Ce vêtement résistant et confortable dont s’équipaient les marins belges au cours du XIXe siècle a vite été adopté par la Royal Navy, même si les étudiants français des années 50 exploitant les surplus militaires l’affectionnèrent également particulièrement. Le duffle-coat évoque ainsi à la fois le style britannique et un vêtement prisé par les intellectuels. Après la Seconde Guerre mondiale, le duffle-coat va perdre peu à peu sa connotation militaire pour devenir un vêtement d’hiver classique, idéal pour affronter la pluie et le froid. Des personnalités comme Jean Cocteau et Jean Paul Sartre vont favoriser cette mutation.
Manteau trois quarts en tissu épais, le duffle-coat est muni d’une capuche et de larges poches, mais il se caractérise surtout par ses attaches en brandebourgs. En effet, le charme de ce vêtement vient en partie de son système de fermeture, fait de petits cônes en bois ou en corne fixés sur de petits triangles en cuir qui viennent se loger dans des boucles en cuir.
Depuis sa création, les créateurs n’ont cessé de revisiter ce classique et de l’adapter aux femmes et aux enfants. Faisant revivre les années 50, les défilés automne/hiver 2009-2010 font naturellement la part belle aux duffle-coats. On pense notamment à Jean Paul Gaultier (dont le modèle se ferme au moyen de fines chaînes), à la maison Kenzo ou encore à Christophe Lemaire pour Lacoste, qui emplois des matières luxueuses comme le feutre ou la laine double face, afin de donner à ses duffle-coats une touche d’élégance supplémentaire.
De leur côté, Yohji Yamamoto et Hannah MacGibbon jouent sur le style masculin-féminin, tandis que la femme Chloé de l'hiver 2009/2010 porte le duffle-coat ceinturé, avec des bottines lacées à talons. Le duffle-coat reste donc très à la mode pour cette saison hivernale. Les marques Urban Outfitters et Topshop - entre autres - en proposent d'ailleurs des modèles variés et colorés.














