Chronique #107 : Contradictions

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Cet été passé loin de Toronto au coeur du Massif Central fut pour moi propice à l'introspection. Or, au fil de mes réflexions, j'ai peu à peu réalisé que j'étais pétrie de contradictions. Des contradictions à l'origine d'entrechocs parasitant mon quotidien et nécessitant donc d'être résolues...
Nimbus - Berndnaut Smilde

Rat des villes ou rat des champs ?


Humer le parfum matinal des herbes baignées par la rosée, scruter un ciel étoilé dépourvu de pollution lumineuse, vivre au gré d'une bande-son mêlant le tumulte sonore des insectes, le braiment des ânes et le clapotis d'un ruisseau... Autant de choses qui me nourrissent et me comblent comme peu sont capables de le faire ici bas. Et pourtant... après trois semaines passées au sein de mon éden lozérien, je n'avais plus qu'une envie : retrouver le confort de ma vie citadine. Ressentir ce manque - alors que j'avais toujours entretenu l'idée que je vivais en ville davantage par nécessité que par choix - m'a forcée à être honnête avec moi-même : au quotidien, c'est bel et bien la ville que je préfère. Alors certes, cela heurte violemment le Huckleberry Finn qui sommeille en moi. Mais au moins, en avoir enfin conscience va me permettre d'apprécier pleinement ma vie en milieu urbain et d'arrêter de me dire : "Ah, si seulement je vivais à la campagne...".

Starbucks addiction


Depuis notre arrivée au Canada, aller commander mon "skinny latte" au Starbucks du coin fait partie de mes rituels favoris. Pénétrer dans cet antre du cosy standardisé, du sourire personnalisé et du café "upgradé" me fait en effet sentir urbaine, active, presque "cool"… Autrement dit, je fais partie des innombrables victimes consentantes de cette machiavélique machine consumériste ayant fait d'un simple gobelet de café un marqueur social, un passeport pour un shoot de corporatisme entre gens pressés, une drogue licite et labélisée.
Oui mais voilà, depuis quelques temps, je ne suis plus vraiment sûre d'avoir envie de participer à ce jeu de rôle où le simple fait de vous demander votre prénom semble légitimer le fait de vous faire payer des prix prohibitifs. De plus en plus, l'impact du mondialisme sur nos vies me pose question. Avons-nous envie de retrouver les mêmes boutiques à San Francisco, Shanghai ou Moscou ? Avons-nous envie de laisser des subterfuges marketing nous créer des besoins inutiles ? Sommes-nous vraiment faits pour consommer encore et toujours plus ? Bref, j'ai renoncé au Starbucks, ma cafetière fera très bien l'affaire…

Instagram : attirance/répulsion


Valeur cardinale d'Instagram, l'égocentrisme gangrène peu à peu notre réalité sans vraiment rencontrer de résistance. Et si cela m'horripile, cela ne m'empêche pas de contribuer à ce narcissisme délétère : en tant qu'utilisatrice de ce réseau social, si j'ai conscience de l'irrationalité du nombre de "refresh" que j'effectue quotidiennement au sein de l'appli, du risque de poster des moments choisis pouvant créer de la frustration chez les "followers", de la vacuité de l'acte de se photographier soi-même, de l'agacement stérile suscité par les instagrameuses trop zélées et de l'impact inquantifiable de ce flot d'images ininterrompues sur notre comportement psychique, je ne manque néanmoins pas d'excuses - nécessité d'effectuer une veille professionnelle sur le sujet, de conserver un lien avec la communauté de TDM et d'entretenir les relations avec mes amies en dépit des milliers de kilomètres qui nous séparent - pour ne pas quitter définitivement ce média qui a les défauts de la presse féminine, en pire. Pas de solution en vue…

Naturel et botox


Réfractaire au brushing, au fond de teint, au vernis à ongles, aux pédicures, aux détails girly et aux sacs à main, je fais partie de ces filles qui admirent la grâce des femmes "naturelles", qui ne fantasment pas sur les montagnes de produits de beauté que reçoivent les journalistes et qui ne se trouvent jamais plus jolies qu'après une séance de surf, les cheveux dégoulinant d'eau salée et le teint bruni par le soleil. Pour autant, je m'imagine très bien avoir un jour recours à la médecine esthétique, voire à la chirurgie. Est-ce contradictoire ? C'est ce que j'ai longtemps cru. Mais en y réfléchissant bien, ce qui me dérange dans le maquillage et autre artifices esthétiques est davantage lié à l'aspect "apprêté" qui en découle qu'au fait de modifier son apparence (ce qui ne me dérange pas tant que cela ne se voit pas). Du coup, l'idée de me faire faire des injections qui gommeraient subtilement telles ou telles rides m'apparaît moins contre-nature que de me mettre du vernis à ongles...

Mais aussi…


Être infiniment à l'aise avec les gens, mais angoisser avant chaque rendez-vous (à tel point que je suis parfois contrainte d'annuler). Work in progress : essayer d'identifier les raisons qui me mènent au bord de la panique, afin de mieux les combattre.
Aimer plus que tout ma famille, mais chérir le fait de vivre à l'étranger à des milliers de kilomètres d'eux.
Faire très attention 99% du temps à la composition des aliments que j'achète, mais être capable engloutir sans ciller un paquet de bonbons saturés en colorants, émulsifiants, sucres et gélatines en tous genres...
Travailler dans l'univers de la mode, mais détester faire du shopping.
Trouver beaux les corps de femmes "curvy", mais ne pas supporter de prendre un gramme.
Ressentir un amour sans limites pour mon fils, mais éprouver une joie indicible lorsqu'il s'en va à l'école.
Rêver d'être une aventurière de la trempe de Christian Clot, mais travailler derrière un ordinateur.
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Par Lise Huret, le 10 septembre 2018
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38 commentaires
Tous les commentaires
violette.bIl y a 2 mois
Bonjour Lise , merci d'échanger avec nous des doutes , ....tu n'es pas un monolithe de granit .....alors tu as des contradictions qui font de toi une personne humaine et nuancée , tu n'es pas statique , tu avances dans la vie ,et forcément tu varies , puis tu t'affirmes .
Aimer la ville et ressentir le bien être de la campagne ne fais pas de toi une personne versatile.
J'aime à penser que rien n'est définitif ...
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Granpi Il y a 2 mois
J’aime ces arguments 👍👍👍
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
"Rien n'est définitif" : je suis complètement d'accord avec toi, mais parfois c'est agréable de réussir à poser des mots sur ce qui nous définit à un moment T ;)
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OliviaIl y a 2 mois
Toutes les contradictions ne nécessitent pas d'être résolues, ce sont elles qui font notre humanité, qui font qu'on ne peut pas nous classer dans un tiroir, avec une seule étiquette
Je me reconnais dans deux des tiennes, aimer plus que tout ma famille, mais chérir de vivre à des milliers de kilomètres et l'amour sans limites pour mes enfants associée à la joie incroyable de les voir passer la porte ou même quitter la maison, je pense que les deux sont liées!
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Svs au LuxbgIl y a 2 mois
Ton commentaire est exactement celui que j’aurais écrit, merci. Nous devons être bien nombreuses à ressentir les mêmes choses concernant nos enfants et notre famille au sens large :)
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Identifier ses contradictions permet soit de les résoudre, soit de de les assumer. Dans les deux cas, je pense que c'est intéressant d'y faire face :)
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Moule FripeIl y a 2 mois
Haaaa Lise, c'est fou comme ton article me parle! Et comme les contradictions qui nous torturent se ressemblent! Et je suis certaine qu'elles concernent tout un tas d'autres lectrices!
J'échappe à la Starbucks addiction: je n'y ai jamais mis les pieds (par principe) et compte bien m'y tenir. Fiou!
Concernant la nourriture, idem, je mange bio, de saison, patati et patata, mais je dégomme un paquet de Doritos de temps en temps (et quel bonheur!).
J'aime ma famille de tout mon coeur, mais nos relations n'ont jamais été aussi bonnes que lorsque je vivais à 600Km d'eux.
J'ai Instagram en horreur mais le consulter est l'une des premières choses que je fais en rentrant du taf. Ce réseau social me fait parfois détester des gens que j'aime...c'est dire si son effet est nocif sur moi!
Je déteste le shopping, alors que je voue un vrai culte aux fripes et aux fringues en général.
Je n'ai pas réglé le problème "rat des villes, rat des champs" et continue de me dire que la campagne manque à ma vie lorsque je suis en ville et inversement.
Mais je suis certaine que se débarrasser d'une contradiction en réveille une autre. Sinon la vie serait bien trop simple! (Et sans piquant?)
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
"Ce réseau social me fait parfois détester des gens que j'aime..." Je te comprends tellement ! Je pense qu'Instagram a un effet loupe sur les petites vanités de ses utilisateurs, d'où l'agacement que l'on peut parfois ressentir envers des êtres que l'on adore dans la vraie vie, mais qui nous déçoivent sur IG ;)
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FrancoiseIl y a 2 mois
Salut ma Lise. Alors, 100% avec toi sur ceux-la:

- Être infiniment à l'aise avec les gens, mais angoisser avant chaque rendez-vous (à tel point que je suis parfois contrainte d'annuler). Work in progress : essayer d'identifier les raisons qui me mènent au bord de la panique, afin de mieux les combattre.
- Aimer plus que tout ma famille, mais chérir le fait de vivre à l'étranger à des milliers de kilomètres d'eux. -> et comment !
- Travailler dans l'univers de la mode, mais détester faire du shopping. -> cauchemar. Triggering (to me)
- Trouver beaux les corps de femmes "curvy", mais ne pas supporter de prendre un gramme. -> Totalement avec toi:(

Bon alors on n'a plus qu'a se rencontrer en vrai ! Je suis a NYC, tu es a Toronto, ca peut se faire ! Bises !
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
On va probablement venir passer quelques jours à New York fin octobre... :):):)
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FrancoiseIl y a 2 mois
Non ! Alors prevois du temps pour qu'on puisse se rencontrer, s'il te plait ! Je serais super contente de te voir !
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Promis :)
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Granpi Il y a 2 mois
Chère Lise comme cela fait du bien de lire cet article, moi qui suis pétrie de tant de contradictions ! Et comme cela peut me prendre la tête parfois alors que je ne devrais pas. Nous sommes humains donc faillibles mais parfois certaines personnes attendent tellement des autres que l’on peut parfois se sentir obligé d’etre parfait en toute circonstance... . Lister ses contradictions est une très bonne idée, je vais essayer tiens😉.
Pour ce qui est de Starbeuk les rares fois que je m’y suis rendue c’etait avec mon chéri et on donnait des prénoms bidons : Gigi et Jean-Claude. Lorsqu’on nous appelait bien fort nous affichions un sourire béat, inutile de te dire que ça nous faisait la journée car un rien nous amuse 😅😅😅
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SophieIl y a 2 mois
Chère Granpi,
Ton commentaire m'a fait hurler de rire (une fois de plus) !
Je ne vais plus chez Starbucks, sinon je t'aurais piqué l'idée de donner un prénom bidon :-)
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GranpiIl y a 2 mois
Mais ne te gêne surtout pas Sophie, à essayer la prochaine fois: Bonnie et Clyde :D.
Chère Lise, Gigi te salue, tu excuseras Jean-Claude, il est coincé sur le télésiège ;)
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Ma chère Gigi, tu es le sel de la section commentaires :)
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elsaIl y a 2 mois
Aimer vivre loin de ceux qu'on aime, pour moi ce n'est pas une contradiction. Trop proche, on se contente de brèves rencontres superficielles, où on échange des banalités sur la vie quotidienne. Alors que quand on est loin, on se donne rdv, on prépare la rencontre, elle dure plusieurs jours... On partage des petits déjeuners, des heures à buller dans le jardin ou sur la plage, du temps à préparer le repas ou à faire la vaisselle ... Autant d'occasions pour découvrir les manies, les rituels, et pour prendre le temps d'échanger sur des sujets intimes. On profite mieux des siens, on est plus à l'écoute. Les rencontres sont plus rares, mais plus profondes et plus riches.
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Tu as raison ;)
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vmode9Il y a 2 mois
Il faut juste savoir démêler ce qui est de l'ordre de la contradiction ou de l'image sociale dans laquelle on souhaite se refléter - Essayer de ne pas se mentir à soi même est déjà un bon début. Ne pas participer au jeu de dupes est presque héroïque dans le contexte actuel ! :-)
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
"Ne pas participer au jeu de dupes est presque héroïque dans le contexte actuel ! "
Héroïque je ne sais pas, mais libérateur certainement :)
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matchingpointsIl y a 2 mois
Vous n'êtes pas à une contradiction près ! ;)
N'est-ce pas une des caractéristiques de l'être humain, d'avoir des idées et quelques principes pour les saboter ?
Se laisser séduire par les enseignes mondialisées qui jouent la décontraction pour réaliser que ce n'est que du marketing, cela fait partie de notre prise de conscience...
Un joli post qui nous concerne tous et toutes, finalement !
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Lorsque l'on commence à détricoter les astuces marketing des enseignes/griffes qui nous entourent, on se rend vite compte à quel point nos désirs sont faussés par ces dernières... Cela donne le vertige.
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miss agnesIl y a 2 mois
Bienvenue chez les humains... nous avons tous notre lot de contradictions, et les regarder en face est le premier pas pour les accepter, et vivre avec. Oui, moi aussi j'adore mes enfants et j'étais trop contente de les voir reprendre le chemin de l'école. Enfin mes journées m'appartiennent, entre boulot et autres activités. C'est d'autant plus important lorsqu'on travaille de chez soi.
Et côté famille, je te comprends. On a vécu 11 ans de l'autre côté de l'Atlantique sans qu'ils nous manquent vraiment.
Et Insta: je suis tiraillée aussi, même si je peux passer des jours sans aller y faire un tour, mais bon, mon boulot ne m'y oblige pas comme toi, donc le choix est plus facile.
Passe un bel automne.
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Je crois qu'effectivement que le fait de travailler chez soi accentue le besoin de se retrouver seule et tranquille...

Bel automne à toi ! (Ma saison favorite !)
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Mathilde Il y a 2 mois
Chère Lise,
Je partage plusieurs de tes contradictions. Le principal est d'être bien dans sa tête, droit(e) dans ses bottes et de continuer de réfléchir et d'observer. Le reste c'est du détail (dit la fille qui se prend la tête pour un rien 😉). Je t'embrasse. Bonne rentrée à vous 3 et à Charles en particulier.
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Merci Mathilde !

Je transmets le message à Charles :)
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AnnaMIl y a 2 mois
merci pour ce propos, effectivement très introspectif et qui m'a plongée dans la réflexion !
finalement que serait-on sans nos contradictions ? c'est cela qui rend les personnalités riches !

de mon côté je me retrouve complètement dans la dichotomie ville/campagne (j'ai grandi dans un village alsacien et maintenant je vis et travaille entre Paris 9 et Paris 1) ; sans doute l'attirance pour la campagne vient-elle du fait qu'elle nous rappelle notre enfance - donc l'affect le plus profond qui soit ! - et qu'on a acquis avec les années une association campagne=vacances en tête !

concernant Starbucks : j'ai eu le la même trajectoire que toi et n'y vais plus depuis 2 ans ; histoire d'achever de te convaincre, il y a le docu d'Arte si tu es passée à côté !
https://www.arte.tv/fr/videos/073442-000-A/starbuc...
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Oui, j'ai vu ce reportage... Edifiant !!!
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SitIl y a 2 mois
Merci de partager avec nous ce moment d'introspection. Comme tu le dis, "poser des mots sur ce qui nous définit en ce moment" participe d'une hygiène de vie saine (ah ah ah, je me marre toute seule devant cette expression - je commencerais ma liste de contradiction par "rêve de commencer sa journée en sautant du lit à 5h du mat' pour enchaîner méditation, écriture libre, running et brossage corporel avant une bonne douche mais arrive tout juste à se laver les dents au radar avant de boire un verre d'eau à température ambiante avant que les enfants ne l'appellent à grands cris "!!!).
J'ai trouvé le premier point particulièrement intéressant et je m'y retrouve complètement. Voilà au moins un point de résolu ! Bonne journée, Lise !
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jickyIl y a 2 mois
t'inquiète, jésus du Puy (aussi), et je suis pareille: je n'aime rien tant que d'être paumée au Fay-sur-Lignon sans réseau et dans la solitude, MAIS en étant aussi une gran fan de Paris (laquelle me rend fade toute autre ville française bien plus vivable). Va comprendre...
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jickyIl y a 2 mois
DE SUIS du Puy (le clavier qui appelle Jésus au pays de la Ste Vierge sur son rocher, MDR....)
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jickyIl y a 2 mois
JE SUIS (ah mais!!!)
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LiliIl y a 2 mois
Comme c'est troublant de te lire et de me reconnaître dans tes écrits ...
Je suis moi-même en plein doute existentielle.
Je vis en province dans une petite commune près d'Angers. Mon mari sera prochainement muté à Toronto. J'ai toujours rêve de m'installer à l'étranger. Je suis une ancienne parisienne et lorsque nous avons décidé de fonder une famille, mon mari et moi avons préféré une petite ville de province au tumulte de la capitale pour élever nos 2 petites filles.
Aujourd'hui, alors que je devrais être folle de joie à l'idée de "bouger enfin" et de retourner à la civilisation. Je suis tétanisée. bloquée. Alors que j'ai toujours encouragé mon mari à demander une mutation à l'étranger, je suis maintenant entrain de faire marche arrière. Je panique. J'ai peur de ce que sera notre vie là-bas.
Comment trouves-tu le courage de changer de ville, de partir avec ton fils à l'autre bout du monde ? N'as-tu pas d'appréhensions ? Je me souviens que tu disais que ton fils avait eu du mal au début avec l'anglais. Qu'il en pleurait parfois. Je pense aussi à mes petites de 1 et 4 ans. As-tu des conseils ? Merci. Bises.
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Chère Lili,

Rassure-toi, tout va bien se passer. Il est normal qu'un tel changement -même désiré- t'effraie. Aller vivre à l'étranger, c'est un saut dans l'inconnu. Mais une fois les 3/6 mois d'adaptation dépassés, tu réaliseras à quel point c'est une vie extraordinaire que tu entames. Et aussi et surtout que c'est un cadeau inestimable que tu fais à tes enfants.

Tes filles vont apprendre l'anglais à leur rythme. Si tu les mets à la crèche et à l'école, cela va aller très vite. Dans un an, ta première sera bilingue ;)

Mon conseil : être patiente et indulgente. A chaque déménagement à l'étranger, il nous a fallu entre 6 mois et un an pour nous recréer un cocon social.

Bonne chance pour tout !
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SylvieIl y a 1 mois
Il me semble que les contradictions consciemment éprouvées créent une tension féconde pour la création. Cette tension qui naît entre deux désirs contradictoires sont les deux silex qui provoquent l’etincelle ! C’est parce que tu aimes le café de Starbucks et que tu détestes l’uniformisation de la consommation mondiale que tu sais analyser les ressorts du système et que tu apprécie la poésie de l’unique. C'est aussi pour ça que je te suis depuis un moment maintenant alors que j’ai laissé tombé toutes les autres blogueuses dont le regard critique est proche de lui de l’huitre. Comprendre son temps et garder un œil singulier dont deux cadeaux rares. Préserve les et bénis tes contradictions !
Et aussi : très tentée par la prochaine expédition de Christian Clot, on postule ? Xxxxxxx
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Lise (TDM)Il y a 1 mois
Chiche ! (Pour l'expédition de Christian Clot)
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ZeilaIl y a 1 mois
Bonjour Lisa, comment je partage certaines de tes contradictions! Je ne pourrais pas ere plus d'accord!
Très bonne rentrée... en ville!
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Lise (TDM)Il y a 1 mois
Bonne rentrée à toi :)
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