Le parfait pull seventies sportswear

Je suis distraitement le mouvement. Une fois le coffre trouvé, nous filons à la caisse. En repassant devant le pull-over, je ne me pose pas de question et le décroche prestement de son cintre. Un coup d'oeil à l'étiquette me confirme que la taille devrait convenir. Je ne l'essaie pas. À quoi bon ? Je sens, je sais que ce pull-over est l'incarnation même de l'une des pièces de mon vestiaire idéal : le pull seventies.
Il faut dire que celui-ci correspond parfaitement à l'image que je me fais de ce type de pulls, à savoir à un savant mélange entre le sweat de pyjama pour petit garçon, le pull sportswear et la pièce unisexe, le tout choisi dans un coloris faussement classique.
Quelques heures plus tard, un essayage devant la glace de ma chambre vient valider mon intuition : ce pull est parfait. Parfait pour moi. Ainsi vêtue, j'ai l'impression de tisser un lien fort avec cette imagerie sportswear/seventies qui m'inspire tant.
Je me vois d'ores et déjà le porter glissé dans une jupe taille haute en cuir, sous un blouson en cuir cognac, avec un pantalon rose taille haute, mais aussi dans mes shorts en jean. J'ai également envie de confronter ses rayures aux imprimés tropicaux de mes chemises. Et pourquoi pas l'associer à une blouse au col victorien ?
Pour conclure, je dirais que lorsque l'on a la chance de croiser le chemin de l'une de ses "âmes soeurs vestimentaires", on aurait tort de la laisser s'échapper. Qu'importe le prix (ici 19 dollars, j'ai eu beaucoup de chance), l'endroit, le contexte, qu'importe si ladite pièce se trouve au rayon Homme ou dans une boutique de souvenirs, chez Marks & Spencer ou Emmaüs, dans une vitrine ultra ringarde ou chez Colette : si au fond de soi on ressent cette irrépressible évidence, il faut foncer...
Pull Frederik Anderson Copenhagen, 19$ chez Winners (Canada).






Haha, sauf que pour moi, l'âme soeur vestimentaire se chiffre souvent à trois ou quatre chiffres (le blouson shearling Acne) :)
hahahaha idem ;-) le blouson Acne ou LA pièce qui me pousserait à ouvrir un compte épargne spécial
Si tu n'achètes aucune fringue/bijou/accessoire durant un an, il y a peut-être moyen d'économiser assez pour t'offrir ce fameux blouson, non ? Allez le graal vaut bien une petite diète fashion ! ;)
Je l'avais acheté il y a deux hivers déjà, une irrépressible évidence comme tu dis. Je ne regrette pas, c'est une pièce intemporelle et la rudesse de l'hiver américain le rentabilise largement. Et ca me fait tellement plaisir de le voir dans mon placard
Et crois-tu que l'hiver canadien justifie cet achat ? :) Dis-moi oui ! ;) ;) ;)
Bien vu, Lise ! Je me suis dit exactement la même chose, si une pièce nous fait de l'il depuis un sacré bout de temps, c'est bien le signe qu'on peut se laisser tenter et y mettre les moyens ! Surtout qu'il y a très peu de fringues ou accessoires ces dernières années qui m'ont vraiment "hanté", et qui s'intègreraient bien dans ma garde-robe.
Si ce n'est pas le Canada, where else? :)
C'est bien ce que je me disais ;)