Le nom de cet accessoire vient de la duchesse Louise de La Vallière, une favorite de Louis XIV qui aimait nouer autour de son cou un foulard bouffant aux couleurs de sa famille. Au XIXe siècle, les peintres de l'époque peignirent cet élément vestimentaire et le terme "lavallière" lui fut dès lors associé. Cette cravate souple et volumineuse est ensuite devenue un accessoire de mode d’abord prisé par les femmes, puis par les artistes, les étudiants et les poètes comme Mallarmé ou Baudelaire. Au cours du 20e siècle, la lavallière, portée plus spontanément par les notables et les peintres, voit son usage se limiter peu à peu aux cérémonies.
C’est d'ailleurs toujours le cas aujourd’hui, la lavallière séduisant de nombreux mariés et accompagnant aussi bien jaquettes que redingotes. Elle se noue alors comme une cravate traditionnelle, à la différence près qu’elle est plus volumineuse et que son nœud est flottant (c'est-à-dire qu’il ne serre pas le cou).
Sur les podiums, certains créateurs comme Franck Sorbier ou John Galliano ont su tirer parti de cet accessoire un peu désuet. Ce dernier fait ainsi défiler ses mannequins aux allures de gentlemen anglais avec des lavallières aux proportions gigantesques. Mais la lavallière se retrouve aussi en forme de col sur de nombreux modèles de robes du soir, de tailleurs ou de chemisiers, dans les collections Chanel, Tommy Hilfiger, Georgio Armani, Vanessa Bruno ou encore Anna Sui.
Le prêt-à-porter suit cette tendance en proposant des tee-shirts et des chemisiers à lavallière, mais aussi de magnifiques robes ornées de cet accessoire, tel que la robe housse en soie lavée à lavallière de chez Sandro.









