Dès 1630, les Indiens d’Équateur en ont utilisé les fibres pour fabriquer un chapeau d’une grande finesse : le "sombrero fino de paja toquilla". Beaucoup plus tard, en 1881, les ouvriers qui creusèrent le canal de Panama découvrirent ce chapeau frais, léger et confortable et le ramenèrent en Europe et aux États-Unis sous le nom de "panama hat", appellation qu’il a gardée depuis.S’il est surtout connu sous sa forme de chapeau d’homme, le panama est avant tout un chapeau en paille qui se décline sous toutes les formes : borsalino, western, colonial pour les hommes ; capeline, cloche pour les femmes. En effet, ce n’est pas tant la forme qui définit ce chapeau que la matière avec laquelle il est confectionné.
Le véritable panama reste un objet de fabrication artisanale entièrement réalisé à la main par les indiens d’Équateur à partir de fibres naturelles, d’où son odeur de paille et sa couleur blanche ou ivoire si caractéristique. L’opération de tissage peut durer de 8 heures à plusieurs semaines, suivant la finesse des fibres utilisées (certains modèles sont d'ailleurs si fins qu’ils peuvent se rouler). On reconnaît un authentique chapeau panama tissé main à la rosace apparente au sommet de la calotte, qui marque le début du tissage.
Si le panama fut très à la mode à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, il a gagné ses lettres de noblesse en étant porté par des gens célèbres appartenant au monde du spectacle ou de la politique, tels que Gabin, Noiret, Roosevelt, Khrouchtchev ou encore Churchill.
Chapeau de légende, le panama est peu à peu devenu un accessoire de mode. Des stars comme Monica Belluci ou Sean Connery en ont ainsi fait le chapeau de l’été 2009. Toujours plébiscité par les maisons Lanvin ou Hermès, le panama peut se porter au quotidien grâce aux modèles proposés par les marques Moa ou Comptoir des Cotonniers.









