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Quand les normes en matière de beauté n'avaient rien à voir avec minceur extrême et chair sculptée...
Mardi 26 mars 2024

Quand les normes en matière de beauté n'avaient rien à voir avec minceur extrême et chair sculptée...

(Les Trois Grâces de Rubens)
14 commentaires
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samIl y a 2 ans

Cela reste quand même impressionnant que même pour moi, une femme au physique commun, je n'arrive pas à comprendre comment le peintre a trouvé de la beauté dans des corps "flasques".
Je me demande s'il s'agit du conditionnement que je subis ou de ma propre sensibilité à la beauté.

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TitPomIl y a 2 ans

Je comprends tout à fait ton interrogation. Je crois qu'à l'époque, l'idée de beauté avait beaucoup à voir avec celle d'opulence.

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AngeIl y a 2 ans

Mon corps resemble à ces corps...et je n'aime pas le reflet qu'il projette dans le miroir et il m'est arrivé d'en pleurer. C'est alors qu'intervient mon conjoint qui,me rappelle que ce corps raconte l'histoire de ma vie,de mes grossesses, de ma course folle contre la montre tous les jours, avec peu de moments à me consacrer, du temps qui passe tout simplement. Il me rappelle alors que pour lui, ce corps "moelleux" (expression bien plus jolie que flasque) est parfait...tout est effectivenement une histoire de point de vue.

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LiseTDMIl y a 2 ans

Moelleux : Amen !

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EveIl y a 2 ans

C’est beau d’être aimée telle que l’on est ❤️

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TitPomIl y a 2 ans

Vive les maris au regard bienveillant et aux goûts échappant à la mode ! Les hommes sont souvent bien plus indulgents que nous-mêmes...

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V.Il y a 2 ans

Oui c'est bien vrai, les commentaires les plus rudes sur les femmes viennent le plus souvent... de femmes. Nous avons collectivement intériorisé et intégré des normes très sévères. Et le regard sévère sur les autres femmes n'est souvent qu'une extension de la sévérité du regard que nous portons sur nous-mêmes.
Les choses sont heureusement en train de changer, même si petit à petit et très lentement.
Je trouve les corps du tableau magnifiques, ils parlent de joie, de mouvement, de grâce. De vie.

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RoseIl y a 2 ans

Personnellement je ne trouve pas ça "moche", on trouve bien mignons les petits bébés grassouillets, et pour avoir pris des cours de croquis de nus, je trouve que ces corps sont souvent bien plus intéressants à dessiner que des corps secs, ils sont aussi plus variés entre les parties osseuses aux articulations et les parties où la matière est plus molle. Il y a aussi un côté voluptueux, on a presque envie de toucher cette matière je trouve, ce qui crée une impression moins distanciée qu'avec des corps parfaitement lisses.

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SitIl y a 2 ans

C’est drôle, je prends conscience en reliant votre titre et le tableau que pour moi c’est à ça que renvoie le mot « chair », un terme quasiment suranné ou très rarement croisé aujourd’hui : les pleins, le relief irrégulier, une autre forme de liberté. C’est vraiment intéressant de se confronter ainsi aux regards d’autres époques. Ça me fait penser à cette petite vidéo : https://www.dailymotion.com/video/x87l0pg

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MankaIl y a 2 ans

Comme j’aime vous lire, toutes et tous sur TDM. C’est particulièrement vrai aujourd'hui où je repars avec des témoignages et des partages riches, particulièrement bien écrits. Quelle source de joie revigorante !

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Dominique Il y a 2 ans

Tout pareil !! ;-)

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CarolineIl y a 2 ans

J'adore ce tableau qui met en avant la jeunesse, la vitalité, la joie.
Oui, les trois Grâces ne sont pas minces, mais elles sont bien proportionnées et libres de leurs mouvements.
D'autres artistes de la même époque peignaient des femmes bien plus minces (et couvertes!). Je me demande à quel point cette vision du corps est celle de Rubens vs. celle de son époque

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AlineIl y a 2 ans

Il n’y a que la Vénus de Botticelli qui n’éveille pas ces questionnement quelle que soit l’époque.

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ArianeIl y a 2 ans

A mon avis ces corps sont désirables à l'époque car tout le contraire de ce qui est masculin. Rien de dur, de défini, de puissant. Que du mou, du doux, des hanches, c'est très féminin.

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