Passementerie



Le mot passement, à l’origine du terme passementerie, désigne une bande de tissu de fils d’or, d’argent, de soie, de coton ou de laine. L’art de la passementerie comprend la fabrication des rubans, pompons, cordons, galons et dentelles de faible largeur destinés à l’ornement, tant dans l’habillement que dans l’ameublement.

La passementerie apparaît sur les vêtements dès la haute antiquité en Assyrie et en Egypte, puis elle conquiert Byzance, le pourtour méditerranéen, l’Italie et enfin la France. Dès le XIIIe siècle, les passementiers s’organisent en de puissantes corporations : Lyon devient le centre de la soie et des passementeries d’or et d’argent, tout comme le faubourg Saint Antoine à Paris.

Ornement indispensable des vêtements de cour, d’apparat ou liturgiques, des tenues militaires ou des toilettes des élégantes, la passementerie a aussi contribué au raffinement inégalé du château de Versailles. Riche de son passé, la France conserve encore vivant cet artisanat d’art qui s’oriente vers l’ameublement, les accessoires, les œuvres uniques, les arts et la mode.

Les passementiers sont ainsi les partenaires des grands couturiers. Ricardo Tisci, Martin Margiela ou Karl Lagerfeld réalisent ainsi de somptueux modèles à partir des échantillons précieux qui leur sont proposés chaque saison par des passementières réputées, comme Madame Leroux et Madame Pouzieux.

La région de Lyon est restée spécialisée dans ce métier de l’élégance. La maison Declercq, la maison Verrier ou encore les Dorures Charles Mathieu y travaillent des matières très diversifiées et fournissent une passementerie métallique, métalloplastique ou en viscose. La région de Caudry dans le Nord de la France possède aussi des ateliers de passementerie qui travaillent pour Galliano, Dior ou Givenchy. Pour les passionnés, la visite du Musée de la Passementerie situé à Jonzieux dans le département de la Loire, s’impose.
Par Aline dans Lexique de la mode

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