L’origine de cette sandale est donc à chercher ailleurs : elle remonte en fait à l’époque de l’ancienne Égypte. En effet, des statuettes du pharaon Akhénaton et de la reine Néfertiti, datant d’environ 1300 ans avant Jésus-Christ, les représentent chaussés de nus pieds à lanières extrêmement simples. Après eux, les Grecs anciens et les Romains ont porté un soulier bas à semelle de cuir et aux courroies entrelacées, véritable ancêtre de la spartiate d’aujourd’hui.Entre les deux guerres, des entreprises familiales ont remis au goût du jour la spartiate romaine : il s’agit des maisons Rondini et Kléklikian, toutes deux installées à St Tropez (elles fabriquent les fameuses "tropéziennes" depuis 1927 pour la première et 1933 pour la seconde). Aujourd’hui, ces entreprises continuent de chausser une clientèle de connaisseurs souvent issue du monde des arts et du spectacle. Mais elles travaillent également pour les plus grands créateurs de mode, tels que Galliano, Karl Lagerfeld, Isabel Marant, Michel Klein, Paule Ka, Paco Rabanne, Courrèges…
Déjà consacrée star des sandales depuis quelques années, la spartiate reste la chaussure phare de l’été 2009. Mais elle revient originale et colorée, comme en témoignent les modèles aperçus sur les derniers défilés Givenchy, Balenciaga, Céline, Jean Paul Gaultier ou Marc Jacobs.
Cette tendance est relayée par de nombreuses marques de prêt-à-porter, qui déclinent les spartiates en matières et couleurs variées, allant du cuir naturel au daim et au velours, du doré à l’argenté, le tout orné de rubans, clous, rivets et sequins. De leur côté, les modèles talons hauts ou les spartiates montant très haut sur la jambe renouvellent le genre, tout comme la basket spartiate crée par Nike et André.









