Lac de NaussacPoterieCharles

Chronique #130 : Vacances familiales

1758
Après trois semaines de vacances passées chez mes parents au sein du département le moins peuplé de France, nous voilà de retour dans notre mégapole canadienne. À la fois simples et complexes, doux et intenses, étranges et familiers, ces 20 jours m'ont fait me sentir vivante, aimée, entourée, forte et unique. Voici quelques souvenirs illustrant - de manière non exhaustive - cette escapade lozérienne…
Lac de Naussac
Alors que j'ai l'habitude de piocher une poignée de framboises surgelées dans le bas du congélateur afin d'agrémenter mon smoothie matinal, c'est ici sur les framboisiers bordant les murets alentour que je pars en quête de mon petit déjeuner. Le plaisir gustatif procuré par la saveur de ces fruits sauvages n'a d'égal que le bonheur d'aller chercher sa nourriture à la source...

Lorsque ma petite soeur me propose d'aller faire un footing aux aurores dans la montagne, j'accepte sans hésiter : avec mes 45 minutes de course en salle (sur tapis) quasi quotidiennes, ces 3/4 d'heure de runnings ne m'effraient absolument pas. Du dénivelé ? Peu importe ! Je compte bien prouver à ma cadette que je suis toujours aussi performante sportivement. Je pense d'ailleurs secrètement qu'elle ne tiendra pas le coup… Première côte : mes baskets bondissent, évitant avec agilité les bris de roches parsemant le chemin. 400 mètres plus loin, je n'ai plus qu'une seule envie : m'allonger dans l'herbe jouxtant le sentier. De son côté, ma coathlète ne semble éprouver aucune difficulté à gravir cette satanée montagne. Sa foulée est régulière, lente mais dynamique. 200 mètres plus tard, je passe en mode marche. Je vois sa silhouette s'éloigner. Je reprendrai la course un peu plus loin, bien consciente d'être en train de vivre une belle - et cuisante - leçon d'humilité…

La voix grave et chaleureuse de mon père corrige la position de mes mains : depuis mon arrivée en Lozère, j'apprends à prendre le pouvoir sur l'argile. Jour après jour, ce qui me semblait au départ immaitrisable devient de plus en plus fluide grâce à l'enseignement de celui qui mit trop longtemps entre parenthèses sa passion pour la poterie. Centrer, creuser, élargir, monter… Les gestes gagnent en automatisme, la tranche de mes paumes se durcit, mon dos souffre, mais la satisfaction d'apprendre une discipline quasi organique se révèle jouissive.

J'ai beau avoir emporté mes pièces féminines préférées, je passe le plus clair de mon temps dans un short en molleton gris acheté - juste avant de partir - 7 dollars chez H&M. Choisi délibérément trop grand, ce dernier possède cette dégaine tomboy que j'affectionne tant et qui me permet de twister aisément mes tops plus délicats. Ajoutez à cela la réconfortante texture de son coton sporty/régressif et vous comprendrez pourquoi la plupart de mes robes n'ont vu de la France que l'obscurité de ma penderie lozérienne…. 

L'eau tiède glisse sur mes doigts, mon regard se perd à travers la fenêtre ouverte située juste au dessus de l'évier, les rires des enfants se poursuivant dans les genêts me parviennent assourdis par la distance et les plats fraîchement lavés s'empilent studieusement sur le plan de travail de la cuisine désuète. Si par le passé faire la vaisselle avait pour moi tout de la corvée, j'y trouve aujourd'hui une respiration ressourçante. Les gestes répétitifs me plongent dans un état quasi méditatif. Je me focalise sur les multiples sensations que je perçois. Je suis totalement présente, tout en ayant l'impression confuse d'être au coeur d'un ailleurs intime. Paic Citron : le nouveau vecteur pour atteindre la pleine conscience ? 
Poterie
La dernière journée de l'épisode de canicule se voit rythmée par l'arrivée au compte goutte d'une poignée de neveux, nièces, oncles, tantes, soeurs et autres beaux frères. Après avoir amadoués les petits via l'imbattable menu saucisses/gnocchis/glace, les grands s'installent enfin - il est 21h - autour de l'immense table dressée sur la terrasse en pierre de la maison familiale. Les plats de salades y jouxtent le pain sortant à peine du four de la cuisine, les bouteilles de cidre perlent de fraîcheur… Le vent soufflote, les criquets chantonnent quelques mélodies familières et les conversations s'ébrouent. Rapidement, des sujets moins lisses que ceux traitant du bac de l'une ou des futurs déménagements des autres éclosent. Intérieurement, je me crispe immédiatement : moi qui n'aime rien mieux que les atmosphères douces où le consensus fait loi, je redoute les discussions pouvant engendrer des tensions. Tel un petit animal aux antennes ultra-sensibles, je perçois les émotions de chacun, je sais ce qu'il ne faut pas dire, sur quel terrain il est risqué de s'aventurer… J'use ainsi d'ordinaire d'extrême précaution en abordant des thématiques plaisant aux convives et en contournant les potentielles bombes à fragmentation. Une attitude qui a tendance à exaspérer Julien, dont l'amour du débat prime sur toute autre considération lors des dîners familiaux. Ce soir-là, je finirai par m'éclipser avec les plus petits : raconter "La princesse au petit pois" à des lutins épuisés met définitivement moins mes nerfs à vif que lorsque je tente de jouer les casques bleus entre des adultes s'échauffant en parlant géopolitique...

9h - Sur le bord d'une microscopique route cévenole, j'aperçois trois silhouettes en shorts et épaisses chaussures de marche : il s'agit de l'une de mes soeurs, de son mari et de sa plus jeune fille, qui clôturent aujourd'hui une semaine de randonnée autour du Mont Lozère. Deux années s'étant écoulées depuis nos dernières retrouvailles, nous avons décidé de nous offrir un moment privilégié en leur compagnie en les accompagnant sur leur dernière étape. La joie qui m'envahit à leur vue fixe sur mon visage un sourire qui ne s'effacera pas de la journée. Une fois les premières effusions passées, nous partons d'un bon pas. Six heures plus tard, les abords de Villefort - notre point d'arrivée - se dessinent. Je n'ai pas vu les minutes passer, ni ressenti une quelconque fatigue… Nous avions tant à nous dire !

23h - "Allez Lise, tu me l'a promis…". Ma nièce de 15 ans trépigne d'excitation à l'idée de déplacer nos matelas sur la terrasse afin de dormir à la belle étoile. En ce qui me concerne, la perspective de me faire égorger par un descendant de la bête du Gévaudan ou de servir de festin à la bestiole qui saccagea la nuit précédente le tas de compost m'enchante moyennement. Julien lève alors les yeux de son ordinateur et me lance malicieusement : "Tu lui as promis…". Je lui jette un regard noir lui promettant une vengeance prochaine et active, vaincue, l'opération "voûte céleste"...
Le nez pointé vers les étoiles, je suis à l'affût du moindre bruit suspect, prête à dégainer le manche de pioche glissé à mes côtés. Ma nièce, aux anges, s'extasie devant la beauté des astres. Soudain, un frottement me fige d'effroi : des pas… des pas ! Ce sont bien des pas que j'entends. À moins qu'il ne s'agisse des battements de mon coeur qui s'affole ? Nous allons mourir égorgées, ou pire… Prions. La sueur perle sous le molleton de mon sweat. "Maman…" Charles ! Je ne sais pas comment il nous a rejoints, mais le fait est que c'est bel et bien lui - et non un autochtone en quête de chair fraîche - qui se trouve debout à nos côtés. Je pense que je n'ai jamais été aussi heureuse de voir mon fils. J'en oublie de le gronder d'être sorti de son lit au milieu de la nuit et lui fait une petite place sous ma couette...
Charles

Mais aussi...


Sélectionner des pêches au marché et apercevoir au loin mes petits neveux - qui habitent dans le même village que mes parents - courir entre les étals. 
Aller cueillir les salades du déjeuner au sein du potager édénique de mes parents.
Plonger dans les souvenirs de vacances des uns et des autres : s'attendrir à l'écoute des émois adolescents ayant pour théâtre un stage de kite surf, s'horrifier en découvrant les déboires de ceux ayant expérimenté les punaises de lit des refuges du GR20, se délecter des dernières facéties des plus petits et se sentir un brin dépassée face aux expériences alcoolisées de celles qui hier encore buvaient du Champomy...
Recevoir un compliment infiniment touchant de la part d'un de mes beaux frères que j'essaie d'épater depuis mes 15 ans.
Cuisiner pour 20.
Nous faire dévorer par des moustiques sournois ayant attendu que le soleil se couche pour attaquer en escadron nos chairs alanguies.
Aller admirer le pelage roux des vaches sublimé par la lumière de l'heure dorée.
Me lever à 5h pour m'occuper du dernier né de l'une de mes soeurs absente pour quelques jours. Sortir de son lit ce petit être en turbulette à l'odeur chaude de sommeil et sentir le poids confiant de son corps contre moi me plonge dans une délicieuse nostalgie. 
Commander une bière blanche dans l'unique café d'un village lilliputien, se retrouver avec une Leffe blonde et ne rien oser dire. 
Manquer de mourir de rire en filmant nos grimaces via la fonction "slow motion" de l'iPhone, puis en écoutant mon futur beau frère - chimiste de son état - nous raconter ses dernières expériences olfactives : dans le but d'améliorer l'usage des toilettes en Inde, son entreprise a pour projet de développer une substance neutralisant l'odeur des déjections humaines. Inutile de vous dire sur quoi portaient les fameux tests olfactifs...
Recevoir la couverture du futur livre de Charlotte, découvrir celle de Géraldine, puis de Lili… Je suis infiniment admirative de mes amies : écrire un livre, cela me semble tellement fou/ardu/courageux/inaccessible...
Dévaler trop vite en VTT les routes isolées traversant les collines mordorées bordant le lac de Naussac.
Entendre le jour de mon anniversaire la voix de mon frère. Artiste nomade qui aurait pu inspirer les mots de Brel ("Telle est ma quête - Suivre l'étoile - Peu m'importent mes chances - Peu m'importe le temps - Ou ma désespérance - Et puis lutter toujours - Sans questions ni repos [...] Pour atteindre à s'en écarteler - Pour atteindre l'inaccessible étoile"), être à l'infini sensibilité et compagnon de jeu de mon enfance, il me manque et en même temps je sais que la vie de solitude qu'il a choisi est la seule qui lui permet d'exister. 
Se retrouver suspendue à 10 mètres du sol à une échelle de singe. Maudir cette idée saugrenue d'avoir voulu tester le site d'accrobranche local. Puiser en soi une force insoupçonnée pour balancer son corps à la force de ses bras. S'effondrer sur la parcelle suivante, les biceps tremblotants et le corps secoué d'un fou rire nerveux. 
Fêter mes 37 ans à l'ombre des vestiges du château de Luc en dégustant un pique-nique simple et délicieux préparé par mes parents.
Découvrir un concept store au coeur de la petite ville de Langogne. Oui, un concept store ! Et si la sélection des produits présentés demande à être peaufinée, trouver ici un espace de vente mettant en valeur les artisans locaux sans tomber dans le folklore touristique est fort intéressant. La Lozère serait-elle en phase de boboïsation ? 
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Par Lise Huret, le 12 août 2019
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58 commentaires
Tous les commentaires
SimoneIl y a 2 mois
Merci pour ton récit Lise!

Il résonne en moi comme à chaque fois que tu évoques ta famille...La mienne est si différente...
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Merci Simone :)

Chaque famille est unique avec ses qualités et ses défauts... L'essentiel à mes yeux est de réussir à savourer les premières et de parvenir à ce que les seconds ne nous abîment pas trop ;)
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fredCIl y a 2 mois
Lise bonjour
Tu décris tout simplement la vie et c'est si joli. Merci. Bonne fin de vacances!
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Merci FredC :)

Les vacances sont terminées et c'est tant mieux car il est temps de reprendre du service sur TDM ;)
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matchingpointsIl y a 2 mois
Un joli récit pour raconter la vie, vraie et chaleureuse )
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Merci Matchingpoints :)

C'est très gentil !
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SamanthaMIl y a 2 mois
Sublime article très bien écrit comme toujours. Les plaisirs simples et la famille rien de mieux, c'est la meilleure des thérapies. Enfin sauf quand vient le moment du grand débat de table lol je connais ça aussi grrrr je deteste! Ton article m'a beaucoup apaisée et en même je réalise à quel point j'ai besoin vacances et de voir ma famille moi aussi...
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
J'espère que tu auras bientôt la chance de pouvoir t'immerger dans la chaleur du cocon familial :)

Je t'embrasse fort
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nuiIl y a 2 mois
"écrire un livre, cela me semble tellement fou/ardu/courageux/inaccessible" : le récit de vos pérégrinations m'a fait souvent rêver, et rire, et me souvenir de choses et d'autres...si vos chroniques ne connaissent pas encore l'honneur d'une publication "à l'ancienne", elles ont déjà la qualité d'un bon roman.
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Nui... ce que tu m'écris me touche immensément. Merci, vraiment.
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FrancoiseIl y a 2 mois
bon anniversaire ma chere Lise !
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Merci :)
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CélineIl y a 2 mois
Comme je me retrouve dans ton recit.
En te lisant, je repense aux sensations bien connues de nos vacances chez ma soeur près de Chanac.
Nous sommes toujours étonnés des lieux magiques que ma cadette nous montre.
A Noel encore nous partions dans la brume, rassasiés d´un bon alligot, sur les traces du film "Rémi, sans famille" tous ensemble.
Peut-etre nous croiserons nous un jour sur les petites routes de Lozère.
Moi venant d´Allemagne et toi du Canada.

Je me delecte de tes conseils, chère Lise.
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Brume, aligot, petits sentiers... tout ce que j'aime !

A bientôt ;)
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HeLNIl y a 2 mois
Ton récit est délicieux Lise, ta famille me fait penser à la mienne, j'adore les grandes tablées et autres réunions regroupant les générations autour d'un plat simple mais avec des produits de qualité. Comme toi les débats plus ou moins houleux qui ne manquent de surgir me font fuir.
Il y a qqs années, quand je me suis mise au running hors salle, j'ai comme toi expérimenté le fossé qui existe entre courir sur un tapis et courir en extérieur 😅
Et je compatis pour les puces de lit, piquée deux fois lors de vacances (Seattle et Londres, dans des hôtels qui n'avaient rien de gîtes d'étape) j'en ai été limité traumatisée : je ne peux plus dormir dans un lit qui n'est pas le mien sans scruter attentivement le matelas...
Bonne reprise de travail ! Et je confirme ce que d'autres t'ont déjà écrit, tes qualités littéraires sont tellement évidentes !! ta plume est fine, délicate et toujours intelligente. Je t'embrasse ainsi que Julien et Charles
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HeLNIl y a 2 mois
Oups j'aurais du me relire, désolée pour les fautes 😱
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Le contraste entre la course en salle et celle en extérieur est absolument terrible :/ J'en viens même à me demander si cela sert vraiment à quelque chose d'enchaîner les kilomètres sur un tapis de course...

Je t'embrasse fort
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HeLNIl y a 2 mois
Je pense que ça sert quand même, les tapis sont utilisés en complément par les athletes il me semble. Mais ne pas partir sur un marathon en extérieur si on a couru 40km exclusivement sur un tapis, parce que la déconfiture est certaine !!
J'ai oublié hier de te fé
liciter pour tes poteries, elles sont manifestement une grande réussite !! Quel plaisir ce doit être de boire dans un bol fabriqué soi-même !! Je t'embrasse 😘
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kikiIl y a 2 mois
Chouette récit de vacances !
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Merci :)
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violette.bIl y a 2 mois
Chacun sa famille... chacun son destin ( pour parodier une chanson cool ...)
Ta plume fine me renvoie à ma petite enfance quand ma grand mère était le ciment des membres de cette famille ...déjà un peu disruptive ....ensuite plus rien .... de mon coté je n'ai pas su /pu reconstruire cela pour mon enfant , bien consciente du socle que cela m'avait donné , il a trouvé d'autres attaches , d'autres cocons.
Et puis comme tu le montres en filigrane , parfois on veut s'affranchir des liens familiaux , beaucoup d 'ambiguïté dans "la Famille"
C'est un sujet de questionnement pour moi.
Heureuse pour toi de ce doux ressourcement
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Si la "vraie" famille fait défaut, à nous de nous construire la nôtre. Elle n'en sera pas moins belle, moins légitime...
Une famille cela peut être aussi merveilleux que toxique. La mienne est loin d'être parfaite mais je mesure la chance immense que nous avons de réussir à nous retrouver régulièrement avec joie.
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WebdeeIl y a 2 mois
Chouette récit à la fois intime et universel...! Impression d'être dans ta bulle pendant quelques instants...
Les mots bien choisis ont un effet évocateur magique. Merci pour ce partage !
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Oh merci Webdee !
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AnaIl y a 2 mois
Récit aérien et délié, ça laisse rêveuse
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Les adjectifs que tu as choisis me plaisent énormément, merci :)
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MarieIl y a 2 mois
Un plaisir de te lire ;
je comprends ce besoin de fuir les conflits ; pour ma part, j'ai la chance d'avoir un conjoint qui sait et fait office de tampon quand le relationnel devient trop perturbant pour moi.
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Vive les conjoints tampon/bouclier :) Julien d'ordinaire remplit bien ce rôle mais lorsque vient le temps de la joute verbale il a tendance à oublier à quel point les tensions peuvent m'affecter ;/
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Svs au LuxbgIl y a 2 mois
Chère Lise,

J’attendais avec impatience le récit Lozérien 2019 et comme d’habitude tu nous gâtes, merci pour ces lignes pleines de délicatesse.
Je ne serai pas originale ( d’autant plus que je l’ai déjà suggéré à plusieurs reprises ici) et comme les autres lectrices de la communauté TDM je ne peux que t’encourager à sauter le pas et te lancer dans l’écriture d’un roman. Tu as le talent et la finesse, n’hésite pas ! Écris quelques lignes puis vois où cela te mène...

Bonne reprise à vous 3,
Affectueusement
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Merci ma chère Svs au Luxbg :)

Je suis heureuse que ce récit t'ai plu !

En ce qui concerne l'écriture, j'aime infiniment écrire ici mais je suis si inconstante dans la vie que me lancer dans un exercice d'écriture au long cours me paralyse. Mais je pense avoir trouvé avec Julien un moyen de contourner cette angoisse... je vous en reparle assez vite ;)
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Svs au LuxbgIl y a 2 mois
Je crois très fort en ton talent, et puis personne ne te mets de contrainte de temps ;)
Une ligne un jour puis une ou deux autres quelques jours après ou beaucoup plus tard. Laisse l’inspiration venir à toi.
Que le processus dure un an ou dix, peu importe après tout ! L’essentiel est d’y prendre du plaisir...
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CibouIl y a 2 mois
Plaisir de vous lire...
D'autant plus que j'ai passé fin juin une semaine en Lozère avec mon "petit" dernier (20 ans), qui m'avait laissé choisir notre destination avec trois critères : nature, calme et petits marchés. Autant dire que la Lozère a bien rempli ces trois impératifs !

En revanche, ayant commandé des bières blondes au Pont de Mauvert, nous avons été abreuvés de bières blanches... 😄
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Effectivement, la Lozère était l'endroit où aller ;) Dans quel coin étiez-vous ?

Bon, apparemment les Lozériens ont un petit problème avec la bière ...
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SamIl y a 2 mois
Je rejoins certains avis, si seulement ma famille pouvait être comme ça.
Pour moi ce ne sont que des histoires, des clans et pas de dialogues mais surtout beaucoup d’ennuie à tuer sur mon portable. Tu m’as fait rêver avec ton récit.
Bonne journée.
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Notre vie de famille n'est pas idyllique. Il y a des disputes, des incompréhensions, des blessures... Mais elle reste pour moi un ancrage. Mon frère et mes soeurs n'auraient peut-être pas fait le même récit de ces vacances. Mais moi, je refuse de baisser les bras, de voir le négatif l'emporter sur le positif, de ne pas voir l'humain blessé dans l'être en colère... C'est ce qui me sauve et sauve ma vision de la famille :)
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jickyIl y a 2 mois
ah ah, Naussac, Issarlès, St Front, le Lac du Boucher... tous les lacs de mon enfance! :-) beau récit que celui de tes vacances en tout cas
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Eh eh eh, on reconnait la connaisseuse ;)
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SophieIl y a 2 mois
"Oh, chic chic ! Lise a posté une nouvelle chronique. Je la lis en la savourant et en terminant mon café puis je me prépare pour aller bosser. Scrogneugneu, mon ordinateur s'éteint en plein milieu de ma lecture. Plus de batterie. Frustration. Plus d'excuse, faut que je me botte les fesses et parte au boulot... pour pouvoir lire la fin"

C'est toujours un régal de te lire, Lise. Mais, je me pose la question suivante : combien de frères et soeurs as-tu ?
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Tu es adorable Sophie :)

J'ai 4 soeurs et un frère. Je me situe au milieu (deux soeurs (45 et 44 ans ) et un frère (41 ans) au-dessus de moi et deux soeurs (33 et 23 ans) en dessous). A mes yeux, j'ai la meilleure place ;)
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SophieIl y a 2 mois
Je suis également au milieu, j'avais coutume de dire (peste, que j'étais) : "les brouillons, la perfection et puis les restes"
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CoralieIl y a 2 mois
Bonjour Lise,
tes mots me touchent et font écho à des souvenirs d'enfance, de famille... Juste une petite question qui me vient. Avec ta famille (Julien, Charles), vous avez fait le choix de vivre dans de grandes villes internationales, le contraste quand tu reviens en Lozère doit être saisissant. Le contact avec la nature, les animaux, la liberté de mouvement, l'air pur... J'ai travaillé à Paris pendant quelques années, et je viens de retourner vivre dans le Gard. J'aimerais dans 3/4 ans, vivre en Lozère. Il y a un cadre de vie incomparable. Je pense aux enfants : cela leur donne un lien, un ancrage plus fort avec l'environnement, un lieu. J'ai vécu toute mon enfance dans la même maison familiale dans la campagne. Il faut du temps pour apprécier un lieu : le (re)découvrir au fil des saisons, créer des souvenirs durables. Mon commentaire n'est pas très bien structuré, mais j'aimerais en savoir plus sur ton expérience, ta réflexion sur la vie de nomade citadin. Quand tu reviens en Lozère avec ta famille, quel effet cela te fait ? As-tu déjà eu envie de t'implanter durablement dans un lieu ?
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
J'adore ce contraste, je le recherche même. Vivre dans une ville comme Toronto est intense et des respirations à l'opposé de cette énergie ultra urbaine nous sont nécessaires :)
Longtemps, ces parenthèses estivales nous ont suffi, mais je pense que nous arrivons au bout de notre vie citadine. Je rêve d'une maison dans un petit village portugais ;)
"Nous implanter durablement"... A chaque fois que nous arrivons dans un nouveau lieu nous espérons secrètement qu'il sera celui qui nous charmera assez pour nous donner envie d'y vivre sur le très long terme. Pour l'instant, l'envie de repartir s'est toujours faite ressentir au bout de deux ans et demi. Mais nous ne désespérons pas de trouver un réel port d'attache ;)
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Seul et fabuleux !Il y a 2 mois
Ah non Lise, pas d’implantation à long terme ! Je refuse ! Ça nous fait voyager quand vous changez d’endroit...
J’aime bien votre côté nomades ! Même si comme tu l’as déjà dit le quotidien est à quelque chose près sensiblement le même, peu importe où l’on vit, il y a aussi un côté plaisant et attirant, peu conventionnel.
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Oh ne t'inquiètes pas : j'ai beaucoup de mal à nous imaginer quelque part plus de trois ans ;)

Je t'embrasse fort mon petit lyonnais préféré :)
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caroline lIl y a 2 mois
Bonjour Coralie, j ai aussi une petite question pour toi, pourquoi vivre dans 3/4 ans en Lozère et pas dans Les Cévennes? Comme tu es dans le Gard.... Je vis à Paris mais descends chaque été dans l hérault et le gard où sont mes racines et familles, parfois je me demande où j aimerais m installer plus tard sans trouver de réponse évidente...
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CoralieIl y a 2 mois
Bonjour Caroline, je suis professeur et mon poste à partir de septembre est à Nimes. Je pense y rester un peu, avant de demander une mutation pour la Lozère si tout va bien (j'ai de la famille dans le Gard et la Lozère). L'avantage : venant de Paris, on est habitué à la vie parisienne, la culture, le fait de tout avoir à disposition dans la ville... Disons qu'être dans le Gard est comme une transition avec Paris, avant la Lozère ! En Lozère, il y a de des avantages, mais aussi des "inconvénients" : en été, les températures sont très agréables, mais l'hiver est rude, moins de vie culturelle, même s'il y a des initiatives locales, la population est aussi vieillissante, et certains endroits sont assez "enclavés". Il faut le garder en tête. J'ai grandi dans un village gardois, très campagne il y a 30 ans. Aujourd'hui, quand j'y retourne, les champs ont été vendus, et les petites propriétés pullulent à la place. Cela donne, en ce qui concerne mon village d'enfance, un village dortoir : plein de petites maisons sur des petits bouts de terrain. La promiscuité est de mise, et pourtant, aucune vie de quartier, les gens restent chez eux, à l'intérieur, alors qu'ils sont à la campagne. Je ne veux pas dire que c'était mieux avant (je peux comprendre l'envie d'avoir "sa maison à la campagne"), mais je m'interroge : les champs abritaient des lapins de garenne, des hérissons, des arbres... Avec tout la bétonisation et ses constructions, c'est autant de biodiversité que l'on ne reverra plus. Les Cévennes sont aussi très jolies et sauvages, mais a priori, je ne sais pas, quelque chose m'attire en Lozère (il y a une vieille maison de famille qu'on aimerait retaper aussi). Je ne sais pas pour toi, mais ce qui joue beaucoup dans mon envie d'avoir un cadre de vie plus calme et proche de la nature, c'est aussi des "convictions" : mode de vie plus écolo, moins dans la conso, les circuits courts, le local, arrêter de courir après le temps...
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MaeligIl y a 2 mois
Le petit bout en pyjama cars qui court dans le soleil couchant...ma photo préférée qui me renvoie à mes propres souvenirs d'enfance quand tout semblait plus simple, beau et plein de promesses.
Magnifique moment partagé, la joie transcende ce petit visage tout doux. Merci :-)
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Cette promenade en soirée, où Charles était si heureux de sortir en pyjama/de voir les vaches/ de sentir plus courageux que son père car il n'avait pas peur des criquets restera longtemps gravée dans ma mémoire ;)
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Granpi Il y a 2 mois
Chère Lise merci pour ce récit qui me rappelle à nouveau un film de Claude Sautet ( je te l’ai déjà écrit je crois).
Comme toi les conflits m’angoissent au point que moi qui suis si prolixe devient muette dès que des tensions naissent entre les gens. Pourtant les débats peuvent être constructifs.
Faire la vaisselle tous les matins à 6h30 est 1 moment de méditation pour moi également. Alors je confirme que Paic citron est notre maître à tous 😉. Mais attention à choisir le Paic anti-reflets 🤣!
Charles est adorable sur la photo qui me rappelle ma sœur et moi en pyjama en train de faire du vélo un matin d’été dans l’Yonne dans les années 70. Nous avions 3 et 4 ans nostalgie...
Bon retour au Canada et vive TDM 😍
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Et si l'on créait un petite retraite "Paic anti-reflets" ? Je suis certaine que l'on aurait beaucoup de participantes ;)
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GranpiIl y a 2 mois
Ouiiiii, on pourra se faire mousser 😜🤣
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Ah ah ah, bien vu comme toujours ;)
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TitiIl y a 2 mois
Bonjour Lize,
Merci pour ce partage personnel mais accessible à chacun.
J’espère un jour découvrir la Lozère et continue à me rendre compte que la France est un beau pays peu importe où on se trouve, il suffit d’avoir l’esprit ouvert 😘
Bon dimanche
Laëtitia

ps : c’est avec beaucoup d’impatiente que j’attends chaque semaine ta rubrique : encore merci
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Il m'aura fallu la quitter pour réaliser à quel point la France est un pays sublime, complet, divers, riche, savoureux, unique...

Merci à toi, Titi :)
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BalibulleIl y a 2 mois
oh mais quel plaisir de découvrir ta chronique en rentrant de vacances, merci <3 Et rien que pour ces mots "servir de festin à la bestiole qui saccagea la nuit précédente le tas de compost", tu le sais, je militerai toujours pour que ta plume s'exerce aussi au-delà de TDM ^^
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Lise (TDM)Il y a 2 mois
Si tu savais comme j'ai flippé ;)
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CoralieIl y a 2 mois
J adore ce billet ! Je fonds pour tous ces morceaux de vie que je n' ai pas de difficulté a imaginer .... Dernier passage à Haute Claire , c était il y a 2 ans déjà !
Que je serai heureuse de te revoir, de rencontrer Charles et de représenter les miens. Merci pour tes billets Lise, malgré la distance et le temps, ils me rapprochent de toi ;-)
Je t embrasse
RÉPONDRE
Lise (TDM)Il y a 2 mois
Ma chère cousine,
On revient vivre en Europe l'été prochain, les kilomètres vont donc diminuer entre nos deux familles :)
Je t'embrasse fort et merci pour ce gentil message
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