Riccardo Tisci chez Burberry

Pour Burberry, les avantages à s'octroyer les services de l'ex-DA de Givenchy sont multiples, à commencer par sa popularité auprès de célébrités à l'influence considérable et sa cote d'amour auprès des stylistes habillant les stars sur les tapis rouges (voir ici, ici, ici et là). Sans oublier sa facilité à interagir avec le monde du sportswear, qui lui permet d'offrir une dimension plus jeune et moins élitiste à la marque pour laquelle il officie. Ajoutez à cela sa capacité à produire - et ce avec le même talent - des collections femme, homme et couture, mais aussi à mélanger avec brio pièces sensuelles complexes et modèles streetwear et vous obtiendrez une perle rare qu'il eut été dommage de laisser s'échapper.
Seule ombre au tableau : Riccardo Tisci semble moins passionné que son prédécesseur par les opportunités offertes par les hautes technologies. Une passion qui avait conduit Christopher Bailey à faire de Burberry un pionnier en matière de services interactifs, d'innovations digitales et de communication via les réseaux sociaux.
En ce qui me concerne, l'arrivée de Riccardo Tisci chez Burberry m'enthousiasme davantage que la grande majorité des derniers mouvements du mercato fashion. Il faut dire que la mélancolie romantique de cet homme ayant grandi entouré de huit soeurs me manquait. Je n'ai plus du coup plus qu'une hâte : découvrir le produit de la fusion entre ses racines italiennes et l'ADN britannique de son nouveau port d'attache, entre la sensualité incandescente de sa grammaire et la dimension utilitaire de l'héritage Burberry, entre le romantisme ombrageux de ce ténébreux latin et l'énergie rock de la scène anglaise… Plus subtil, plus complexe, plus artiste que Bailey, Riccardo Tisci pourrait bien injecter à Burberry ce qui lui a souvent manqué, à savoir une réelle valeur créative. Wait and see !






Moi aussi je suis impatiente de voir ce que cela va donner ! Mais je suis un peu surprise car j'avais cru entendre qu'il allait chez Versace.