Manteau en fourrureManteau en fourrure

Les fourrures anachroniques de chez Saks Potts

Se déclinant dans tes teintes lilas, vert d'eau et chocolat, les manteaux "Foxy" de la griffe danoise Saks Potts semblent avoir massivement séduit les fashionistas. Il faut dire que leur opulente et vaporeuse fourrure ne manque pas de charme. À condition bien entendu qu'il s'agisse de fourrure synthétique...
Manteau en fourrure
28 septembre 2018, 10h. En faisant défiler mon fil Instagram, je tombe sur le cliché d'une influenceuse française vêtue d'un manteau vert d'eau dont le style rétro m'interpelle. Mon cerveau étant - à mon grand regret - habitué à ne pas rester plus de quelques secondes sur le même visuel, je passe néanmoins rapidement à une autre photo.

29 septembre 2018, 15h. Autre instagrameuse, même manteau. Tiens, tiens... il semblerait qu'une opération marketing soit en cours (il faut dire que le fait de faire porter son produit phare à des stars des réseaux sociaux - afin de lui offrir visibilité/désirabilité/rentabilité - s'avère aujourd'hui bien plus impactant que n'importe quelle campagne de publicité). Je me demande quelle sera la prochaine "victime consentante" de la marque…

L'attente ne sera pas bien longue : se déclinant dans différentes teintes, le manteau envahit rapidement la toile et les revues street style (voir ici, ici, ici, ici, ici et ).

23 octobre 2018, 9h. Face à un énième poignet à poils longs, je suis soudain saisie d'un doute : ne s'agirait-il pas de vraie fourrure ? À l'ère du "fur free", cela me semble impossible. Et pourtant… après un rapide tour sur l'e-shop de la griffe danoise, je dois me rendre à l'évidence : il s'agit de fourrure de renard.
Manteau en fourrure
Que les choses soient claires : je ne suis pas de celles qui ont été sensibilisées dès leur berceau à la cause animale, si bien que le sujet de la fourrure m'a longtemps laissée indifférente. Cela étant dit, depuis que je travaille dans le milieu de la mode, mon point de vue sur le sujet a peu à peu évolué : j'ai visionné des reportages édifiants sur le sort que l'on réserve aux pourvoyeurs de fourrure et ai pu constater sur pièce que la fausse fourrure d'aujourd'hui est d'une qualité telle que rien ne justifie que l'on utilise encore de la vraie. Un cheminement qui s'inscrit d'ailleurs parfaitement dans l'air du temps, si l'on en croit le nombre croissant de griffes ayant décidé de passer au "fur free" (Gucci, Furla, Donna Karan, Armani Versace, Michael Kors, etc…).

Autrement dit, je ne parviens pas à comprendre la démarche de ces deux créatrices qui ont toutes deux grandi dans une société ultra sensible sur le sujet. Leur jeunesse devrait les pousser à faire mieux que leurs aînés en élaborant de nouvelles manières de produire un vêtement désirable, en trouvant des alternatives, en se montrant inventives... Et si elles désirent réellement travailler de la vraie fourrure, pourquoi ne pas se servir de modèles vintages dont elles pourraient utiliser la fourrure ?

Sans parler du fait qu'en utilisant une technique marketing visant à faire croire que les influenceuses chères au coeur des millennials ont, sans arrière-pensée aucune, choisi de se lover dans de la vraie fourrure (il n'est aucunement mention ici de "post sponsorisé"), Cathrine Saks et Barbara Potts envoient un bien curieux message à leur génération.

Plus informés que jamais, les jeunes créateurs d'aujourd'hui ne peuvent plus se contenter de se focaliser sur leur concept : ils doivent dorénavant porter une attention toute particulière à la provenance de leurs matières et au caractère "éthique" de leur chaîne de production. C'est en tout cas ce que le consommateur attend d'eux. Le monde change, la mode doit changer également...
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Par Lise Huret, le 04 février 2019 dans Actu mode
38 commentaires
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CharlotteIl y a 6 mois
Beaucoup de personne portent encore de la vraie fourrure et seront donc prêts à en acheter.
De même, à l'heure où les causes sociales ont le vent en poupe, n'est-ce pas aussi une vraie démarche marketing que de dire "on n'en a rien à foutre" ?
Pas sûre que leur démarche ne soit pas mûrement réfléchie et surtout qu'elle ne porte pas ses fruits financièrement parlant.
Pour ma part, vraie ou fausse, j'ai toujours trouvé la fourrure moche, donc même pas de cas de conscience à avoir :-)
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Lise (TDM)Il y a 6 mois
La politique "on n'en a rien à foutre" est un peu facile, non ?
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CharlotteIl y a 6 mois
ah oui c'est sûr mais bien que facile ça fonctionne encore!
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elsaIl y a 6 mois
Pour moi porter de la fourrure, c'est non. Et le renard me rappelle les cache-col des vieilles dames, avec les pattes qui pendent sur le côté. Bouh, j'en frissonne rien qu'à y penser ! Mais j'aime bien l'idée des manchons dans lesquels on peut réchauffer ses mains, comme au XVIIIème siècle, ou dissimuler son téléphone portable ;) Je les imagine en fausse fourrure, ou pourquoi pas en duvet façon doudoune ?
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Lise (TDM)Il y a 6 mois
Rien à redire niveau design ...
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CarolineIl y a 6 mois
Salut Lise,

Alors, tout d'abord, je trouve ces manteaux moches comme tout et je suis d'accord avec toi, autant aller sur la version vintage.
Sinon, j'ai des amis d'amis qui ont lancé une maison de fourrure à Genève (where else?) et ils ont un discours intéressant. Par exemple, leur fourrure est très sourcée et ils disent aussi que ce n'est pas en vendant de la zibeline à 25000€ qu'ils font du mal à beaucoup d'animaux.
Bref, c'était aussi du marketing mais leurs manteaux sont très beaux!
Mais je dis ça, je suis pour la fourrure d'occasion. Voire, pas pour la fourrure du tout, vu que c'est tout de même très grossissant...
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Violette.bIl y a 6 mois
Ma première hypothèse: elle vivent dans un pays où la fourrure peut se justifier, limite un héritage de la vie rude du Danemark, le Groenland est danois avec un cycle entre l homme et les bêtes.
Conscientes de la vague fur free peu être s 'en fichent elles et comptent se démarquer à rebrousse poils 😁
Maintenant la fourrure la viande , un usage raisonné n est pas impossible pour moi ...enfin je ne sais pas si je reporterais de la fourrure ...chat et lapin ça me dégoute
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MarieIl y a 6 mois
https://www.google.com/amp/s/amp.grazia.fr/mode/ne...

=> résume tout le paradoxe de l’influenceuse
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NasIl y a 6 mois
Merci !!!
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PatriciaIl y a 6 mois
Entre un manteau en fourrure qui sera porté et reporté saison après saison, et un manteau 'cheap' fast fashion dont la confection au Bangladesh passe par des employées sous payées et dont les colorants/résidus chimiques se ramassent dans l'environnement cotoyant la production (et affectent plus directement la biodiversité et les populations locales), pour moi le choix est évident. De la fourrure > du fast fashion (beaucoup plus nocif pour les humains *et* les animaux).

Toutefois, ce model me semble plutôt 'en vogue', et très peu classique (sauf peut-être la version brune). Avant de trancher sur son sujet, j'attendrai l'an prochain, voir si les Instagrameuses lui feront à nouveau la part belle.
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léontineIl y a 6 mois
je partage votre point de vue
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AloïsIl y a 6 mois
D'accord avec vous également.
Après, pourquoi pas un manteau en fausse fourrure reporté années après années ou du sourcing de fourrure vintage comme le suggère Lise.
Et en l'occurence ce manteau n'est pas du tout atemporel en effet.
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léontineIl y a 6 mois
Personnellement, la fausse fourrure me dérange plus que la vraie produite dans des conditions éthiques, car elle reste fabriquée avec du pétrole…
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SpunkyIl y a 6 mois
Ces manteaux me rappellent ceux des années 70. J'en avais un.
Je l'avais acheté aux Puces de Clignancourt. Que de souvenirs.
Je porte essentiellement de la fourrure vintage (vison & renard) et j'ai craqué il y a très longtemps (il y a plus de 10 ans ) pour une fourrure neuve de chez Yves Salomon/Météo.
Je suis végétarienne et amatrice de fourrures. Je trouve ces manteaux assez jolis.
Le discours hypocrite de la fausse fourrure ne me touche pas.
En revanche la condition animale dans les abattoirs m'émeut. Manger de la viande, consommer des produits laitiers, quand on connait les conditions d'élevages et d'abattages, on évite de faire la leçon aux porteurs de fourrures.
Il y a toute une histoire et de nombreux savoirs-faire derrière la fourrure, surtout au Canada et aux Etats Unis. Ils vont se perdre. Néanmoins, je comprends et partage les décisions des grandes maisons. La fourrure ne représentait pas grand chose dans leurs chiffres d'affaires. Le principal problème est le sourcing.

Sur ce , je remets fissa mes cache-oreilles en renard achetés à NYC.
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ArianeIl y a 6 mois
Je suis tout ä fait d'accord!! Manger des steaks et porter des chaussures et des sacs en cuir mais critiquer la fourrure je trouve ça très hypocrite.
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emmanuelisIl y a 6 mois
L'ère du "Fur-Free", qu'on se le dise ne concerne que les bien-pensants. Les clientes, celles qui ont les moyens de la fourrure, continuent de la porter et d'en acheter. Chacun est libre me direz-vous.
Les maisons qui ont communiqué sur le fait de ne plus en commercialiser, sachez le, s'adaptent en discrétion aux demandes de ces clientes qui se foutent du qu'en dira-t-on, et n'hésitent pas à répondre (une amie qui porte de la vraie fourrure me l'a confirmé) aux réfractaires que le manteau qu'elles portent est en fausse fourrure... Après tout, cela les concerne.
Mais le problème n'est pas vraiment vraie ou fausse fourrure. La vraie fourrure ne concerne qu'une tranche de la population qui a les moyens de se l'offrir. La fourrure cheap est celle qui orne les capuche des parkas et s'adresse à un mass market. C'est cette dernière qui est responsable de bien des maux, là ou la fourrure de luxe est plus attentive.
Encore une fois, pour ou contre n'est pas la question, chacun fait ce qu'il veut, mais sachons aussi voir la réalité : tant qu'il y aura des clients, il y aura de la fourrure. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter.
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Il y a 6 mois
Parfaitement d'accord avec ce constat et la pertinence de ce commentaire.
Les grandes maison qui maîtrisent leur image savent très bien parallèlement s'adapter aux réalités économiques et aux demandes d'une clientèle particulière grâce à laquelle (peut-on encore oser le dire?) des métiers et savoirs faire issus de certaines filières ne tombent pas dans l'oubli. Voir les choses exclusivement à la lumière du politiquement correct et de la "bien pensance" conduit inévitablement à déformer la réalité et à passer sous silence les faits et pratiques peu reluisantes qui sont la plupart du temps ( du moins pour la fourrure) le fait de l'industrie de masse.
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V.Il y a 6 mois
Merci infiniment Lise pour ce bel article. Il demande (encore) un certain courage mais le monde change et s'il est si dur encore, certaines lignes de force tout de même vont vers plus de générosité. Celle-là en est une... Le changement de paradigme de nombreux grands du secteur ne cesse de m'étonner.
Je trouve ton commentaire sur ton parcours vis à vis de cela très beau - savoir plus, ne cesser de nous nourrir, même sur des sujets difficiles, c'est une belle clé.
Et pour construire positivement sur les commentaires du dessus, il y a des marques, et de belles marques, et de plus en plus, qui font attention aux humains, aux animaux, et à l'environnement. La générosité n'a pas forcément à choisir...
Merci encore Lise, pour ceci et tout...
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samIl y a 6 mois
Ma mère, née dans les années 50 ,avait , dans sa trentaine, dépensé une partie de ses économies ( durement gagnées à coup de commission sur ses ventes de cosmétiques Avon et de commandes de robes cousues main) pour racheter à une amie un manteau de fourrure court, du style que l'on aperçoit beaucoup aujourd'hui sur les jeunes filles et les femmes branchées. Associée à son jean neige à pince et son pull imprimé cachemire , assortis de talons vertigineux et d'une coiffure à la " drôle de dame", ma mère était " canon" , et je crânais à la sortie de l'école , j'avais la plus belle des mamans . Elle ressemblait à mes héroïnes , aux dames qu'on voyait dans les films. Du coup, pour moi la fourrure, c'est l'essence de la féminité , comme l'escarpin noir ( quand il est bien coupé ...) , c'est la sensualité assumée, le signe d'une confiance en soi ( c'est une époque où ma mère a fait volé en éclat le paternalisme et les codes , divorce et 50 cm de jupe et de cheveux en moins) . C'est vraiment un vêtement mythique , c'est un article de luxe, un peu connoté " sexe" , donc c'est comme porter deux tabous féminins à la fois et de renvoyer ces deux reproches bibliques ( femme sensuelle et vénale) à la tête des bigots misogynes .
J'aimerais bien trouver un modèle vintage qui ne sent pas le funérarium et dont les manches ne m'arrivent pas aux coudes ( femmes de l'époque assez petites) . sur les marchés, pas facile, reste les boutiques spécialisées vintage, assez chères . La fourrure synthétique " cheap" n'est pas de bonne facture dans les mass markets . Donc au final, de la fourrure , vraie ou fausse, n en voit pas tant que ça finalement dans les rues, par rapport à l'offre en boutique, même si elle a encore énormément de fans .
Je trouve que ces créatrices ont bien senti le désir des " nouveaux riches discrets' d'afficher l'air de rien, dans leurs looks bohèmes clodo des articles qui représentent le luxe ( dont la fourrure) , cela flatte l'ego et c'est chargé de symboles. La fausse fourrure, elle plait quand on a toujours eu les sous pour s'en acheter une vraie .
Je partage les avis d'Emmanuelis et de Spunky concernant l'hypocrisie de certains face à cela: mangeurs de viande, destructeurs écosystèmes à coup de vols en avion et de voyage en yacht privé et porteurs de baskets et sacs en cuir vegan .
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V.Il y a 6 mois
Sur la dernière phrase : J'ai changé d'avis sur cela, en particulier grâce à la blogueuse Coline, qui a une approche extrêmement bienveillante par rapport à ça et à tout le monde. En gros son optique c'est : chacun fait de son mieux, bien sûr on a tous des incohérences mais c'est mieux de se concentrer sur les nôtres et de pas relever celles des autres. Si quelqu'un mange de la viande par exemple et se dit : bon moi je fais un effort sur le cuir ; et bien, c'est déjà pas mal. Le problème c'est les gens qui font la leçon aux autres, qui pointent leur doigt accusateur sur les autres (et c'est dur de ne pas le faire, spécialement quand on essaie de changer des trucs, qu'on met les yeux dans la cruauté ou la pollution, évidemment on a une sorte d'envie de dénoncer le truc aux yeux du monde entier. Et peut-être parfois une envie de dire 'moi je fais mieux, les autres...'). Si Lise fait un article sur les arbres du défilé Chanel, ou mettons sur tous les trajets en avion nécessaires pour une Fashion Week, est-ce qu'il faut se dire : ah là là d'accord mais en même temps le cuir, et en même temps la fourrure. Si elle fait un article sur le cuir vegan est-ce qu'il faut se dire : ah joli joli, mais en même temps la fourrure, et en même temps la viande. Chaque article peut nous aider à nous dire : ah tiens tiens, ça peut-être ça me parle, ça m'aiderait à améliorer un truc dans ma vie. Cette façon de penser a été très libératrice pour moi, au lieu de juger les autres (et de juger les autres qui me jugent), j'essaie de faire des changements dans la mienne, certains macro, certains micro, mais du coup moi je les vois hyper positivement, pas comme des oppositions contre les autres, comme un acte qui m'importe . Bon je ne sais pas si je suis claire, j'écris vite, et j'espère être moi-même bienveillante dans ce message et pas gonflante à mon tour (promis, je ne pointe personne du doigt, j'essaie juste de dire comment ma vie a changé en mieux grâce à cette blogueuse, comment elle a radicalement modifié ma façon de penser. Et comment du coup je me suis mise à changer très vite un tas de trucs dans ma vie, facilement, et en y prenant du plaisir)
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lallabyIl y a 6 mois
Superbe. Merci V. Je crois que c'est effectivement un bon début: bienveillant et dépourvu d'aigreur. La vie est suffisamment compliquée. Avançons pas à pas, en ne ratant ni sa beauté, ni nos (petites) réussites vers une consommation plus raisonnée...
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samIl y a 6 mois
https://www.ecogriffe.com/
https://www.ecogriffe.com/achetons-vos-manteaux/
https://www.instagram.com/harricanaparmariouche/
alternative ( même si le design n'est pas toujours au top...) , reste à la démocratiser auprès des adepte de vraie fourrure.
la fourrure est difficile à retailler et à nettoyer, on ne peut malheureusement pas " arranger " un manteau mal coupé acheté en friperie toute seule. Je n'en ai donc pas .
et je juge ni les pros , ni les anti. J'aspire à un peu plus de cohérence de la part des anti " de circonstance"; ceux qui font la pluie et le beau temps dans la presse mode, je ne parle pas des gens lambda ( parce que moi je prends pas l'avion et je n'ai pas de yacht...° ) . Je suis végé , et je ne mange pas d'oeufs de poules élevées en batterie, mais je porte du cuir , parce que cela se répare et cela se conserve des années ( certaines de mes paires de chaussures ont été réparées 5 fois déjà, dont talon cassé et semelle trouée...) . Les petites contradictions, je connais :)...
il ne faut pas voir d'aigreur là où il n'y en a pas. Après pour ce qui est de faire la leçon, tu dis : " Le problème c'est les gens qui font la leçon aux autres, qui pointent leur doigt accusateur sur les autres (et c'est dur de ne pas le faire, spécialement quand on essaie de changer des trucs, qu'on met les yeux dans la cruauté ou la pollution, évidemment on a une sorte d'envie de dénoncer le truc aux yeux du monde entier. Et peut-être parfois une envie de dire 'moi je fais mieux, les autres...'). ", si on t"écoute bien, cet article est problématique alors puisque Lise se demande pourquoi ces deux filles utilisent de la vraie fourrure... Pourtant c'est utile de le faire , sinon comment on peut ouvrir le débat?
Je pense que Coline défend aussi son blog, elle ne peut pas perdre de lecteurs , c'est un cas particulier.
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V.Il y a 6 mois
Oui Sam tu as raison c'est compliqué, je réfléchissais à ce que tu disais avant que tu ne le dises hier soir en me brossant les dents ;-) Parce qu'évidemment la tentation inverse c'est du coup de diluer toute responsabilité. Mais il me semble que la responsabilité est différente, infiniment plus forte, pour les entrepreneurs qui font le choix conscient de ce qu'ils offrent, qui décident à un temps A d'ouvrir une ligne aux conséquences énormes jusqu'à Z. Alors qu'un consommateur débarque dans la société avec toutes ces entreprises déjà au temps Z et doit essayer de se démerder là dedans, s'il veut changer les choses, pour trouver les trucs qui s'accordent avec son éthique (et encore on est chanceux/ses parce que l'offre éthique est en grosse hausse). Donc je vois les articles critiques envers les pratiques des entrepreneurs non comme des doigts pointés mais comme des mises en face de leurs responsabilités qui peuvent nous aider nous à faire des choix qui s'accordent avec notre éthique (et qui devrait les aider eux à ne pas être anachronique).
En fait ce que j'essaie de dire je crois c'est finalement le fait qu'on se pointe souvent du doigt entre "gens lambda" comme tu dis qui essayons de faire quelque chose, de changer des habitudes (le sommet étant en général atteint par les gens qui ne changent rien du tout et qui sont ravis de venir te dire que tu consommes pas d'animaux mais que t'as mangé un avocat et que c'est pas cool) (ah voilà je juge ;-) ; et que personnellement j'ai changé beaucoup plus de trucs dans ma vie à partir du moment où j'ai commencé à être bienveillante envers les autres, à ne plus pointer mon doigts accusateur (car je ne t'accusais pas du tout d'être aigrie, je faisais plus égoïstement référence à mon parcours parce que j'ai été beaucoup là dedans, aigrie je sais pas, sans doute, mais clairement révoltée, bien portée à voir les contradictions des autres, alors qu'il y en avait pléthore dans la mienne). J'aime beaucoup la personnalité de Coline par rapport à ça et je la trouve assez courageuse d'avoir choisi cette ligne et de la défendre comme elle le fait. Cela trouve bienveillante, elle m'a aidé à voir tout cela comme quelque chose d'éminemment positif, le contraire d'une forme d'empoigne.
Là dessus évidemment, où placer les influenceuses etc ? Dans la catégorie des entrepreneuses je crois, leurs choix ont par essence une influence très large, qu'elles savent. Et ce sont peut-être/sans doute celles là dont tu parlais.
Désolée encore si mon message a paru un réquisitoire, ce n'était pas l'intention du tout. Mais bon on marche souvent sur des oeufs (vegan ;-) avec ces sujets.
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V.Il y a 6 mois
Je voulais dire "Je la trouve bienveillante, elle m'a aidé à voir tout cela comme quelque chose d'éminemment positif, le contraire d'une foire d'empoigne." ;-)
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AgnèsIl y a 6 mois
Un grand merci Lise pour ce post, de même à V. pour votre réflexion subtile qui vient de m'aider dans ma propre démarche de refus de la souffrance animale.
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SupertomateIl y a 6 mois
Mais... Mais... Je vois flou ou ces manteaux sont affreux, anyway ?
Bon, après, moi, la fourrure et le duvet, je dis rien : je vis à Montréal et franchement, y'a quand-même rien de plus chaud (je parle même pas de ma chapka en cuir doublée en castor : elle a 15 ans, elle est impecc et rien n'est plus chaud.
Comme d'autres, pour moi, le débat est sur la traçabilité et la fabrication éthique, comme pour le cuir (et pourtant je ne mange pas de viande depuis 40 ans :D)
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FauconIl y a 6 mois
https://www.instagram.com/p/BUzgItbF-8Y/
Ya pas de débat. Ce petit titou vient d'un élevage de renards, et ya rien de plus mignon qu'un renard.
Qu'on porte de la peau de vieilles bêtes sauvages, du cuir de vache malade, de la plume de poule aveugle unijambiste, OK.
Mais les gens qui touchent aux renards sont des monstres.
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nuiIl y a 6 mois
Je ne suis pas pour condamner la fourrure absolument. Comme l'a dit Supertomate, c'est efficace contre le froid.
Et surtout, c'est la situation globale qu'il faut regarder : la fausse fourrure c'est très polluant, et donc ça détruit l'écosystème, et donc, au final, ça cause aussi de la souffrance animale.
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FrancoiseIl y a 6 mois
Oui la fausse fourrure pollue l'environnement mais je ne supporte pas l'idee de tuer un animal pour prendre sa peau (entre autres). Tuer c'est tuer, meme quand je lis que l'animal a ete tue "humainement". J'ai un manteau en fourrure qui date de 25 ans mais c'est mon dernier. Je ne mange pas de viande. Je porte du cuir (chaussures) mais de moins en moins. Je fais de mon mieux, peu a peu. Sujet difficile...
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mirabelleIl y a 6 mois
et un ours en peluche en vison, on en parle ?
(je n'avais pas imaginé que ça puisse exister… ça doit même pas se laver ? comment on fait quand le petit a bavé/vomi dessus ?!)
https://www.empreintes-paris.com/fr/baby-teddy-cho...
je juge pas, je dis que ça existe, et un grand merci à V. pour ses deux longs commentaires, chacun fait du mieux qu'il peut, dans les domaines qui lui tiennent à cœur, petit à petit...
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Il y a 6 mois
mirabelle, l'ours en vison de ton lien est une pièce d'art, un objet de collection ( d'ailleurs indiqué comme tel sur le site) et non un doudou pour bébé ^^
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mirabelleIl y a 6 mois
ceci explique cela, effectivement !
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LucieIl y a 6 mois
Le plus polluant et le moins éthique entre la vraie et la fausse fourrure?
J'ai surtout envie de dire : aucune des femmes qui portent ce manteau sur les photos de l'article n'a froid!!! Aucune ne le porte sous un blizzard par -50c°.
C'est surtout ça que je trouve scandaleux.

Vraie ou fausse fourrure ça traduit un caprice de mode qui n'est même pas lié à leur environnement. Ok pour la vraie fourrure quand il fait très froid, ou ok on sort sa parka avec la capuche en fausse fourrure quand il fait 2c° à Paris ou quand il pleut.

Mais la elles sont en tshirt et petits escaprins. Je trouve que c'est vraiment du gâchis.
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miss agnesIl y a 6 mois
Mon principe est simple: si j'en mange, je peux le porter en fourrure. Donc, du lapin, oui - du vison, non. Ceci dit, on m'a offert dans le temps une sublime écharpe en renard, et elle est magnifique. Je ne me serai jamais acheté ce genre d'accessoire, mais je n'ai pas pu refuser devant la beauté du geste (et de l'écharpe).
Ceci dit, mettre de la vraie fourrure sur un manteau qui ressemble à du vinyl (c'est du cuir?) c'est un drôle de mélange. Enfin, ne pas oublier que le cuir, c'est aussi de la peau d'animal. Alors la barre, on la met où ?
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Il y a 6 mois
Merci Lise pour cet article qui a également permis des commentaires et un débat particulièrement intéressant !
j'ai donné à mes filles plusieurs pièces en fourrure provenant d'une tante ( étole, boléro en vison, manchon,) qui sont vraiment adorables sur elles....et totalement immettables pour moi: 20 ans dans le pif direct ^^
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GranpiIl y a 6 mois
C'est un poil too much pour moi!!
Quant à la bienveillance et ne pas pointer du doigt celles et ceux qui ne font pas comme moi je dis un grand YESSS!!!
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YasmineIl y a 6 mois
Enfin un article sur la fourrure et la mode, merci !
Personnellement, je pense qu'il est aujourd'hui difficile de cautionner l'utilisation de la fourrure véritable pour s'habiller. On connait en effet les conditions désastreuses d'élevage et d'abattage des animaux exploités pour leur fourrure.
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sheighIl y a 6 mois
Je n'ai rien contre la fourrure.
Pour moi c'est l'éthique qui faut entrer dans bon nombre de milieu car il y a de l'exploitation et condition d'élevage désastreuse partout où il y a de l'argent à tirer. Retirer la fourrure alors que tout le reste est on ne sait d'où me pose question, c'est comme ces grandes marques qui proposent 3 gammes bios et le reste pas du tout, qu'est-ce que ça veut vraiment dire ?
Et ma conscience écologique me refuse catégoriquement à me rallier à la cause du faux qui pour moi remplace par bien pire, et qui au contraire n'aidera pas à comment traiter le problème important de la pollution dans le milieu du textile. Cet univers a beaucoup mais alors beaucoup de chose à apprendre et faire pour se targuer de la première étiquette air du temps qu'ils attrapent pour seulement mieux vendre.
Ceci étant dit, je n'aime pas du tout les manteaux proposés, je ne sais plus de qui est le commentaire qui est tout à fait exact, mais l'association vinyle et fourrure , n'est pas des meilleures aux yeux et une coupe du trench un peu plus moderne n'aurait pas été de refus.
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