, taper uniquement dans des marques dont on me dit "ça, ça dure 15 ans". Elles sont rares ! Mais c'est ma solution pour me sentir moins schizophrène.

En parler pour en faire prendre conscience et se forcer à être moins hypocrite en est une autre :) Thx again !
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Et si nous apprenions également à coudre et tricoter ? Sérieusement, on prend bien plus soin d'une pièce confectionnée par ses soins que d'une jupette H&M... Il y a quelques années je m'étais cousue une robe d'été, il ne me viendrait pas à l'idée de la jeter et je la porte toujours avec beaucoup de plaisir. De même ma plus petite sœur (fan de mode) aime énormément porter les fringues que j'avais fait durant mes années d'école de mode, tout cela pour dire que le vêtement "fait main" donne envie de vivre le vêtement autrement ;)
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SteldaIl y a 1 an
Tu as tout résumé, Lise.Nous sommes bien plus nombreux qu'on le croit à penser comme ça, y compris des influenceurs comme toi et c'est positif :). Depuis plusieurs années, je vote avec mon porte-monnaie et c'est possible. Je crois que c'est le seul moyen de faire avancer les choses.
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Lise (TDM)Il y a 1 an
"Voter avec son porte-monnaie" : tu as raison, c'est sûrement l'un des seuls moyens de faire un peu changer les choses...
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MerrymiIl y a 1 an
Tout à fait d'accord, comme tous les commentaires précédents. Bravo Lise pour cet article et les réactions qu'ils suscitent. J'aimerais tellement voir la réflexion aller plus loin, et surtout atteindre les grandes maisons, qui comme on l'a souligné, s'emballent derrière le cynisme tout sourire de Karlito. Comme toi je suis paralysée à l'idée d'acheter la moindre fringue, pourtant je travaille et évolue dans la mode tous les jours. Une université d'été des créatifs me semble être une bonne idée, mais la majorité n'est malheureusement pas équipée pour entamer le bras de fer contre des merchandisers qui achètent en regardant dans un rétroviseur, et des dirigeants qui alimentent les marchés comme on mettrait du charbon dans une chaudière qui brule à grand feu. Il faut aussi embarquer avec les créatifs les marketing managers. Il faut, comme s'attachent à le faire des formations comme l'IFM, instaurer une complicité, une complémentarité, un véritable échange au sein du duo créatif / marketing. C'est nécessairement de ce duo que la créativité, la qualité peut subsister. Mais comme tu le dis ce duo doit être équilibré. Plus encore, ma conviction est que le marketing doit aujourd'hui plus que jamais protéger la création, la porter, la défendre corps et âme pour la faire arriver au client final. En plus de l'aire des starlettes et des blogueurs, la fin des critiques de mode, l'aire des acheteurs / merchandiseurs s'installe aussi, en interne dans les maisons : quand le créatif, aidé et porté par le marketing, développe une collection à laquelle ils croient ensemble, les merchandiseurs / acheteurs piquent dans ces collections comme chez Amazon, en fonction des statistiques de vente des saisons précédentes. C'est pourtant eux qui déterminent ce qui va arriver en magasin, au client final. Si les acheteurs faisaient preuve de vision au lieu d'être des stars du big data, l'offre et l'assortiment seraient probablement différents aussi. Mais bon tout cela, comme tu le dis si bien est le signe d'une époque.
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Lise (TDM)Il y a 1 an
"le duo créatif / marketing" qui fonctionne, on l'a peut-être trouvé avec les nouveaux DA de Courrèges, non ?

Eh oui, tu as raison : les acheteurs sont parfois trop frileux :/
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claraIl y a 1 an
haha la suppression de mon commentaire conforte mon opinion. Mauvaise foi, encore et toujours.
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Julien (TDM)Il y a 1 an
Désolé mais les insultes et les attaques personnelles ne sont pas tolérées sur TDM...
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catIl y a 1 an
Tout à fait d'accord avec vous lisou38, les blogueuses qui déplorent le fashion circus en font partie intégrante ! Je prends plaisir à lire ce site mais quelle différence entre les injonctions à remplacer sa garde-robe et la rubrique "wanted" de tdm ? C'est une spirale du vouloir, aujourd'hui on parle "d'inspiration" pour se parer d'un vernis d'intellect ;)

Les "influenceurs" et les marques ont un train de retard sur la rue, ils n'ont pas compris que pour nous les magazines de mode et les blogs c'est du kif-kif pour la simple raison qu'il y a de l'argent en jeu. On a depuis longtemps renoncé à y trouver toute authenticité, concept incompatible avec le marketing de la mode et de la beauté. Pas plus que de la légitimité, influenceurs et pseudo-journalistes mode partageant à égalité la palme de l'inculture, je n'ai à ma grande tristesse jamais eu la chance d'y découvrir une belle plume ou ne serait-ce qu'un esprit audacieux ...
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Comme je le précise souvent, lorsqu'injonctions il y a dans un de mes articles, celles-ci sont à prendre ou à laisser, voire carrément à prendre au second degré (cf les articles de type "les XX commandements de la saison".

De manière générale, j'essaie sur TDM de proposer avant tout des "mode d'emploi" et de me concentrer sur le dress code (autrement dit, l'achat de nouvelles pièces n'est pas forcément obligatoire, loin de là).

Pour ce qui est des articles "Wanted", ils concernent des pièces qui sont à mes yeux "parfaites" et qui ont particulièrement attiré mon attention. Je tiens à préciser au passage que ces articles (tout comme les autres d'ailleurs) ne sont ni sponsorisés ni "vendus" d'une quelconque manière, bien que cela pourrait être particulièrement rémunérateur pour nous.
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LithiyaIl y a 1 an
Personnellement, j'adore la manière ''mode d'emploi'' avec laquelle tu présentes tes articles. C'est presque le seul site qui ne ''pue'' pas le placement de produit, et qui au contraire met en avant l'esthétique pure, la matière, la coupe, la couleur, bref l'essence même de la mode : s'habiller avec soin -tout en laissant le lecteur complètement libre d'en faire une interprétation personnelle. Pour ce qui est des ''wanted'', il me semble que par la petite histoire que tu y attaches, tu nous racontes plus un coup de coeur personnel qu'une vraie injonction, et au final ce que j'en retire c'est plus une méthode de shopping qu'un produit présenté.

Je te respecte énormément pour ça, Lise, et cet article que tu viens de publier (ainsi que les derniers week diaries à Florence) me confirme que tu es le genre de plume et d'inspiration que je recherche de plus en plus.

Merci, du fond du coeur, de me redonner confiance en une industrie qui me dégoute de plus en plus, alors que je suis toujours aussi fascinée par les belles matières :) après tout, l'industrie ne résume pas la mode.
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Ce que tu écris me touche beaucoup. Merci, vraiment :)
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BLEUSOLEILIl y a 1 an
Tout à fait d'accord , notamment face à la valeur des choses , en l'occurence des vêtements ...On achète pour une saison, mm pas , sinon on devient "ringard", tt comme les meubles ou autres d'ailleurs, il faut tjs changer , pour faire marcher le commerce.......Chez nos anciens , ce qui était valable était ce qui "durait" qui était donc bien fait, pour résister au temps. .Va t on arriver aux vêtements jetables?.......Tout ça me met très mal à l'aise.......
ça me rend malade de voir que notre savoir faire en matière de couture ( et d'autres savoir faire d'ailleurs) soit bradé , que vont devenir nos brodeurs , nos plumassiers et tous ces artistes qui font notre réputation?......
Le créateur n'a plus grand chose à dire je pense , c'est sûr que le monde évolue , mais je n'aime pas cette façon d'évoluer......Qui n'est pas dans le beau , le bien, le vrai.
Je pense aussi que la France influence tout le monde , est bourréee de gens intelligents et créatifs mais donne trop , et ne sait pas "se vendre"..... à force de se flageller on finira par se tuer.
Comme on dit tjs "On aboie bcp mais on ne mord pas assez".
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Comme je l'écrivais plus haut, je pense vraiment que de ce marasme peut naître quelque chose de sensé et de novateur.
Il faut continuer d'y croire et ne pas désespérer ;)
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CarolineIl y a 1 an
Article intéressant. Merci Lise de parler de la question des prix déraisonnables (et chez à peu près tout le monde...). Il suffit de comparer avec les prix d'il y a 15 ans et se souvenant que l'inflation est restée basse pendant cette période. Vive le vintage (ancien!).
Mais je rejoins Lisou38 qui dit que tu fais partie du fasion system : dans la mesure où tu présentes des vêtements pas chers sur ton site/ produits souvent dans de mauvaises conditions, tu incites (à ta mesure) à les acheter...
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Oui, vive le vintage ;)
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lisou38Il y a 1 an
En fait je ne disais pas à Lise qu'elle faisait partie du fashion-system de manière si négative ; j'avais l'impression à travers son article et dans les réponses aux commentaires qu'elle se plaçait plus du coté des consommateurs alors que moi je la vois plutôt comme une personne qui fait la mode, une influenceuse (mot utilisé ici de manière positive ;) ) et que donc elle pouvait aussi agir contre ce système à plus grande échelle :)
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RubyIl y a 1 an
Moi ce qui me dérange le plus, ce sont les monstruosités sous tendant l'industrie de la fast fashion, comme ce qu'on voit se passer à Bangladesh. C'est la mode que nous, les communs des mortels consommons, influencés par les tendances que deviennent beaucoup de plus en plus vite ringardes parce qu'il faut pousser à consommer de nouveau. A mon sens, le réel problème est là, et de ça, je trouve qu'on en parle pas assez.
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ChrystelleIl y a 1 an
Bonjour Lise,
L'interview de Jean-jacques Picard par Isis de Paname (La petite gazette de la mode mais pas que) est une très bonne analyse du monde de la mode actuel et rejoint par certains aspects ton sentiment.L'as-tu lue?
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Lise (TDM)Il y a 1 an
Non, pas encore :/
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RaphaelleIl y a 1 an
Article important. Ultra pertinent, vraiment actuel.
Merci.
Je vois que je ne suis pas seule à penser ainsi, cela fait du bien.
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Lise (TDM)Il y a 1 an
;)
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AnnaIl y a 1 an
C'est assez paradoxal à l'heure où tout un chacun peut s'offrir un look, mais je pense qu'au fond assez peu nombreux(ses) sont ceux et celles qui aiment vraiment la mode. Tout le monde veut une étiquette sur le dos qui autorise le fantasme d'appartenir à un groupe : le groupe des je suis riche / je suis mince et belle / je suis cool / je suis célèbre / je suis responsable / je suis parisienne / je suis jeune / je suis impliquée / je suis différente / j'ai instagram :)...
Au fond ces comportements déments (acheter de l'acrylique 100 fois son prix en faisant crever ceux qui le cousent) c'est peut-être un genre de réaction à une société qui l'est tout autant (démente).
Mais qui apprécie vraiment la mode ? la vraie créativité celle qui surprend vraiment qui révolutionne le rapport au vêtement et/ou au corps ? la coupe ? le matériau ? la façon ? la finition ?
Et si la solution c'était qu'aimer la mode ca devienne vraiment ringard ? aussi ringard qu'une collection chez Chanel :)
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BLEUSOLEILIl y a 1 an
tt à fait d'accord Anna ! c'est cette chère Coco qui a dit " La mode c'est ce qui se démode"! On est en plein dedans! et on se laisse tous influencer ..... On est dc ts responsables.....
.
Comme disait aussi Coluche tout se vendra "Tant qu'il y aura des cons pour acheter" ( c'est grossier mais c'est juste.)

Et je termine par une autre citation" Si tu ne fais pas partie de la solution , tu fais partie du problème...."
là j'arrête .......
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soffiIl y a 1 an
Bonjour à toutes !

On peut aussi évoquer l uniformisation.

La mode, qu est ce que c est ? Mon budget ne me permet pas d acheter du isabel Marant .

Tout devient horriblement cher. Et ce n est pas justifié. Donc, souvent des promotions , les soldes où là les prix , sont à mon sens, ceux de départ.

Je constate aussi le retour en force du synthétique, chez claudie Pierlot , simple exemple parmi tant d autres.

M habiller n est plus un plaisir, mais une nécessité .

C est triste.
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CélineIl y a 1 an
Bonjour Lise,

Cela fait des années que je vous lis et bien la première fois que je vous écris.
Je suis amplement d'accord avec votre article.

Il y a quelques années la mode me faisait rêver car en quelque sorte magique, inaccessible, etc. A l'orée de mes 23 ans je suis à l'opposé, j'aime certes acheter des vêtements car il faut bien se vêtir.. Néanmoins, je ne suis plus attirée par les shows, suivre à tout prix les tendances..

A quand la disruption avec l'imprimante 3D ? A quand les vêtements intelligents ? A quand les nouveaux matériaux ? L'écologie, le bien être de ceux qui ne peuvent se payer une paire de chaussure , et j'en passe. C'est déroutant.

On pourrait aussi aborder l'image de la femme, un coup anorexique sur les podiums puis soit disant huée car ayant "trop de formes", où va le monde ?

A mon humble avis nous devrions revenir à de vraies valeurs, comme la politesse, le respect, l'empathie pour l'autre. Aujourd'hui je faisais la queue au cinéma, j'ai simplement demandé à ce qu'on respecte mon espace vital (au lieu de me bousculer ou coller) j'ai cru avoir déclenché la guerre..

On est actuellement dans un drôle de monde et j'espère qu'il changera en une forme plus positive.

Bien à toi.
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Thierry CARDOTIl y a 1 an
Heureux de retrouver un certain nombre d'idées que je défends depuis des années dans des écrits ici ou là. Et regroupées avec talent.
Mais je doute. Je doute qu'une réflexion - indépendante - menée par les créateurs et les artistes puisse aboutir à quelque chose.
Mais pourquoi ne pas essayer ? Vous avez mille fois raison.
Ceci dit, comme dans le monde de l'Art, le POUVOIR est aux financiers. Et beaucoup de "créateurs" s'en accommodent fort bien.
Tant que le MODELE ECONOMIQUE actuel de la mode ne sera pas remis en question (baisse importante des bénéfices, par exemple), tout ça va continuer comme en 14...
DONC, c'est aux acheteurs, au public, de faire la révolution. En se détournant de ces "marques" (ne parlons plus de "griffes") - dont vous citez quelques exemples édifiants - pour aller vers des propositions nouvelles.
Et cela passe, naturellement par les réseaux sociaux, qui ne sont pas (encore) aux mains des LVMH et autres Kering, imposant leur loi à coup de budgets publicitaires et promotionnels.
A nous tous, qui n'avons pas encore sombré, de nous retrousser les manches !
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Rivka NahmiasIl y a 1 an
Entièrement d'accord avec vous et bravo pour cet article. Je suis aussi pour remettre les choses et valeurs à leur place. Ok pour payer le prix d'un beau vetement ,ou d'un vrai bijou mais pas pour des kleenex qui de toutes façons finiront à la poubelle.
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Al CadoschIl y a 1 an
Une large partie du malaise de cette industrie repose sur une distribution aseptique qui n'a plus les moyens de rechercher et promouvoir originalité et qualité. Comment un nouveau créateur peut-il survivre aux assauts incessants des grandes enseignes qui diffusent des copies serviles sans qu'aucun tribunal ne les aligne ? Comment un nouveau créateur peut il ouvrir une boutique lorsque les banques ne prêtent que contre des garanties équivalentes aux emprunts espérés ? Comment est-ce que cette distribution va s'en sortir avec des loyers qui flambent et représentent jusqu'à 22-23% de leurs ventes là où ils devraient être contenus à 11-12% ? La réponse est malheureusement simple : le législatif et l'exécutif s'en fichent éperdument car la seule chose qui leur importe ce dont les élections et la manière dont ils vont traire l'entreprise.
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FredericIl y a 1 an
Trés bel article...
Trés juste constat..
Trés moche réalité...
Je suis malheureusement trés pessimiste pour la suite, car la remise en question ne peut avoir lieu...trop d'argent en jeux pour les groupes.
Nous sommes dans une société qui tire tout vers le bas et voile les réalités : la qualité (des tissus, des finitions...), les prix (avec les soldes, promos, ventes privées, les repéres se sont perdus), les salaires (le cout du travail....!), mais aussi les rapports humains. Mon avis est que la reflexion doit venir du consommateur (est ce normal d'avoir dans mon armoire plus de 60 polos Fred Perry dont certains encore emballés, d'une qualité toujours en baisse mais d'un prix toujours en hausse????). Les groupes et les enseignes ne font que creer des besoins et donner à leurs clients ce qu'ils attendent. Si nous ne repondions plus à ce systeme, alors les groupes seraient obligés de se remettre en question.
Le summun de tout cela s'est illustré cette semaine avec les tristes images de la mise en vente de la collection H&M XBalmain, ou l'on voit des modeuses au rabais, chapeautées et sur des talons de 12 pour l'occasion, mais se battant comme des poissonnieres pour un bout de chiffon bon marché, mais qui brille.
On est loin de la mode, qui crée, qui fait rêver...Merci à vous pour vos articles! Et désolé pour ce message sombre. Bon week end à tous.
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clarisseIl y a 1 an
Bonjour Lise
Merci pour cette belel critique et je suis à 200% d'accord avec vous. J'ai quitté la France pour immigrer au Québec il y a 7ans et je peux vous dire que les prix n'ont pas d'allure ! Vous voyez une robe à 400$ et la semaine d'apres elle est en rabais à 50% , en plus des ventes d'entrepot comme on dit ici, certes pas la nouvelle collection mais rabais à 80% du coup quel est le juste prix ?
Un jour une vendeuse d'un grand magasin m'a dit : . lorsque j'ai vendu 1 robe de chaque taille , je peux mettre l'article en rabais je suis rentrée dans ma marge ! depuis ce jour plus jamais je n'achete le vrai prix lol
Je suis comme vous , écœurée par le système des grands groupes qui ne pense qu'à leurs actionnaire et non pas la créativité et la mission ou vision de la Maison je suis écœurée parce que la France à un savoir-faire, une expertise que dans le luxe qui se perd parmi tout vos contrats . J'adore la mode mais je suis moins fashionistas désormais ! je vais dans des friperies ou je viens en France l'été pendant les soldes afin de profiter de nos belles marques à " rabais ". Dernière experience Balmain pour H&M , la folie furieuse des prix en $ du n'importe quoi pour des pieces fabriquaient en Chine mais en plus il fallait arriver à 6h du matin pour avoir un bracelet que donnait H&M pour assister à le vente ! Du coup je suis allée chez 21Forever achéter un vetement made in Bangladesh à 24$ lol. Merci encore pour votre article . Belle journée parfumée
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CoralieIl y a 1 an
H&M et Balmain : je crois qu'on a atteint l'apogée du non sens...
Cet article sur la collaboration fait écho à ton analyse Lise:
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1447134-b...
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Charrex+C0mby Marie-AnneIl y a 1 an
Comme cela fait du bien de lire un article sensé, une analyse ine et courageuse du monde de fous que les chacals de la finance veulent nous imposer!
Savent-ils que notre planète est en train de mourir, que de petites mains chinoises sont exploitées et que pendant qu'ils s'ètouffent dans leur " fric *, la moitié du monde crève de faim?
Belle mentalité, belle saloperie !!!
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