mer 18 jan 2012
Dolce & Gabbana - Campagne printemps/été 2012
18 01 2012À l’heure où l’économie mondiale fait grise mine, certains créateurs ont compris la nécessité de diffuser des images positives, basées sur des valeurs simples et rassurantes. Véritable ode à la Dolce Vita, la dernière campagne Dolce Gabbana mise ainsi sur une atmosphère familiale des plus chaleureuses...

Délaissant les poses artificielles, les décors factices, le glamour premier degré et la sensualité agressive de la plupart des campagnes publicitaires, Domenico Dolce et Stefano Gabbana nous plongent cette saison au coeur de la famille italienne idéale, entre clichés savoureux, gestuelle tendre et regards complices. S'inspirant des grands classiques du cinéma transalpin (qui portèrent à l’écran cette notion de clan à l’italienne, où les générations s'entremêlent autour de la mamma), la campagne Dolce&Gabbana se veut plus touchante et captivante que jamais.

Pour obtenir ce résultat digne de certaines scènes du 'Mamma Roma" de Pier Paolo Pasolini, les deux créateurs préférèrent aux mannequins professionnelles - si l'on excepte Bianca Balti - une poignée d’acteurs (Francesco Scianna, Filippo Nigro, Chiara Francini, Giuseppe Fiorello ou encore Primo Reggiani) susceptibles d'offrir à chaque tableau une confondante authenticité.

Entre joie de vivre, complicité mère/fille et élégance chic, il émane ainsi des photos de Mariano Vivanco une désirabilité allant bien au-delà de la simple notion de mode, l’attrait des pièces de la collection Dolce&Gabbana printemps/été 2012 devant beaucoup au charme de ces saynètes made in Italy, où l’on s'attend à voir apparaitre à tout moment Claudia Cardinale, Monica Vitti ou encore Sophia Loren.

Solaires et infiniment vivantes, les femmes Dolce&Gabbana semblent par ailleurs inviter les fashionistas à incarner leur corps - plutôt qu’à se focaliser sur leur look - et à ne jamais perdre de vue qu'une fois portés, les vêtements sont faits pour être oubliés. Bien loin de voler la vedette à une Monica Bellucci rayonnante d’expressivité et à une Bianca Balti incarnant à la perfection le stéréotype de la jeune italienne incandescente, ces derniers s'effacent en effet devant l'insolente féminité de ces sublimes matriarches...
Par Coco dans Actualité - Laisser un commentaire - 11

Pour l'instant, avec celle de Vuitton, c'est bien la seule...
La grande famille, les vacances, le ciel bleu et la mer - et toute une déclinaison de couleurs autour du noir - bravo !
Certes, Monica Bellucci pourrait être la mère de Bianca Balti puisqu'elles ont 20 ans de différence mais ... Où sont les hommes ? À l'assemblée de la Cosa Nostra ?
Voila ce qu'on veut voir dans les magazines et dans nos rues et non un bande d'ados enfermées dans un apart' avec les cheveux mouillés. Ça fait rever mais ça reste proche de nous et accessible. Quand on voit ces images, on oublierait presque que toutes les personnes sur ces images sont en Dolce et que leurs vêtements coûtent un bras.
Et puis, qui n'a pas envie d'une robe tomate ou de jupes aubergine. Une campagne qui donne faim =D
Merci pour ce billet. Il est très juste. Cette campagne révèle un état d'esprit (auquel est supposée contribuer la collection) au lieu d'afficher avec ostentation et parfois agressivité des pièces et accessoires dans une mise en scène absurde et souvent dégradante pour les mannequins.
Dolce e Gabbana a décidé ici de s'imposer comme incarnation de l'âme et de la culture italiennes, de son art de vivre. C'est une prise de position vraiment identitaire et culturelle. Et c'est cela qui est intéressant : car c'est précisément ce à quoi doit aussi servir la mode.
Et puis j'aime le changement de message commercial : il nous est suggéré ici qu'un vêtement ou un accessoire ne doit plus avoir pour but de faire montre avec ostentation d'un pouvoir d'achat. Il s'agit maintenant de s'envelopper d'un état d'esprit.
Vous me direz, c'est ce que les créateurs prétendent djéà depuis belle lurette, mais les campagnes de pub prouvent presque toujours le contraire.
Par contre au 3ème paragraphe tu as écrit Bianca Bali, au lieu de Bianca Balti.
c'est chaleureux, ca donne envie