
Sur le podium, les multiples facettes de ces derniers donnent ainsi naissance à un nouveau volume de manches, à de très cosmiques bijoux de sourcils (imaginés par la maison Lesage), mais également à des empiècements géométriques à la portée futuriste. De leur côté, les quartz, tanzanites et autres citrines viennent illuminer de leurs teintes variées la palette charbonneuse des tweeds du moment, tandis que le scintillement de leurs cristaux inspire moult matières subtilement iridescentes, entre maille piquée de fils métallisés, manteau bordé d'argent, tweed lamé et tulle irisé.

On note par ailleurs qu'en insufflant une énergie sportswear - voire même casualwear - à certains de ses modèles et en faisant appel à de multiples superpositions (les jupes se portent désormais accompagnées d'étroits pantalons boutonnés sur la cheville), Karl Lagerfeld n'a aucun mal à inscrire sa collection dans l'air du temps. Un positionnement qui ne manquera pas d'enchanter sa jeune clientèle addict aux tendances...

Oui mais voilà, Karl Lagerfeld a beau ne pas démériter, difficile de ne pas éprouver de la lassitude à la vue de cette logohorée stylistique aussi redondante que prévisible. Peut-être serait-il temps que Chanel se décide à tourner la page Lagerfeld en s'attachant les services d'un nouveau directeur artistique. Désormais libre de tout engagement, Raf Simons n'aurait certainement aucun mal à reprendre le flambeau...






Belle analyse Coco! Je t'avoue que je me suis " amusée" à regarder les images des défilés chanel de 2008 à nos jours et c'est affligeant au bout d'un moment comme tu le dis il faut regarder la vérité en face: certes Lagerfeld est brillant, il nous en a mis plein la vue mais l'onirique c'est bien un temps.... je pense que les idées commence à essouffler. En les prenant séparément, les défilés sont sublimes mais en les regardant tous on réalise en effet que c'est assez redondant....